Histoire
02 mars 2026
Planification conjointe annuelle : le Gouvernement et les Nations Unies s’accordent sur les priorités 2026
Au cœur de Kinshasa, le 27 février, une énergie particulière animait la salle où se retrouvaient les Directeurs d’Études et Planification des ministères sectoriels aux côtés des experts des programmes des Nations Unies. Tous étaient réunis pour un exercice délicat mais déterminant : définir ensemble les priorités de mise en œuvre pour l’année 2026 dans le cadre du partenariat Gouvernement–SNU, tel qu’énoncé dans le Cadre de coopération pour le développement durable 2025‑2029. Les discussions se voulaient exigeantes, mais ouvertes, portées par la certitude que la cohérence des efforts reste la clé pour répondre efficacement aux défis persistants du pays. Dès son mot d’ouverture, le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, Bruno Lemarquis, a rappelé l’importance de renforcer la planification conjointe, de clarifier les axes prioritaires et d’assurer un alignement constant avec le Plan national stratégique de développement (PNSD 2024‑2028). Il a souligné que ce processus n’était pas une simple formalité annuelle, mais un exercice stratégique visant à garantir la cohérence, la complémentarité et l’impact des interventions du SNU aux côtés de l’État congolais. Dans le prolongement de cette dynamique, le Secrétaire général au Plan, Daniel Epembe, a salué la qualité du partenariat stratégique qui lie le Gouvernement et le SNU. Il a rappelé que le Cadre de coopération n’est pas seulement un mécanisme de coordination, mais l’expression d’un engagement partagé à transformer les priorités nationales en actions concrètes, en cohérence avec le PNSD et le Programme d’action du Gouvernement. Pour lui, l’élaboration du plan conjoint 2026 doit marquer un véritable tournant, guidé par les leçons apprises et orienté vers des résultats visibles et mesurables. Dans un contexte mondial de contraction des financements, la question des ressources a rapidement pris place au centre des discussions. Plutôt que d’en faire une contrainte paralysante, les participants y ont vu une invitation à renforcer la mobilisation interne, à améliorer la transparence dans la gestion des fonds et à soutenir davantage les ministères qui ne disposent pas encore de stratégies sectorielles, grâce à l’appui des agences onusiennes. Au fil des échanges, une préoccupation transversale s’est imposée : intégrer pleinement les vulnérabilités des communautés dans la planification. Dans un pays marqué par des disparités profondes, cet impératif de « ne laisser personne de côté » est apparu comme un fil conducteur essentiel pour garantir que les interventions bénéficient réellement aux populations les plus exposées. De cette journée dense ont émergé des axes prioritaires clarifiés, des programmes conjoints consolidés et une série de recommandations destinées à guider l’action pour l’année 2026. L’État a été encouragé à combler les lacunes financières identifiées, tandis que les partenaires techniques ont été appelés à renforcer leur engagement pour transformer ces orientations en résultats concrets. Malgré les contraintes budgétaires, le Gouvernement a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts afin de répondre aux besoins urgents et croissants des citoyens. En clôturant les travaux, les intervenants ont insisté sur l’importance d’un passage rapide à l’action. L’atelier ne se voulait pas un simple espace de réflexion, mais le point de départ d’un cycle d’interventions efficaces, inclusives et mesurables. Le plan annuel ainsi élaboré sera présenté dans les prochaines semaines au Comité de Pilotage du Cadre de coopération pour validation — une dernière étape avant de transformer ces engagements en initiatives concrètes au service d’un développement durable, cohérent et véritablement centré sur les priorités nationales.