Histoire
15 octobre 2026
RDC : les Nations Unies renforcent l’inclusion des Peuples Autochtones Pygmées
En République démocratique du Congo, les Peuples Autochtones Pygmées (PAP) restent confrontés à de nombreux défis qui limitent leur accès aux services et opportunités de développement, ainsi que à leur participation aux processus décisionnels. Pour mieux répondre à ces enjeux, le Système des Nations Unies (SNU) renforce son engagement en faveur d’une programmation plus inclusive, fondée sur les droits, les besoins et les priorités de ces communautés.Dans cette dynamique, le SNU a organisé un atelier réunissant les acteurs en charge du suivi-évaluation, les groupes d’effets et les points focaux inclusion des agences, fonds et programmes présents en RDC. Cette rencontre a permis d’examiner les résultats d’un diagnostic réalisé au sein de six agences pilotes, d’identifier les principaux défis et de définir des actions concrètes pour améliorer l’inclusion des PAP dans les interventions des Nations Unies en RDC.Des avancées encourageantes, mais des efforts à consolider Mené depuis juillet 2026 auprès du Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR), du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le diagnostic visait à évaluer la prise en compte des droits, des besoins et des perspectives des Peuples Autochtones Pygmées dans les stratégies, programmes et projets du SNU.Les premiers résultats montrent que plusieurs agences ont déjà développé des initiatives en faveur de ces communautés. Ces efforts traduisent une volonté croissante de promouvoir une participation plus inclusive au développement. Toutefois, les pratiques restent souvent dispersées et leur intégration dans les mécanismes institutionnels de programmation demeure inégale.Vers une meilleure coordination des actionsL’évaluation a mis en évidence deux défis majeurs. Le premier concerne l’écart entre la reconnaissance des enjeux liés aux Peuples Autochtones et leur prise en compte effective dans les interventions. Le second porte sur l’absence d’un cadre commun de suivi permettant de mesurer collectivement les progrès réalisés.Aujourd’hui, les différentes agences s’appuient principalement sur leurs propres outils et approches, ce qui complique l’harmonisation des pratiques et la consolidation des résultats à l’échelle du système. Les participants ont ainsi souligné l’importance de renforcer la coordination interagence afin de promouvoir une approche plus cohérente et plus efficace de l’inclusion.Un cadre commun pour mesurer les progrès L’atelier a également permis d’avancer dans l’élaboration d’un plan d’action de l’inclusion des PAP au sein du système des nations unies, qui sera un cadre commun de suivi de l’inclusion. Ce mécanisme contribuera à mieux mesurer les progrès accomplis, à renforcer la redevabilité collective et à intégrer de manière plus systématique les droits et les priorités des Peuples Autochtones Pygmées dans les futurs cycles de programmation.Au-delà des outils de suivi, cette démarche vise à faire en sorte que les communautés concernées puissent participer davantage aux initiatives qui influencent leur avenir.Une inclusion qui ne laisse personne de côtéLes échanges ont également porté sur l’inclusion des personnes vivant avec un handicap. Dans le prolongement du Plan d’action sur l’inclusion du handicap adopté en 2025, les agences poursuivent leurs efforts pour intégrer cette dimension dans les programmes, les budgets, les activités et les mécanismes de suivi.À travers ces initiatives, les Nations Unies réaffirment leur engagement à faire de l’inclusion une réalité concrète en RDC. L’ambition est de garantir que les Peuples Autochtones Pygmées, ainsi que les personnes vivant avec un handicap, puissent participer pleinement au développement et bénéficier équitablement de ses résultats, conformément au principe fondamental des Nations Unies de ne laisser personne de côté.