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Communiqué de presse
28 janvier 2026
La République démocratique du Congo lance l’initiative « Alerte précoce pour tous », pour renforcer la résilience face aux catastrophes
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Histoire
26 janvier 2026
Cap sur 2026 : Consolider la paix, protéger les plus vulnérables et accélérer le développement durable en RDC
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Histoire
15 janvier 2026
Kalemie : clôture du projet de gouvernance sécuritaire inclusive dans le Tanganyika
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Organismes de l'ONU en RD Congo
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en RD Congo.
Histoire
26 janvier 2026
Cap sur 2026 : Consolider la paix, protéger les plus vulnérables et accélérer le développement durable en RDC
À l’aube de cette nouvelle année, nous formulons le vœu que 2026 soit une année d’espoir, de réconciliation et de nouveaux horizons pour la paix en République démocratique du Congo. Ce vœu, qui reflète l’aspiration profonde de millions de Congolaises et de Congolais, guide notre action collective et redouble notre détermination. Ensemble, Gouvernement, institutions publiques, société civile, leaders communautaires, secteur privé, partenaires au développement et Nations Unies, nous pouvons transformer l’espérance en progrès tangible, durable et partagé.Nous nourrissons l'espoir renouvelé de voir s’établir, en 2026, les bases d’une paix durable. La République démocratique du Congo et l’ensemble de la région des Grands Lacs se trouvent aujourd’hui à un moment charnière. Les récentes initiatives diplomatiques ont permis d’enregistrer des avancées notables sur la voie de la paix, témoignant d’une détermination régionale et internationale réaffirmée à privilégier des solutions politiques. Ces progrès contrastent néanmoins avec la persistance des affrontements sur le terrain, accompagnés de violations du droit international humanitaire et des droits humains. Plus que jamais, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC soulève des défis humanitaires et de protection d’une ampleur considérable, touchant de manière disproportionnée les femmes et les enfants.Une recherche active et constructive de la paix au sein des différents fora nationaux, régionaux et internationaux y consacrés mérite notre soutien et doit aussi urgemment mettre en place les fondements d'un avenir plus pacifique dans la région. Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2025–2029 constitue le socle de cette ambition. Il formalise une alliance renouvelée avec le Gouvernement de la RDC pour soutenir les priorités nationales, avancer vers la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et mettre en œuvre le principe fondamental de « ne laisser personne de côté ». Par ce Cadre, le Système des Nations Unies en RDC réaffirme sa volonté d’appuyer la formulation et la mise en œuvre de politiques publiques inclusives et transformatrices, le renforcement des capacités nationales et locales, de s’attaquer aux causes sous-jacentes des conflits et des déficits de développement et d’accompagner des solutions concrètes au bénéfice des populations, notamment les plus vulnérables.Consolider la paix et la cohésion sociale demeure notre première responsabilité partagée. La paix est la clé de voûte de tout développement durable. En 2026, nous renforcerons l’appui aux mécanismes de prévention et de résolution des conflits, à la réintégration et à la réconciliation locales. Nous poursuivrons notre soutien aux institutions et aux acteurs qui œuvrent, jour après jour, à tisser des liens de confiance, à protéger les droits humains et à garantir l’accès équitable à la justice – en plaçant la dignité et la sécurité de chaque personne au cœur de notre engagement.Dans le même temps, protéger les plus vulnérables et investir dans le capital humain est une priorité absolue. L’accès à des services sociaux de qualité, santé, nutrition, éducation, protection sociale, demeure à la fois un droit et un puissant moteur de stabilité. En coordination étroite avec les autorités nationales et provinciales, nous œuvrerons à améliorer la disponibilité, la qualité et l’équité des services, avec une attention particulière aux femmes, aux enfants, aux personnes vivant avec un handicap, aux personnes déplacées internes et aux communautés isolées. Investir dans l’enfance et la jeunesse, c’est préparer la paix de demain et bâtir une prospérité inclusive.Le potentiel économique de la RDC est considérable. Pour qu’il se traduise en croissance inclusive et en emplois décents, nous appuierons des initiatives favorisant la diversification, la transformation locale, l’entrepreneuriat des jeunes et l’autonomisation des femmes. Nous encouragerons des chaînes de valeur responsables, des normes environnementales et sociales élevées, ainsi que des partenariats innovants qui mobilisent des financements publics et privés, y compris à l’échelle provinciale et locale. Une économie plus verte, plus résiliente et plus juste est à la fois possible et nécessaire.Face aux chocs climatiques, aux aléas naturels et aux crises humanitaires, l’urgence est d’accroître la résilience. Nous soutiendrons l’adaptation au changement climatique, la gestion des risques de catastrophe, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que les systèmes d’alerte précoce. Nos interventions s’attacheront à renforcer la préparation des communautés, à protéger la biodiversité et à promouvoir des pratiques agricoles durables. La résilience ne se décrète pas : elle se construit au quotidien, au plus près des territoires et des populations. Nous poursuivrons nos efforts, avec tous nos partenaires nationaux et internationaux, pour opérationnaliser à l’échelle le nexus humanitaire/développement/paix, en s’assurant du rôle central de l’Etat. Notre approche est résolument territorialisée et inclusive. Elle s’appuie sur les connaissances locales, les autorités provinciales et locales, et les organisations de la société civile, notamment les réseaux de femmes, de jeunes et de leaders communautaires. Elle valorise le savoir-faire des acteurs nationaux, mobilise l’expertise des Agences, Fonds et Programmes des Nations Unies, et favorise la cohérence avec les stratégies gouvernementales. À chaque étape, nous veillerons à la redevabilité et à la transparence, en mesurant les résultats et en les partageant avec les citoyens.L’année 2026 doit être celle d’un élan collectif renouvelé. Dans un contexte de réduction de l’aide publique au développement, nous invitons l’ensemble de nos partenaires à intensifier la coopération, à approfondir les partenariats, à innover, à mutualiser les efforts, à renforcer notre efficience collective, et à aligner les ressources sur les priorités nationales. Au nom de l’Équipe de pays des Nations Unies, je réaffirme notre engagement à soutenir la paix, protéger les plus vulnérables et ouvrir la voie à un développement durable. Ensemble, faisons de 2026 une année d’espoir partagé, de réconciliation concrète et de nouveaux horizons pour la paix en RDC.
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Histoire
15 janvier 2026
Kalemie : clôture du projet de gouvernance sécuritaire inclusive dans le Tanganyika
Après deux années d’actions menées dans la province du Tanganyika, le comité de pilotage final réuni à Kalemie, mi-décembre 2025, a dressé le bilan du Projet de promotion de la gouvernance sécuritaire inclusive, une initiative financée par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) et mise en œuvre par un consortium onusien composé de l’OIM, du PNUD et du BCNUDH. Lancé en mars 2023, le projet a accompagné la transition sécuritaire liée au retrait progressif de la MONUSCO et renforcé la collaboration entre autorités, forces de sécurité et communautés locales. L’initiative a été déployée dans des zones stratégiques – Kalemie ville, chefferie Tumbwe, secteurs Nord et Sud Lukuga – avec un objectif clair : promouvoir une gouvernance sécuritaire où la sécurité est un bien commun, construit avec et pour les communautés.
Plus de 155 agents de la Police nationale congolaise ainsi que des représentants des services de sécurité (FARDC, ANR, DGM), du ministère public, des autorités locales et de la société civile ont bénéficié d’un appui technique à travers les Comités locaux de sécurité et des fora communautaires. Parmi les avancées les plus marquantes, la mise en service d’un numéro vert 24h/24 permettant de signaler des violations des droits humains, suivies de réponses disciplinaires et judiciaires. Cet outil a renforcé la confiance entre la population et les services de sécurité, favorisant un meilleur signalement et une action plus rapide. La sécurité a également été inscrite comme pilier stratégique dans le Plan de développement provincial 2024–2028, confirmant l’ancrage durable des acquis. Bien que la situation sécuritaire se soit améliorée au fil des années, les autorités et partenaires ont identifié des risques persistants : tensions intercommunautaires, déplacements forcés et fragilité institutionnelle dans plusieurs zones du Tanganyika. Face à ces défis, le projet a placé la participation communautaire au cœur de la réponse, en partenariat étroit avec les forces de sécurité et les autorités locales. Des résultats qui transforment les pratiques sécuritairesEn 30 mois, le projet a contribué à une transformation notable :Une coordination renforcée entre services de sécurité, autorités locales et communautés ;Une police davantage à l’écoute et impliquée dans la prévention ;La création d’espaces de dialogue capables de désamorcer les tensions locales ;L’appropriation locale d’une approche participative de la sécurité, en cohérence avec le désengagement de la MONUSCO. Ces résultats viennent s’ajouter aux efforts connexes menés dans la province, comme la formation continue de la PNC et les initiatives de lutte contre les violences basées sur le genre, contribuant à renforcer durablement les capacités locales. « Ce projet était d’une importance capitale dans le contexte de notre province », a déclaré M. Crispin Tshimanga, Chef de la Division provinciale du Plan. « La formation des policiers en police de proximité et sur les droits de l’homme a contribué à révolutionner la fourniture des services de sécurité au Tanganyika. Certes, il n’existe pas de sécurité zéro, mais les avancées que nous enregistrons nous mettent sur la bonne voie. »Avec la clôture de ce cycle, l’enjeu principal est désormais la durabilité : maintenir les cadres de concertation, étendre les outils et méthodes testés, et poursuivre l’accompagnement technique, en particulier dans la prévention des conflits et la protection des droits humains. L’intégration de la sécurité dans les plans provinciaux ouvre la voie à une gouvernance plus stable, mieux coordonnée et ancrée dans les besoins réels des communautés.Le projet mené à Kalemie montre qu’une gouvernance sécuritaire inclusive, fondée sur la participation des citoyens et la collaboration entre services, peut renforcer la stabilité et la confiance. En misant sur la proximité, le dialogue et la redevabilité, la province du Tanganyika s’est dotée de leviers durables pour consolider la paix.
Le défi, désormais, est de pérenniser et d'étendre ces acquis pour qu’ils deviennent une norme dans l’ensemble de la province. [En savoir plus Comité de pilotage final à Kalémie : Retour sur deux ans de | IOM DRC]
Plus de 155 agents de la Police nationale congolaise ainsi que des représentants des services de sécurité (FARDC, ANR, DGM), du ministère public, des autorités locales et de la société civile ont bénéficié d’un appui technique à travers les Comités locaux de sécurité et des fora communautaires. Parmi les avancées les plus marquantes, la mise en service d’un numéro vert 24h/24 permettant de signaler des violations des droits humains, suivies de réponses disciplinaires et judiciaires. Cet outil a renforcé la confiance entre la population et les services de sécurité, favorisant un meilleur signalement et une action plus rapide. La sécurité a également été inscrite comme pilier stratégique dans le Plan de développement provincial 2024–2028, confirmant l’ancrage durable des acquis. Bien que la situation sécuritaire se soit améliorée au fil des années, les autorités et partenaires ont identifié des risques persistants : tensions intercommunautaires, déplacements forcés et fragilité institutionnelle dans plusieurs zones du Tanganyika. Face à ces défis, le projet a placé la participation communautaire au cœur de la réponse, en partenariat étroit avec les forces de sécurité et les autorités locales. Des résultats qui transforment les pratiques sécuritairesEn 30 mois, le projet a contribué à une transformation notable :Une coordination renforcée entre services de sécurité, autorités locales et communautés ;Une police davantage à l’écoute et impliquée dans la prévention ;La création d’espaces de dialogue capables de désamorcer les tensions locales ;L’appropriation locale d’une approche participative de la sécurité, en cohérence avec le désengagement de la MONUSCO. Ces résultats viennent s’ajouter aux efforts connexes menés dans la province, comme la formation continue de la PNC et les initiatives de lutte contre les violences basées sur le genre, contribuant à renforcer durablement les capacités locales. « Ce projet était d’une importance capitale dans le contexte de notre province », a déclaré M. Crispin Tshimanga, Chef de la Division provinciale du Plan. « La formation des policiers en police de proximité et sur les droits de l’homme a contribué à révolutionner la fourniture des services de sécurité au Tanganyika. Certes, il n’existe pas de sécurité zéro, mais les avancées que nous enregistrons nous mettent sur la bonne voie. »Avec la clôture de ce cycle, l’enjeu principal est désormais la durabilité : maintenir les cadres de concertation, étendre les outils et méthodes testés, et poursuivre l’accompagnement technique, en particulier dans la prévention des conflits et la protection des droits humains. L’intégration de la sécurité dans les plans provinciaux ouvre la voie à une gouvernance plus stable, mieux coordonnée et ancrée dans les besoins réels des communautés.Le projet mené à Kalemie montre qu’une gouvernance sécuritaire inclusive, fondée sur la participation des citoyens et la collaboration entre services, peut renforcer la stabilité et la confiance. En misant sur la proximité, le dialogue et la redevabilité, la province du Tanganyika s’est dotée de leviers durables pour consolider la paix.
Le défi, désormais, est de pérenniser et d'étendre ces acquis pour qu’ils deviennent une norme dans l’ensemble de la province. [En savoir plus Comité de pilotage final à Kalémie : Retour sur deux ans de | IOM DRC]
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Histoire
15 décembre 2025
Des données foncières pour orienter les choix techniques, institutionnels et financiers la gouvernance foncière en RDC : une étape clé dans le parcours de la réforme foncière.
Ces études portent essentiellement sur l’analyse du contexte national de gouvernance au regard des défis sécuritaires, de coordination inter sectoriel, la recrudescence des conflits protéiformes, les enjeux liés à la performance des services fonciers et des défis liés au cadre légal et réglementaire. L’objectif est d’orienter les activités du programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme foncière (PARF 2) et favoriser l’information et l’engagement des parties prenantes. Présidé par son Excellence Mme O’Neige N’sele, Ministre des Affaires foncières, l’atelier de validation des études a réuni les représentants des ministères sectorielles, les autorités coutumières, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers et les médias, tous saluant et soulignant le caractère transformateur de la réforme foncière en tant que stratégie d’intervention volontariste de l’Etat pour améliorer la gouvernance foncière en RDC. Cela resonne bien dans le discours de la Ministre martelé en ces termes :« La réforme foncière que nous portons s’inscrit dans la vision de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, et dans l’action déterminée du Gouvernement dirigé par Son Excellence Madame la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka. Elle répond par ailleurs à une nécessité historique : mettre fin aux incohérences accumulées, aux conflits récurrents, aux pressions croissantes sur nos terres, et à la dégradation préoccupante de nos forêts ». Dans son allocution, Mme la Ministre a souligné l’ambition du gouvernement de bâtir un système foncier sécurisé et modernisé au profit de la population congolaise. Son Ministère est pleinement mobilisé pour des solutions concertées entre les différentes parties prenantes en particulier les chefs et autorités traditionnelles et coutumières dans le respect de la loi et de la réglementation nationale. Les résultats des études révèlent en effet que plus 80 % des terres qui sont régies par le droit coutumier sont sans mécanismes fiables de documentation.« Il est essentiel de mettre à la disposition du gouvernement à travers le ministère des affaires foncières une base de connaissances solides pour orienter la réforme ». Claude A. Ngomsi, Chef de bureau de l’ONU-Habitat.Selon lui, les deux études produites apportent des éclairages fondés sur un volume inédits de données empiriques. Plus de 1 103 ménages enquêtés ; 132 acteurs institutionnels consultés, 8 provinces touchées, 72 enquêteurs composés d’agents de l’administration foncière et d’experts de l’ONU-Habitat, 6 mois de collectes, d’analyse, de croisement et de validation locales des données. Il ressort de ces analyses que : (i) 50 % des conflits identifiés relèvent d’occupations illégales, de superposition de titres, 25 % de la mauvaise gestion des services fonciers, 25 % de la cupidité de certaines autorités coutumières ; (ii) moins de 20% des populations rurales ont accès aux services fonciers dont certains sont situés à plus de 50 km de distance par rapport à des villages ; (iii) moins de 5 % des villages disposent de chartes foncières ; (iv) moins de 15 % des parcelles disposent d’un document légal ; (v) 50 à 70% des conflits fonciers connus sont non résolus ; (vi) il y a une fréquence élevée de la superposition des actes de ventes parcellaires en milieu rural (30–50%) ; (vii) le processus de numérisation foncière est encore à l’état embryonnaire ; (viii) 70% des services fonciers au niveau des Entités Territoriales Décentralisées sont sans équipements adéquats. Au regard de ces constats, les études plaident pour un engagement renforcé des parties prenantes afin de consolider la dynamique nationale de la réforme, en soutenant : (i) la sécurisation des droits fonciers, (ii) la formalisation des pratiques coutumières, (iii) la numérisation nationale du foncier, (iv) la gouvernance territoriale multi-acteurs, (v) la gestion pacifique des conflits.Pour rappel, l’ONU-Habitat met en œuvre le programme PARF2 en étroite collaboration avec le Ministère des Affaires foncières à travers la Commission Nationale de Réforme Foncière (CONAREF), sur financement de l’Initiative pour la Foret d’Afrique Centrale (CAFI) au travers du Fonds National REDD.
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Histoire
11 décembre 2025
UNFPA et la Fondation Vodacom lancent l’Académie de Leadership Féminin en RDC
Après une phase pilote menée avec succès à Kinshasa et Lubumbashi, l'académie de leadership féminin (ALF) initiée par UNFPA est passe à l'échelle nationale à travers une phase digitale. Ce programme d'autonomisation des adolescentes et jeunes filles, mis en place par UNFPA depuis 2021 et qui sera piloté dans cette nouvelle phase en partenariat avec la Fondation Vodacom, repose sur un modèle hybride innovant qui combine le mentorat en présentiel par la création de clubs de jeunes filles dans les écoles, encadrés par des mentors et une composante digitale hébergée sur la plateforme VodaEduc qui offre des modules interactifs, des vidéos inspirantes et un mentorat virtuel assuré par des femmes leaders. Un programme ambitieuxL’Académie de leadership féminin est une approche innovante de préparation des filles à la vie publique, particulièrement à l’exercice du leadership. Il a l’ambition de susciter et promouvoir depuis l’adolescence, l’acquisition d’un certain nombre de valeurs et de qualités qui sous-tendent cette posture. Cela, notamment à travers le mentorat et le coaching ainsi que la participation à une série d’activités parascolaires. Avec l’appui des coaches et mentors, les élèves seront amenées à réaliser des conférences-débats, des vidéos-forum, des focus groupes. Ces activités sont destinées à les exposer régulièrement aux exigences administratives ainsi qu’aux défis relationnels, émotionnels et logistiques liés à l’organisation des grands évènements. Dans cette même dynamique, elles seront également encouragées à briguer des postes de responsabilité en classe, à l’école ou en communauté à travers les mouvements et associations. La cérémonie de cette nouvelle phase de l’académie de leadership féminin a eu lieu à Kinshasa en présence du Sous-secrétaire général des Nations Unies chargé de la Jeunesse, en visite officielle à Kinshasa. Occasion pour Felipe PAULLIER, de rappeler que cette initiative n’est pas seulement un programme, mais bien plus un mouvement pour accorder un espace aux jeunes filles pour renforcer leurs compétences intellectuelles et transformer leurs vies. Car, la capacité de s’épanouir se trouve dans chacune d’elles », a-t-il martelé.La conseillère spéciale du Chef de l’Etat en matière de la jeunesse, lutte contre les violences faites à la femme et la traite des personnes, Mme Chantal YELU MULOP qui a procédé au lancement officielle de l’ALF, a appelé les parents, les encadreurs des filles et les mentors, à profiter de cette plateforme pour construire une génération des jeunes conscientes de leur rôle dans un monde égalitaire.D’autres allocutions prononcées au cours de cette cérémonie, ont démontré l'importance cruciale de cette initiative pour l'avenir de la RDC. L’Ambassadeur de la Norvège en RDC, a pour sa part, encouragé les jeunes filles à saisir cette opportunité pour devenir les moteurs du changement :Je suis plein d’optimisme et d’espoir. À toutes les jeunes filles, je vous dis : vous êtes l’avenir. Vous avez le potentiel de devenir les moteurs du changement et de défier les rôles de genre traditionnels. Cette académie peut vous aider à relever ce défi important. » a-t-il dit.Au nom de la Fondation Vodacom, Mme Agnès Muadi, membre du Conseil d’Administration et Directrice des ressources humaines de Vodacom Congo, a déclaré avec conviction queLe leadership féminin n’est ni une option, ni un slogan. C’est une priorité ; c’est une nécessité ; c’est l’avenir même de notre pays. Aujourd'hui, avec UNFPA, nous faisons naître une lumière qui doit guider chaque femme congolaise qui rêve, qui ose, qui se relève et qui transforme par sa résilience. » Pour UNFPA, l'objectif de cette expansion nationale est ambitieux : atteindre 10 000 filles dans 500 écoles à travers la RDC. Selon Alain AKPADJI, l'ALF est un mouvement national dédié à révéler, former et propulser les futurs leaders féminins de la RDC. Tout en exprimant sa gratitude envers la Norvège et la Suède pour leur soutien constant aux interventions visant le renforcement du leadership des jeunes en RDC, le Représentant de UNFPA affirme que cette initiative innovante a été mise en place afin de renforcer la confiance en soi, les compétences intellectuelles et le leadership des jeunes filles congolaises.
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Histoire
11 décembre 2025
Le FIDA et le FEM s’engagent à restaurer 9000 hectares de terres boisées des Paysages du Miombo
Un atelier de lancement du nouveau projet « Gestion intégrée durable et adaptative des ressources naturelles pour soutenir la restauration des écosystèmes et les moyens de subsistance dans les paysages du Miombo » s’est tenu du 20 au 21 novembre 2025 à Kolwezi, dans la province du Lualaba. Organisé dans le cadre de l’extension du Projet AVENIR, cet atelier marque une étape importante pour la mise en œuvre d’une initiative ambitieuse financée par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM/GEF) et par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA).Ce projet vise notamment la restauration de 9 000 hectares de terres boisées du Miombo, un écosystème essentiel mais fortement menacé par la déforestation, la pression agricole et les changements climatiques. Grâce à cette intervention, les partenaires entendent renforcer la résilience écologique des zones ciblées et soutenir les moyens de subsistance des communautés locales à travers des pratiques de gestion durable.Au cours de l’atelier, les participants ont été familiarisés avec les objectifs et résultats attendus du Child Project, ses activités phares ainsi que son dispositif de mise en œuvre. Les échanges ont porté sur l’intégration des exigences environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) du FEM, l’harmonisation des outils de gestion et l’inclusion des activités du GEF dans le Plan de travail et budget annuel 2026 du Projet AVENIR.Les autorités provinciales du Lualaba ont salué l’importance de cette initiative environnementale dans une province majoritairement connue pour son secteur minier. Elles ont souligné le rôle clé que jouera le territoire de Mutshatsha, retenu comme zone pilote pour les activités de restauration des paysages dégradés.Pour le Coordonnateur national du Projet AVENIR, cette extension représente « un levier essentiel pour approfondir la gestion intégrée des ressources naturelles » et renforcer l’impact du projet dans les nouvelles zones d’intervention. Les partenaires ont également insisté sur la nécessité de renforcer les synergies avec d’autres programmes nationaux afin d’amplifier les effets positifs de la restauration dans les paysages du Miombo.Cette nouvelle phase du Projet AVENIR ouvre ainsi la voie à une action environnementale renforcée, intégrée et durable au service des communautés du Sud-Kwango, du Haut-Katanga et du Lualaba.
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Communiqué de presse
28 janvier 2026
La République démocratique du Congo lance l’initiative « Alerte précoce pour tous », pour renforcer la résilience face aux catastrophes
La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement lancé, ce 28 janvier, l’initiative « Alerte précoce pour tous » (EW4All), marquant une avancée majeure dans les efforts du pays pour protéger sa population contre les catastrophes liées au climat. Sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, le lancement a eu lieu lors d’un atelier national de haut niveau ouvert par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. L’initiative répond à l’urgence de protéger les populations et les biens économiques face à l’augmentation des risques climatiques et de catastrophes, tels que les inondations saisonnières, glissements de terrain, sécheresses et tempêtes. Sans alerte précoce ni action anticipée, ces aléas peuvent se transformer en catastrophes dévastatrices qui menacent des vies, les moyens de subsistance et les infrastructures essentielles. C’est pourquoi des initiatives telles que EW4All sont indispensables pour réduire les coûts liés aux catastrophes, limiter les besoins humanitaires et préserver les acquis du développement. Ce lancement intervient dans un contexte de progrès importants en RDC dans la réduction des risques de catastrophe, notamment grâce aux récents décrets (nos 38 et 39 de novembre 2025), qui renforcent la gouvernance du risque de catastrophe. L’atelier national de deux jours (28–29 janvier), organisé à Kinshasa, réunit les ministères, agences des Nations Unies, partenaires bilatéraux et multilatéraux, organisations de la société civile et institutions de recherche. Ensemble, ils évaluent les capacités actuelles d’alerte précoce, définissent un mécanisme national de coordination et élaboreront une feuille de route pour un système d’alerte précoce multirisque. « Le Gouvernement de la République démocratique du Congo est pleinement engagé à renforcer les systèmes d’alerte précoce. Le Gouvernement considère ce domaine de travail comme essentiel au parcours de développement du pays.» a déclaré Judith Suminwa Tuluka,Première ministre de la République démocratique du Congo. L’initiative EW4All, lancée au niveau mondial par le Secrétaire général de l’ONU en 2022, vise à garantir que toute personne dans le monde soit protégée par un système d’alerte précoce d’ici 2027. Elle repose sur quatre piliers interdépendants : la connaissance des risques de catastrophe ; la détection, l’observation et la prévision ; la diffusion et la communication des alertes ; et les capacités de préparation et de réponse. Les données montrent que les systèmes d’alerte précoce efficaces peuvent réduire la mortalité liée aux catastrophes par six, et qu’une alerte 24 heures avant un événement peut réduire les dommages matériels jusqu’à 30 %. M. Kamal Kishore, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophe et Chef du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), a déclaré : « Les alertes précoces sont l’un des outils les plus efficaces pour sauver des vies et réduire les pertes économiques. La République démocratique du Congo accomplit des progrès tangibles en matière de résilience face aux catastrophes, et le lancement de l’initiative Alerte précoce pour tous démontre un leadership national fort et un engagement clair à protéger les plus vulnérables. Il s’agit d’anticiper les catastrophes, de préserver le développement et de réduire les besoins humanitaires à venir. » L’initiative EW4All est appuyée par l’UNDRR grâce à l’initiative CREWS (Climate Risk and Early Warning Systems), qui apporte un soutien financier et technique essentiel. « Nous saluons tous les efforts faits par la RDC pour intégrer la prévention, la gestion et la réduction des risques – risques de catastrophe notamment, dans les efforts de développement. Ces efforts doivent être soutenus dans la durée, de manière à produire des effets durables, générer des habitudes, des réflexes communautaires, des mécanismes d’appropriation locaux. », a, pour sa part, déclaré M. Bruno Lemarquis, Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en RDC. Le lancement de EW4All en RDC constitue un effort coordonné impliquant l’UNDRR, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Union internationale des télécommunications (UIT), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), la Banque mondiale, les organisations régionales telles que la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ainsi que de nombreux partenaires nationaux et internationaux.
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Communiqué de presse
09 décembre 2025
Lancement du mécanisme de coordination Nexus Humanitaire–Développement–Paix (Nexus-HDP) en RDC
Ce mécanisme national est chargé d’assurer le pilotage de l’approche Nexus HDP Humanitaire - Développement - Paix par le Gouvernement national en mobilisant l’action publique et en renforçant le dialogue et la concertation entre l’Etat et les acteurs intervenant dans les domaines humanitaires, du développement et de la paix en RDC. Face aux crises multiples et prolongées qui exigent des réponses intégrées et dans un contexte de diminution de l’aide publique au développement et du financement humanitaire, le GCN-HDP vise à renforcer la coordination, la cohérence et la complémentarité des actions menées dans les trois piliers du Nexus HDP. Ce mécanisme opérationnalise une coordination au niveau central, capable d’appuyer les dynamiques provinciales, d’assurer un suivi stratégique des interventions Nexus et de favoriser une meilleure efficacité des investissements. « Sa création marque une avancée décisive vers une action publique plus cohérente, plus efficace et mieux alignée sur les priorités nationales. Il constitue un levier stratégique pour assurer un portage politique fort et un ancrage institutionnel au plus haut niveau de l’approche Nexus, en alignement avec le Plan National de Développement Stratégique. Dans un contexte de contraction de l’aide au développement, c’est également une approche qui vise à maximiser l’impact des investissements » a souligné le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Son Excellence Monsieur Guylain Nyembo.« L’approche Nexus HDP, loin d’être un simple concept, représente un véritable changement de paradigme : elle vise à réduire les vulnérabilités et les besoins humanitaires en s’attaquant aux causes sous-jacentes des crises, grâce à des actions simultanées et complémentaires », a déclaré le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, Monsieur Lemarquis, en ajoutant que « sur la base des leçons apprises jusqu’à présent en RDC, il convient maintenant d’assurer un passage à l’échelle de l’approche nexus, pour avoir un véritable impact, par exemple en ce qui concerne les solutions durables pour les personnes déplacées lorsque le contexte le permet. Ce passage à l’échelle ne peut se faire sans avoir l’Etat au centre et la pleine mobilisation de la puissance publique au niveau central et provincial, et de tous les partenaires HDP. Le GCN-HDP offre un cadre pour cela,» a -t-il conclu. La cérémonie officielle a été marquée par les allocutions du Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, et celle du Coordonnateur Résident des Nations Unies. Elles ont été suivies d’un panel avec les représentants des ministères sectoriels, sur chacun des piliers du Nexus HDP, sous le leadership du Ministre d’Etat, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement et le Coordonnateur Résident. Les participants ont également échangé sur des opportunités, défis et perspectives du Nexus HDP en RDC.
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Communiqué de presse
09 septembre 2025
Le gouvernement de la RDC et la coopération allemande renforcent leur collaboration afin de promouvoir la paix, la cohésion sociale et le développement durable
Le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) et la KfW Banque de Développement (coopération financière allemande) ont annoncé aujourd'hui la signature d'un accord de financement de 54,3 millions d'euros pour le projet "Fonds de Consolidation pour la Paix III". Cette initiative de cinq ans vise à promouvoir une paix durable, la cohésion sociale et le développement durable dans les provinces de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) touchées par les conflits, et à prévenir la violence juvénile à Kinshasa. Ce projet a pour ambition de bénéficier directement à plus de 650 000 personnes dans les provinces de l'est et à Kinshasa.''Nous saluons la signature de cet accord, qui consolide notre partenariat de longue date avec l'Allemagne et le système des Nations unies », a déclaré S.E.M. Guylian Nyembo, Ministre d'Etat, Ministre du Plan et de la Coordination de l'Aide au Développement. ''Ce projet est un jalon majeur qui s'aligne stratégiquement sur les priorités du Programme de Développement Local des 145 Territoires, en se concentrant sur le développement des infrastructures socio-économiques de base et la redynamisation des économies locales. En ciblant les zones post-conflits dans l'est et la prévention de la violence juvénile à Kinshasa, cette initiative répond directement aux axes stratégiques de notre Cadre de coopération pour le développement durable 2025-2029. Le gouvernement de la RDC réitère son engagement à jouer un rôle central dans la coordination de ces efforts pour garantir que les investissements internationaux se traduisent par des résultats palpables et durables pour nos communautés''.Pour la première fois en Afrique, la KfW finance directement un projet mis en œuvre par l’UNOPS. L'UNOPS, en tant que principal agent de mise en œuvre, sera responsable de la coordination globale, des composantes d'infrastructure et de la gestion financière. L’UNOPS collaborera dans le cadre de cet accord avec Interpeace, en tant qu'expert en matière de paix, qui sera chargé de veiller à ce que la consolidation de la paix, la cohésion sociale et l'inclusion des genres soient intégrées à toutes les phases du projet.
''Nous sommes fiers de soutenir cette initiative vitale en RDC », a déclaré Jonas Blume, Chef de Division, KfW. « Le projet Fonds de la paix est un excellent exemple de la manière dont des investissements ciblés peuvent contribuer à la fois à la réduction de la pauvreté et à la résolution des conflits locaux. L'accent mis sur la proactivité pour la paix et les solutions communautaires s'aligne parfaitement sur notre engagement à parvenir au développement durable dans des contextes fragiles. Cette initiative visant à soutenir le processus de stabilisation en RDC s'inscrit dans l'un des trois principaux axes de collaboration de la coopération bilatérale RDC-Allemagne: Paix et cohésion sociale''.Le projet Fonds de la paix est structuré en deux composantes principales:Fonds de Consolidation pour la Paix III (FCP III) : axé sur l'est de la RDC, ce volet vise à construire des infrastructures sociales et économiques (écoles, marchés, cliniques) et à renforcer les capacités de résolution des conflits. Il créera des emplois et des revenus pour les populations vulnérables.Prévention de la violence juvénile (PVJ) : à Kinshasa, ce volet cible les jeunes des communes de Ngaliema et Masina. Il prévoit de construire des infrastructures sociales comme des terrains de sport, et de proposer des formations professionnelles et un soutien à l'entrepreneuriat.''C'est plus qu'un projet; c'est un investissement dans la population de la RDC », a déclaré Nathalie Angibeau, Directrice de l'UNOPS pour l'Afrique centrale. « En donnant aux communautés les moyens de mener leurs propres eff orts de consolidation de la paix, nous les aidons à créer l'avenir stable et prospère qu'elles méritent. Notre partenariat avec la KfW et Interpeace nous permet de lier les besoins urgents en infrastructures à une vision à long terme de la paix et de la résilience''.“Interpeace se réjouit profondément de l’opportunité de collaborer avec le gouvernement de la RDC, et de l‘Allemagne au travers de la KfW et UNOPS dans le cadre de ce projet stratégique visant à renforcer la cohésion sociale entre les communautés dans les zones d’intervention” a declaré Mr Itonde Kakoma, Président et CEO de Interpeace. “Cette collaboration reflète notre engagement commun à promouvoir la paix durable à travers des approches inclusives et participatives”.La stratégie du projet est conçue pour rapprocher les communautés, en favorisant le dialogue et des interactions pacifiques de part et d’autre des lignes de conflit. Elle utilisera un processus participatif pour sélectionner des sous-projets basés sur des intérêts collectifs et impliquera activement les femmes et les jeunes à toutes les phases de la mise en œuvre pour assurer leur autonomisation et leur leadership. Le projet s'engagera également avec les autorités gouvernementales et la société civile pour assurer la durabilité et l'alignement avec les stratégies nationales de paix.
''Nous sommes fiers de soutenir cette initiative vitale en RDC », a déclaré Jonas Blume, Chef de Division, KfW. « Le projet Fonds de la paix est un excellent exemple de la manière dont des investissements ciblés peuvent contribuer à la fois à la réduction de la pauvreté et à la résolution des conflits locaux. L'accent mis sur la proactivité pour la paix et les solutions communautaires s'aligne parfaitement sur notre engagement à parvenir au développement durable dans des contextes fragiles. Cette initiative visant à soutenir le processus de stabilisation en RDC s'inscrit dans l'un des trois principaux axes de collaboration de la coopération bilatérale RDC-Allemagne: Paix et cohésion sociale''.Le projet Fonds de la paix est structuré en deux composantes principales:Fonds de Consolidation pour la Paix III (FCP III) : axé sur l'est de la RDC, ce volet vise à construire des infrastructures sociales et économiques (écoles, marchés, cliniques) et à renforcer les capacités de résolution des conflits. Il créera des emplois et des revenus pour les populations vulnérables.Prévention de la violence juvénile (PVJ) : à Kinshasa, ce volet cible les jeunes des communes de Ngaliema et Masina. Il prévoit de construire des infrastructures sociales comme des terrains de sport, et de proposer des formations professionnelles et un soutien à l'entrepreneuriat.''C'est plus qu'un projet; c'est un investissement dans la population de la RDC », a déclaré Nathalie Angibeau, Directrice de l'UNOPS pour l'Afrique centrale. « En donnant aux communautés les moyens de mener leurs propres eff orts de consolidation de la paix, nous les aidons à créer l'avenir stable et prospère qu'elles méritent. Notre partenariat avec la KfW et Interpeace nous permet de lier les besoins urgents en infrastructures à une vision à long terme de la paix et de la résilience''.“Interpeace se réjouit profondément de l’opportunité de collaborer avec le gouvernement de la RDC, et de l‘Allemagne au travers de la KfW et UNOPS dans le cadre de ce projet stratégique visant à renforcer la cohésion sociale entre les communautés dans les zones d’intervention” a declaré Mr Itonde Kakoma, Président et CEO de Interpeace. “Cette collaboration reflète notre engagement commun à promouvoir la paix durable à travers des approches inclusives et participatives”.La stratégie du projet est conçue pour rapprocher les communautés, en favorisant le dialogue et des interactions pacifiques de part et d’autre des lignes de conflit. Elle utilisera un processus participatif pour sélectionner des sous-projets basés sur des intérêts collectifs et impliquera activement les femmes et les jeunes à toutes les phases de la mise en œuvre pour assurer leur autonomisation et leur leadership. Le projet s'engagera également avec les autorités gouvernementales et la société civile pour assurer la durabilité et l'alignement avec les stratégies nationales de paix.
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Communiqué de presse
01 août 2025
Les Nations Unies appellent à l’engagement de tous à s’attaquer aux normes sociales limitant l’égalité des sexes et à défendre le droit fondamental à une éducation de qualité pour tous et toutes.
‘’Garantir le droit inaliénable à l'éducation pour toutes les filles, y compris celles confrontées à une grossesse, constitue une pierre angulaire de l'égalité des sexes et le développement durable. Trop longtemps, des normes sociales restrictives et des violences ont compromis l’avenir éducatif de nombreuses jeunes filles, les empêchant de réaliser pleinement leur potentiel. Ces nouvelles mesures marquent une avancée décisive vers plus de justice et d’autonomisation.’’ a déclaré le Coordinateur résident ai, Monsieur John Agbor.Cette directive vise à garantir l’accès équitable à l’éducation pour toutes les élèves et ne laisser pour compte, principe fondamental pour lutter contre les discriminations. Elle répond à une problématique persistante dans laquelle des filles se voyaient exclues du système scolaire en raison d’une grossesse. Il s’agit d’un progrès majeur, d’autant plus que ces grossesses sont souvent liées à un manque d’autonomie corporelle, à une information insuffisante, ainsi qu’à des actes de violence et d’agression sexuelle dont elles sont victimes.Permettre à chaque adolescente de développer pleinement son potentiel est un levier essentiel pour le développement durable. L'égalité des sexes est un catalyseur clé de l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), et beaucoup reste à faire. Les ODD 1 (pauvreté), 3 (santé et bien-être), 4 (éducation de qualité), 5 (égalité entre les sexes), 8 (travail décent et croissance économique), 10 (réduction des inégalités), et 16 (paix, justice et institutions efficaces) sont étroitement liés à l’autonomisation des femmes et des filles. Le Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CCDD) 2025-2029 des Nations Unies en RDC met l'accent sur l'amélioration de l'accès aux services sociaux de base de qualité, une protection sociale inclusive et au renforcement des capacités pour tous et toutes, en particulier les plus vulnérables. L'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes sont parmi les principes directeurs de la mise en œuvre du CCDD, qui reconnait que les femmes sont victimes d'inégalités juridiques, politiques, économiques et sociales, ainsi que de violences basées sur le genre (VBG). L'amélioration du faible niveau d'éducation et de formation des filles est explicitement prise en compte dans les résultats stratégiques du CCDD.Les Nations Unies, en collaboration avec les partenaires, appuient le gouvernement de la RDC à œuvrer activement pour le maintien des filles à l'école et leur autonomisation. Cela passe par des programmes de renforcement des capacités, la promotion du leadership féminin, l’accès à une éducation inclusive et à l’information et les services sur la santé sexuelle et reproductive, ainsi que par l'amélioration de la collecte et de l’utilisation des données démographiques grâce à l’Enquête Démographique et de Santé (EDS-III), au renforcement des capacités de l’Institut National de la Statistique (INS), au système d’information et de gestion (SIGE) du secteur de l’éducation, et au Système d'Information Sanitaire (SIS-DHIS2). Les Nations Unies appellent également la société civile à jouer un rôle actif dans cette dynamique de changement, en s’attaquant aux normes sociales limitant l’égalité des sexes et en défendant le droit fondamental à une éducation de qualité pour toutes et tous. **** Fin****
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Communiqué de presse
20 mai 2025
Communiqué Conjoint sur la mise en œuvre du nexus humanitaire, développent et paix (HDP) dans la province du Kasaï
La province du Kasaï a tenu son ‘’Dialogue stratégique pour le renforcement de l’approche Nexus avec l’Etat au centre’’, à Tshikapa, du 14 au 15 mai 2025. Faisant suite à la relance de l’approche nexus HDP par le Gouverneur de province, les présents travaux ont connu la participation du Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire, du Vice-Président et Président intérimaire de l’Assemblée Provinciale, des Députés provinciaux, des ministres provinciaux, de la délégation conjointe du Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, conduite par le Secrétaire Général, des représentants du groupe de bailleurs du Nexus, notamment les Ambassades d’Allemagne, de Belgique, de Suède, et du Bureau du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies. Ces assises ont été une opportunité d’échanger avec les acteurs du terrain, à savoir les représentants du système de Nations Unies, de la société civile, du secteur privé, des ONGs nationales et internationales, ainsi que les experts et chefs de division de l’administration publique, sur les résultats concrets de l’approche Nexus HDP et les approches de travail pour aligner les efforts autour du plan de développement provincial du Kasaï, comme cadre stratégique fédérateur.La composition de la délégation conjointe et la participation au niveau de la province se révèlent une occasion historique, réunissant le gouvernement central, les partenaires techniques et financiers, le gouvernement provincial, le système des Nations Unies et la société civile, dans une province pilote, où l’approche Nexus est mise en œuvre depuis 2022. Cette approche intégrée a déjà permis d’enregistrer des résultats concrets, notamment une réduction mesurable de l’insécurité alimentaire, une augmentation de l’accès aux services sociaux de base et une baisse des cas de violences basées sur le genre.Afin d’avoir un aperçu de ces résultats, la délégation a également visité une intervention qui s’inscrit dans les efforts engagés par le gouvernement dans le cadre du projet de justice transitionnelle ‘’PROJUST’’. Ce projet soutenu par le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), lancé récemment, capitalise sur des interventions antérieures visant la réconciliation communautaire et la formation des réseaux des femmes championnes dans la promotion de la cohésion sociale ; il illustre de manière concrète l’opérationnalisation du Nexus dans le contexte local. La délégation a également eu l’opportunité de visiter le pôle de convergence de Shamusanda, afin de découvrir une autre initiative concrète mise en œuvre à travers l’approche Nexus. Cette initiative, menée conjointement par le HCR, la FAO et le PAM, intègre des mécanismes alternatifs de résolution des conflits au sein des communautés bénéficiaires.Il faut rappeler que, dans une perspective de renforcement de la coordination entre les gouvernements central et provincial et leurs partenaires, le Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement a récemment acté la mise en place d’un Groupe Consultatif Nexus (GCN) pour appuyer l’opérationnalisation de l’approche nexus en lien avec le Plan national stratégique de développement (PNSD) 2024-2028.La dynamique du Kasaï présente des opportunités stratégiques pour continuer la réflexion conjointe sur le renforcement de la collaboration entre les différents acteurs des 3 piliers Humanitaire, Développement et Paix, pour plus de coordination, plus de synergie et plus de complémentarité, afin de générer un impact durable sur le terrain et améliorer les conditions de vie des populations locales à travers une approche intégrée et coordonnée.
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