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20 juillet 2026
Le Système des Nations Unies consolide les bases d'un développement durable malgré un contexte de crises persistantes
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Le Comité de pilotage conjoint du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix évalue les progrès des projets en provinces.
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07 juillet 2026
Quand la terre divise, le dialogue peut reconstruire
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Organismes de l'ONU en RD Congo
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en RD Congo.
Allocution
10 mars 2026
Message du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, M. Bruno Lemarquis en marge de la Célébration de la Journée des droits des femmes – 2026
La Journée internationale des droits des femmes 2026, placée sous le thème mondial « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », nous rappelle avec force que l’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable.En République démocratique du Congo, le Gouvernement et ses partenaires, dont le Système des Nations Unies, ont choisi de décliner cette célébration autour du thème « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles ». Ce choix résonne profondément dans un pays où, depuis des décennies, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut et portent le poids des conflits, des violences, des déplacements forcés et des inégalités structurelles.En ce jour, je souhaite réaffirmer avec la plus grande clarté : les droits des femmes ne sauraient être négociés ni relativisés. Ils doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés, partout et pour toutes.Pourtant, trop de femmes et de filles demeurent confrontées aux violences basées sur le genre, à des discriminations ainsi qu’à des obstacles persistants notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques. Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité, garantir leurs droits relève d’un impératif moral, juridique et politique.Le Système des Nations Unies œuvre aux côtés du Gouvernement pour transformer ces droits en réalités tangibles. Nous appuyons notamment :La Commission nationale des droits de l’homme, afin de documenter et suivre les cas de violences basées sur le genre, pour que chaque violation soit identifiée, signalée et traitée.La prise en charge multisectorielle des survivantes, en renforçant l’accès à la justice, aux soins, au soutien psychosocial et à la réinsertion, y compris professionnelle.Les cliniques juridiques et les audiences foraines, qui ont permis de condamner des auteurs de violences sexuelles et de consolider la lutte contre l’impunité.La formation des Officiers de Police Judiciaire, des enseignants et des leaders communautaires, afin de prévenir les violences et de transformer durablement les normes sociales.L’autonomisation économique constitue un levier déterminant pour la dignité et la résilience. À travers nos programmes, nous soutenons les femmes vivant dans des zones affectées par les crises, les déplacements et l’insécurité alimentaire. A titre d’exemple :Plus de 100 000 femmes ont été formées aux techniques agricoles améliorées, renforçant leur productivité et leur capacité d’adaptation face aux chocs climatiques et sécuritaires.Plus de 10 000 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit permettent aux femmes d’accéder à l’épargne, au crédit et à l’investissement productif.Nous accompagnons la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture, Par ailleurs nous poursuivons une politique de tolérance zéro face aux violences basées sur le genre.Agir aujourd’hui pour les droits des femmes et des filles, c’est reconnaître notre responsabilité collective. C’est renforcer la justice sociale, transformer les normes, promouvoir des politiques inclusives et garantir que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité.Ensemble — Gouvernement, partenaires, société civile, communautés et Nations Unies — nous pouvons bâtir un environnement où les femmes ne sont pas seulement protégées, mais pleinement actrices de leur avenir.En cette Journée internationale des droits des femmes, renouvelons notre engagement commun : aucune femme, aucune fille ne doit être laissée pour compte.
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Allocution
26 janvier 2026
Allocution de Monsieur Bruno Lemarquis, Coordonnateur Humanitaire, à l'occasion du lancement du plan de bésoins et de réponse humanitaire 2026
Excellence Madame la Ministre d’Etat, Ministre des affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale,Mesdames et messieurs les membres du gouvernement,Mesdames et Messieurs les Secrétaires Généraux et hauts cadres de l’administration publique,Distinguées membres du corps diplomatique,Chers partenaires techniques et financiers,Chers représentants des organisations du Système des Nations UniesMesdames et Messieurs les représentants des ONG nationales et internationales, partenaires humanitaires œuvrant en RDC Mesdames et Messieurs,Nous sommes réunis aujourd’hui pour le lancement du Plan de Réponse aux Besoins Humanitaires en République démocratique du Congo pour l’année 2026. Je vous remercie pour votre présence et pour l’importance que vous accordez à cette rencontre, dans un contexte humanitaire d’une gravité exceptionnelle. Je souhaite remercier son Excellence Madame la ministre d’Etat, ministre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale, pour son leadership constant, sa vision, et l’étroite collaboration avec la communauté humanitaire. Mes pensées vont tout d’abord aux nombreuses victimes des conflits et des catastrophes en République Démocratique du Congo, dont les vies ont été profondément bouleversées, brisées et rendues précaires par l’insécurité et l’incertitude. Je souhaite également rendre hommage aux travailleuses et travailleurs humanitaires qui œuvrent en RDC, avec une pensée spéciale pour nos treize collègues qui ont perdu la vie en 2025 dans l’exercice de leur mission. Leur courage, leur sens du devoir et leur humanité nous obligent. Mes remerciements vont à tous les partenaires humanitaires, aux membres de l’Équipe Humanitaire Pays, aux ONG nationales et internationales, aux agences des Nations Unies, ainsi qu’à tous les collègues sur le terrain, qui œuvrent chaque jour dans des conditions souvent difficiles. Je remercie également nos partenaires techniques et financiers pour leur soutien indéfectible et indispensable. Mesdames et Messieurs, Comme nous le savons bien, la RDC demeure confrontée à l’une des crises humanitaires les plus prolongées, les plus complexes et les plus sévères au monde. Une crise trop souvent négligée, qui ne fait que rarement la une des médias internationaux, et qui n’est pas souvent à l’ordre du jour des agendas de la communauté internationale. C’est dans un contexte sans précédent, marqué par une profonde crise sécuritaire et une crise humanitaire dramatique à l’Est de la RDC, combinées à une baisse drastique des financements, que nous lançons ce jour le plan de réponse humanitaire, fruit de la mobilisation des autorités au niveau national et provincial en collaboration avec les acteurs humanitaires. Ce plan est la synthèse de choix cornéliens que nous avons dû faire, tiraillés entre des besoins humanitaires immenses et des moyens sévèrement réduits. Depuis janvier 2025, l’espace humanitaire et l’environnement opérationnel se sont profondément détériorés. La prise de contrôle de territoires il y a un an par l’AFC/M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ont redessiné les lignes de contrôle. La situation humanitaire et les mouvements de population dans ces zones, de même que l’environnement opérationnel, ont fortement évolué. Par ailleurs les affrontements persistants en Ituri, de même que les atrocités commises par les ADF, ont considérablement compliqué l’accès et les opérations humanitaires. Tout ceci a engendré des vagues massives de déplacements de populations, et contribué à creuser davantage les besoins humanitaires. La fermeture prolongée de l’aéroport de Goma a perturbé les chaînes d’approvisionnement. Les pressions exercées sur les acteurs humanitaires, notamment sur les ONG, et tout particulièrement les ONG nationales et locales, ont ralenti l‘assistance humanitaire. Les violations répétées du droit international humanitaire et des droits humains ont accentué les risques de protection, notamment pour les femmes et les filles. Les principaux indicateurs humanitaires pour l’ensemble de l’année 2025 le prouvent, la situation a rarement été aussi critique. Plus de 200,000 survivantes de VBG ont été prises en charge en 2025, près du double de victimes assistées par rapport à 2024. Et ce chiffre ne représente que la partie visible de l’iceberg. Ceci est intolérable. L’insécurité alimentaire s’est davantage creusée. 26,6 millions de personnes (plus d’un cinquième de la population) seront en phase IPC 3 ou plus en 2026, contre 24.8 millions en 2025, avec également une augmentation du nombre de territoires passant en phase 4, le niveau urgence. Les vulnérabilités de 2025 ont fait basculer 1.8 million de personnes additionnelles dans l’insécurité alimentaire. Quant à la malnutrition aiguë, elle continue de toucher 4.2 millions d’enfants. Les épidémies ont également atteint des niveaux alarmants. En 2025, les cas de choléra ont plus que doublé, passant de 33 000 en 2024 à près de 70 000, la pire épidémie depuis 25 ans. Dans le même temps, les cas de Mpox ont connu une augmentation de 80%, atteignant 89 000 personnes. Le pays compte actuellement 5.3 millions de personnes déplacées internes, dont près de 4 millions dans les seules provinces de l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et Tanganyika) et 4.1 millions de personnes retournées. Les récents affrontements au Sud-Kivu ont forcé environ 700 000 personnes additionnelles à fuir, y compris vers le Tanganyika ou dans le Burundi voisin.Mesdames et messieurs,À cette détérioration humanitaire s’ajoute une crise historique du financement de l’aide publique au développement et à l’action humanitaire. La diminution ou la suspension drastiques de certains financements humanitaires, dont une part plus que significative provenait des États-Unis (70% en 2024), a fragilisé les opérations à une vitesse fulgurante. En 2024, le plan de réponse humanitaire était financé à 54%, soit 1,38 milliard de dollars américains. En 2025, à peine 24% des financements ont été couverts, soit 610 millions de dollars américains. Conscients de ces enjeux financiers, essentiels à la continuité de la réponse humanitaire, nous avons intensifié nos efforts de plaidoyer, notamment à travers la Conférence de Paris d’octobre 2025, qui a permis de remettre la crise humanitaire en RDC au centre de l’attention internationale. Nous espérons que les engagements financiers annoncés à cette occasion se traduiront concrètement dans les mois à venir. Les conséquences de cette baisse de financement sont dramatiques et nous faisons le suivi de l’impact, en matière notamment d’aide sanitaire et d’accès aux traitements, de santé maternelle et infantile, d’assistance alimentaire, de services de protection. Malgré tout, la communauté humanitaire a réussi à apporter une assistance humanitaire à près de 8.2 millions de personnes à fin novembre 2025. Ceci nous conduit au constat que nous ne pourrons pas continuer à faire plus avec moins. C’est ainsi que le processus de “réinitialisation humanitaire”, ou “humanitarian reset” en anglais, lancé par le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Tom Fletcher, a guidé notre travail de priorisation, pour une réponse plus ciblée, coordonnée, redevable et efficiente envers les populations. Ce processus repose sur, i) une hyper-priorisation des besoins, ii) une simplification et une amélioration de l’architecture de coordination, iii) un engagement pour la localisation et un rôle plus déterminant des ONG nationales, iv) une redevabilité renouvelée envers les communautés, et v) le recours aux innovations.Mesdames et Messieurs, Le plan de réponse humanitaire 2026 qui sera présenté aujourd’hui estime à 14,9 millions le nombre de personnes dans le besoin. Parmi elles, la communauté humanitaire prévoit d’apporter une assistance vitale d’urgence à 7,3 millions de personnes, pour des besoins financiers évalués à 1,4 milliard de dollars américains. Je veux préciser que si le nombre de personnes dans le besoin est passé d’environ 22 millions en 2025 à 14,9 millions en 2026, cela ne signifie aucunement une amélioration de la situation humanitaire, mais simplement une priorisation plus stricte et un focus exclusif sur les personnes aux niveaux de vulnérabilité les plus élevés.La conjugaison de besoins immenses et d’une réalité financière de plus en plus contraignante nous impose des choix difficiles. Elle souligne surtout l’urgence d’un engagement financier renouvelé et renforcé. En ces temps de fortes contraintes budgétaires, et malgré un contexte international peu favorable, nous comptons sur la générosité renouvelée des donateurs de la RDC. Parallèlement, nous nous engageons à explorer toutes les opportunités de financement et de mobilisation de ressources alternatives. Mesdames et Messieurs, La situation est donc particulièrement complexe. Mais dans chaque crise il y a des opportunités, et je pense que le contexte actuel doit nous inciter encore plus à ajuster nos approches. Il est donc plus que jamais primordial, en plus d’apporter une réponse aux besoins humanitaires d’urgence, de faire tout notre possible pour réduire les besoins humanitaires, car si l’assistance humanitaire sauve des vies, elle n’est pas la réponse aux crises humanitaires. Comment réduire les besoins humanitaires ? En travaillant sur de multiples fronts. Tout d’abord à travers les solutions politiques. À cet égard, nous fondons espoir dans les processus de paix en cours, même si pour le moment la réalité sur le terrain reste encore très différente. Nous appelons l’ensemble des parties au conflit à respecter leurs engagements, à faire taire les armes, à protéger les civils et à mettre fin aux souffrances des populations affectées. Ensuite en s’attaquant aux causes sous-jacentes et aux nœuds gordiens des conflits, notamment les enjeux d’accès aux ressources, en particulier foncières, l’exploitation illicite des ressources naturelles et les flux financiers illicites. Derrière chacun de ces mots il y a des intérêts, des groupes armés, des conflits, des souffrances. Troisième front : A travers des efforts accrus en matière de prévention des crises, d’anticipation, de réduction, de gestion et de mitigation des risques. Ceci vaut tant pour la problématique des conflits que pour celle des désastres dus aux aléas climatiques. Car gouverner c’est prévoir. Enfin, la mise en œuvre à l’échelle de l’approche nexus Humanitaire–Développement–Paix, qui participe également à ce changement de paradigme. L’action humanitaire ne peut se mener en vase clos : elle doit s’articuler étroitement avec les acteurs du développement et de la paix, et s’inscrire dans des solutions durables, y compris dans les provinces de l’Est. Je tiens à saluer le lancement en décembre dernier du Groupe de concertation national nexus Humanitaire-Développement-Paix, dont l’ambition est d’asseoir le leadership du gouvernement en matière d’implémentation de l’approche nexus HDP. Mesdames et Messieurs, La réussite de la réponse humanitaire, tout comme la réduction durable des besoins humanitaires, dépend non seulement de notre capacité à agir collectivement, mais aussi du rôle central du Gouvernement dans la facilitation, l’orientation stratégique et la création d’un environnement favorable à l’action humanitaire et aux efforts de prévention. À cet égard, nous appelons respectueusement les autorités gouvernementales à agir sur trois leviers essentiels : Premièrement, garantir un accès humanitaire sûr, prévisible et sans entrave, notamment à travers la réouverture sécurisée de certains axes routiers, la facilitation de la circulation du personnel et des biens humanitaires, où qu’ils travaillent, et sans aucune pénalisation ou restriction, ainsi qu’une coopération renforcée avec les forces de sécurité et les autorités provinciales et des pays voisins. Deuxièmement, alléger les obstacles administratifs et financiers, en prenant des mesures fortes, concrètes et immédiates, qu’il s’agisse des procédures d’importation, des exemptions fiscales, de la délivrance des visas, du soutien aux mécanismes de financement des ONG congolaises, ou encore de la recherche de solutions, permettant d’assurer les opérations financières dans les zones actuellement affectées. Troisièmement, préserver la continuité des services sociaux de base, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, de l’éducation et de la protection. Le maintien de ces services est indispensable pour permettre aux acteurs humanitaires de concentrer leurs efforts sur les urgences et les populations les plus vulnérables. Les acteurs humanitaires n’ont pas vocation à se substituer aux services publics. Enfin, renforcer la coordination conjointe est incontournable. Le Cadre National de Concertation Humanitaire et ses mécanismes techniques doivent continuer à être pleinement opérationnels, afin d’orienter les décisions stratégiques et d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris. Excellence, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, L’heure est grave. Cette crise n’est pas une abstraction : ce sont des vies brisées, des familles déracinées, des femmes et des filles exposées à des violences intolérables. Votre leadership est déterminant pour garantir la cohérence et l’efficacité de notre action collective. Dans un contexte où les ressources se raréfient alors que les besoins demeurent immenses, nous devons agir avec responsabilité, solidarité et détermination. La communauté humanitaire reste engagée aux côtés du Gouvernement et résolue à soutenir tous les efforts visant à sauver des vies, à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des communautés. Je vous remercie.
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Publication
10 juillet 2025
Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (CCDD 2025–2029)
Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable est l'instrument stratégique principal par lequel le système des Nations Unies planifie et met en œuvre ses activités de développement au niveau national. Il soutient ainsi l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Ce cadre régit l’ensemble du cycle de programmation, en structurant les phases de planification, d’exécution, de suivi, d’évaluation et de redevabilité de l’action collective menée par le système des Nations Unies.Ce document constitue la référence stratégique pour l’ensemble des interventions des agences, fonds et programmes des Nations Unies, qu’elles soient résidentes ou non-résidentes. Il définit les priorités d’appui du système onusien en alignement avec les objectifs nationaux de développement, et oriente tant les actions conjointes que les initiatives individuelles. En République Démocratique du Congo, les Nations Unies ont adopté une nouvelle façon de travailler pour appuyer le gouvernement dans ses efforts de développement et de stabilisation. Cette approche vise à s’attaquer aux causes structurelles et systémiques des déficits de développement, tout en traitant les causes sous-jacentes des conflits. Elle repose sur une lecture intégrée des dynamiques de fragilité à travers l’approche Nexus – Humanitaire, Développement et Paix – et une meilleure articulation des actions à tous les niveaux du territoire.Au cœur de cette méthode figure la volonté de s’attaquer aux nœuds gordiens – un enchevêtrement complexe de facteurs profondément enracinés tels que les conflits fonciers, l’économie extractive prédatrice, les tensions identitaires instrumentalisées, la faible légitimité de l’État, l’impunité et la défiance envers les institutions. Ces blocages structurels, interconnectés, entretiennent la vulnérabilité chronique de certaines zones du pays et empêchent des avancées durables.Pour relever ce défi, le Système des Nations Unies en RDC a engagé une véritable montée en gamme de son accompagnement stratégique, renforçant sa capacité d’appui-conseil auprès des autorités nationales, mobilisant ses expertises techniques et institutionnelles, et consolidant l’approche intégrée « One UN » pour un soutien plus cohérent, transformationnel et ancré dans les réalités du pays.Pour la période 2025–2029, le Gouvernement congolais et l’Équipe de pays des Nations Unies (UNCT) en RDC se sont donc fixés cinq objectifs stratégiques interdépendants visant à reconfigurer l’appui au développement. Afin d’atteindre ces objectifs l’Équipe des Nations Unies en RDC visent à accroître l’impact du partenariat avec le Gouvernement et à produire des effets multiplicateurs dans plusieurs secteurs clés :Aligné sur le Plan National Stratégique de Développement (PNSD), le CCDD 2025–2029 s’articule autour de quatre axes prioritaires :Croissance économique inclusive : Promotion d’une économie résiliente, inclusive et génératrice d’emplois décents, en particulier pour les jeunes.Gouvernance efficace : Renforcement des institutions, lutte contre la corruption, promotion de la paix, de la sécurité, des droits humains et d’une gouvernance transparente et participative.Accès équitable aux services sociaux de base : Appui à l’amélioration des systèmes éducatifs et de santé, en veillant à ne laisser personne de côté.Gestion durable des ressources naturelles : Réponse aux défis environnementaux par des solutions innovantes, durables et équitables, incluant une gouvernance foncière adaptée au service du développement.Pour garantir une meilleure cohérence des actions sur le terrain et renforcer le partenariat local, le dispositif de coordination provinciale sera consolidé. Huit Équipes provinciales des Nations Unies, couvrant une ou plusieurs provinces, ont été mises en place. Ces équipes faciliteront une planification coordonnée, une mise en œuvre conjointe et un dialogue renforcé avec les autorités locales, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que le secteur privé.L’objectif global demeure : transformer les défis en opportunités et contribuer à un avenir stable, prospère, inclusif et durable pour la RDC.Le coût estimé pour la mise en œuvre du CCDD 2025–2029 s’élève à 3,69 milliards de dollars américains. À cet effet, une stratégie de mobilisation des ressources sera élaborée, reposant sur :Le renforcement des synergies internes au sein du système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé ;La consolidation du dialogue politique autour de la mise en œuvre de la Feuille de route du Cadre National de Financement Intégré (CNFI/INFF) afin d’accélérer la mobilisation des ressources internes ;La sécurisation du financement des cibles prioritaires des ODD par des ressources domestiques accrues ;L’amélioration de l’efficacité de la coordination et de la gestion de l’aide publique au développement.
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Publication
06 juillet 2026
Rapport annuel de résultats 2025
Développement durable en RDC : les résultats d'une première année de partenariat renforcéL’année 2025 marque le début d’un nouveau cycle de partenariat stratégique entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies, à travers la mise en œuvre du Cadre de coopération pour le développement durable 2025-2029. Cette première année d’exécution a permis d’enregistrer des avancées significatives dans les domaines de la transformation économique, de la gouvernance, du développement du capital humain, de l’inclusion sociale et de la transition écologique. Ces résultats témoignent de l’alignement étroit du partenariat sur les priorités nationales de développement et de son engagement à accélérer la réalisation de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (ODD). Au cours de l’année, les Nations Unies ont appuyé des réformes et des initiatives transformatrices ayant un impact concret sur la vie des populations. Ces efforts ont permis de stimuler la création d’emplois, d’élargir l’accès aux services financiers digitaux, de moderniser l’enregistrement des enfants à l’état civil et de renforcer l’efficacité du système judiciaire par la digitalisation des juridictions. Ensemble, ces réalisations contribuent à bâtir une économie plus inclusive, à améliorer la qualité des services publics et à consolider des institutions plus performantes au service du développement durable.Le développement du capital humain a également connu des avancées significatives. Grâce à l’appui du Système des Nations Unies et de ses partenaires, plus de 4 millions d’enfants ont eu accès à des services de vaccination, des centaines de milliers d’entre eux ont bénéficié d’une prise en charge nutritionnelle, et plus de 200 000 élèves ont été soutenus à travers des programmes d’alimentation scolaire. Ces résultats ont contribué à améliorer l’état de santé et les conditions d’apprentissage des enfants, tout en renforçant durablement les systèmes nationaux de santé, d’éducation et de protection sociale.La République démocratique du Congo a poursuivi ses avancées dans les domaines de l’action climatique et de la gestion durable des ressources naturelles. Grâce à l’appui du Système des Nations Unies, près de 200 000 tonnes d’émissions de CO₂ ont été évitées, plus de 102 000 personnes ont participé à des initiatives de conservation, et plusieurs réformes clés ont été accompagnées pour renforcer la gouvernance environnementale. Par ailleurs, des financements innovants ont été mobilisés afin de soutenir l’adaptation au changement climatique, consolider la résilience des populations et promouvoir une gestion durable et inclusive des ressources naturelles.Ces résultats témoignent de la capacité du partenariat entre le Gouvernement et les Nations Unies à produire des impacts durables, même dans un environnement complexe. En misant sur le renforcement des institutions, l’autonomisation des populations et la promotion de solutions innovantes à fort impact, cette coopération constitue un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable et favoriser l’émergence d’une RDC plus résiliente, inclusive et prospère.
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Publication
17 juin 2026
Analyse commune de pays (CCA) - mise à jour 2026
La publication de l’Analyse Commune de Pays (CCA) – mise à jour 2026 marque une étape stratégique dans l’accompagnement du développement de la République démocratique du Congo. Ce document offre une lecture approfondie et renouvelée des dynamiques économiques, sociales, politiques et environnementales du pays, à un moment charnière où les choix opérés conditionnent la trajectoire vers les Objectifs de développement durable (ODD). En cohérence avec l’ambition du système des Nations Unies, cette analyse vise à éclairer les priorités nationales, renforcer la cohérence des interventions et orienter les décisions vers des transformations à fort impact.Par rapport à la version précédente du CCA (2024), cette édition révisée introduit un approfondissement analytique structuré autour des “nœuds gordiens”, mettant en évidence les causes systémiques et interconnectées du sous-développement en RDC, notamment la gouvernance, l’extractivisme, les fragilités institutionnelles et les tensions foncières. Elle propose ainsi une lecture plus intégrée des blocages structurels, insistant sur leur interdépendance et sur la nécessité d’approches séquencées et territorialisées pour produire des effets durables. La mise à jour 2026 se distingue également par une prise en compte renforcée des évolutions récentes du contexte national et régional. Elle met en lumière l’aggravation des dynamiques sécuritaires à l’Est, les contraintes macro-budgétaires accrues, mais aussi les opportunités liées à la transition climatique, aux chaînes de valeur des minerais critiques et aux financements innovants. En outre, le document accorde une place centrale à l’opérationnalisation du principe “Ne laisser personne de côté” (LNOB), en renforçant l’analyse des vulnérabilités multidimensionnelles et des disparités territoriales. Pour la période 2026–2030, le CCA révisé propose une vision résolument tournée vers l’action, articulée autour de leviers d’accélération prioritaires, tels que l'investissement dans le capital humain, la transformation des systèmes alimentaires, l'accès à l’énergie, la mobilisation accrue des ressources intérieures et la valorisation durable du capital naturel. Cette approche met l’accent sur la sélectivité stratégique, la territorialisation des interventions et le renforcement du nexus humanitaire–développement–paix, afin de maximiser l’impact dans un contexte de ressources limitées et de risques élevés. En définitive, cette Analyse Commune de Pays révisée appelle à un engagement collectif renouvelé des acteurs nationaux et internationaux. Elle souligne que la RDC dispose d’atouts considérables, mais que leur transformation en progrès inclusifs dépendra de la capacité à opérer des choix stratégiques, à renforcer la gouvernance et à concentrer les efforts sur des priorités structurantes. La fenêtre 2026–2030 constitue ainsi une opportunité décisive pour accélérer la trajectoire du pays vers un développement durable, inclusif et résilient.
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Histoire
20 juillet 2026
Le Comité de pilotage conjoint du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix évalue les progrès des projets en provinces.
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies ont tenu ce jeudi, 16 juillet 2026, à Kinshasa la réunion du Comité de pilotage conjoint du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (Peacebuilding Fund – PBF), un cadre stratégique de dialogue et de gouvernance destiné à assurer le suivi des investissements en faveur de la paix et de la prévention des conflits dans le pays. L'activité a réuni des représentants du Gouvernement central, des autorités provinciales des provinces connaissant une ou plusieurs interventions du Fonds, des récipiendaires des fonds PBF y compris plusieurs entités du système des Nations Unies et des partenaires techniques et financiers.Les délégués des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Tanganyika, du Kasaï, du Kasaï Central et du Maï-Ndombe ont participé aux travaux, certains en présentiel et d’autres à distance depuis Bunia et Beni. La réunion a été coprésidée par le Secrétaire général au ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au développement, représentant le Ministre d’Etat, ministre du Plan, et le Coordonnateur résident ad intérim du Système des Nations Unies en RDC. Cette rencontre s'inscrivait dans le cadre du suivi régulier du portefeuille des projets soutenus par le PBF afin d'évaluer les progrès réalisés, d'identifier les défis persistants et de renforcer l'impact des interventions dans les zones affectées par des conflits, des tensions communautaires et des crises de gouvernance.À l'ouverture des travaux, le Secrétaire Général au Plan a insisté sur l'importance d'un dispositif de suivi-évaluation performant, fondé sur des données fiables et des résultats mesurables. Une attention particulière a été accordée à la nécessité de renforcer la redevabilité des acteurs, de consolider les mécanismes de collecte d'informations et d'améliorer l'analyse des résultats afin de mieux orienter les décisions stratégiques, surtout au sein du nouveau cadre de résultats du portefeuille PBF en RDC, validé par le Comité de Pilotage dans sa dernière séance. De son côté, le Coordonnateur Résident a rappelé l’importance des partenariats qui permettent au Fonds de continuer à soutenir les communautés, les institutions publiques et les organisations de la société civile engagées dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Les progrès enregistrés dans plusieurs provinces témoignent de la valeur ajoutée d'une approche reposant sur la collaboration entre les autorités nationales, les gouvernements provinciaux, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs locaux.Les discussions ont également permis d'examiner les défis qui continuent à affecter la mise en œuvre de certains projets, notamment les contraintes sécuritaires, les difficultés d'accès à certaines zones d'intervention et les enjeux liés à la durabilité des acquis. Les participants ont souligné la nécessité de renforcer les mécanismes locaux capables de poursuivre les efforts de consolidation de la paix au-delà du financement des projets.Un autre point important des échanges a porté sur l'alignement des interventions financées par le PBF avec les priorités nationales de développement et les objectifs du Cadre de coopération pour le développement durable (CCDD) 2025-2029. Les participants ont salué les efforts déjà entrepris en ce sens et réaffirmé leur volonté de renforcer la cohérence entre les initiatives de consolidation de la paix et les politiques publiques nationales.Les recommandations formulées à l'issue de la réunion visent à améliorer l'efficacité et la portée des interventions futures. Elles mettent notamment l'accent sur le renforcement de la gouvernance foncière, la promotion de la cohésion sociale, l'accompagnement des mécanismes locaux de prévention des conflits ainsi que le soutien à la relance économique dans les zones fragiles ou affectées par les crises. Les participants ont également souligné l'importance d'intégrer davantage les jeunes, les femmes et les organisations communautaires dans les processus de prévention des conflits et de consolidation de la paix, conformément à l'approche inclusive promue par le Fonds.La tenue de cette réunion statutaire démontre l'engagement commun du Gouvernement de la République démocratique du Congo, du Système des Nations Unies et de leurs partenaires à faire du Fonds pour la consolidation de la paix un levier stratégique au service de la stabilité, de la prévention des conflits, du renforcement de la cohésion sociale et du développement durable en RDC.
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Histoire
20 juillet 2026
Le Système des Nations Unies consolide les bases d'un développement durable malgré un contexte de crises persistantes
Dans un contexte marqué par la persistance des crises humanitaires, sécuritaires et socioéconomiques, le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et le Système des Nations Unies (SNU) poursuivent leurs efforts pour accélérer les transformations structurelles indispensables au développement durable du pays.Les résultats enregistrés en 2025 témoignent de la pertinence du Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (CCDD) comme principal instrument de planification stratégique entre le Gouvernement et le SNU. Malgré un environnement parmi les plus complexes au monde, ce partenariat a permis de maintenir le cap sur les priorités nationales en matière de gouvernance, de développement économique, de protection sociale, d'inclusion, de lutte contre les changements climatiques et de renforcement des institutions.Ces avancées constituent des fondations solides pour la mise en œuvre du nouveau Cadre de coopération 2025-2029 et illustrent la volonté commune de bâtir une RDC plus résiliente, plus inclusive et plus prospère.Stimuler l'économie et créer davantage d'opportunités En accompagnant la vision du Gouvernement visant à diversifier l'économie et à promouvoir des emplois décents, le Système des Nations Unies a investi dans le développement des compétences, l'entrepreneuriat, l'inclusion financière et le renforcement des chaînes de valeur productives, avec une attention particulière portée aux jeunes, aux femmes et aux communautés les plus vulnérables.En 2025, ces interventions ont permis la création de plus de 31 000 emplois, tandis que plus de 110 000 personnes ont accédé à des services financiers numériques. Plus de 15 000 ménages ont été intégrés dans des mécanismes d'inclusion financière, 4 700 jeunes et femmes ont bénéficié de formations professionnelles, 90 jeunes entreprises ont été accompagnées et plus de 20 000 petits exploitants agricoles ont reçu un appui pour améliorer leur productivité et leurs revenus.Renforcer des institutions plus performantes et plus inclusives Le renforcement de la gouvernance demeure un levier essentiel pour un développement durable. En appui aux réformes engagées par le Gouvernement, le SNU a soutenu la modernisation de l'administration publique, l'amélioration de l'accès à l'identité légale ainsi que le renforcement de l'État de droit et du système judiciaire.Parmi les résultats marquants figurent la digitalisation de 41 juridictions et de 15 établissements pénitentiaires, l'enregistrement numérique de 174 439 enfants à l'état civil ainsi que l'adoption de cinq réformes nationales dans les domaines de la justice, de la sécurité et de l'inclusion. Les Nations Unies ont également contribué à créer les conditions nécessaires à la relance du deuxième Recensement général de la population, plus de quarante ans après le premier.Investir dans le capital humain Le développement du capital humain reste au cœur du partenariat entre le Gouvernement et les Nations Unies.Dans le secteur de la santé, les interventions ont permis à 4,09 millions d'enfants de bénéficier de vaccins essentiels, dont 2,95 millions contre la rougeole. Plus de 452 000 personnes ont également eu accès à des services de santé essentiels.En matière de nutrition, plus de 510 000 enfants ont bénéficié d'une prise en charge nutritionnelle, dont près de 391 000 souffrant de malnutrition aiguë sévère.Les efforts en faveur de l'éducation ont, quant à eux, permis à 217 476 élèves de bénéficier de programmes d'alimentation scolaire, à 10 110 enseignants de renforcer leurs compétences pédagogiques et à plus de 30 000 élèves de recevoir un accompagnement pour améliorer leurs apprentissages.Accélérer la transition environnementale et renforcer la résilience climatique Face aux effets croissants des changements climatiques, le partenariat entre le Gouvernement et le SNU a également contribué à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles et à renforcer la résilience des communautés.Les interventions menées en 2025 ont permis de réduire environ 200 000 tonnes d'émissions de CO₂, de mobiliser 24 millions de dollars américains en financements environnementaux innovants et d'impliquer plus de 102 000 citoyens dans des initiatives de protection de la nature. Sept politiques environnementales ont été élaborées ou actualisées, tandis que deux systèmes d'information foncière ont été mis en place pour améliorer la gouvernance des terres.Promouvoir l'inclusion et renforcer la cohésion sociale Dans un contexte marqué par les déplacements de populations, les violences et les inégalités, les Nations Unies ont poursuivi leur appui aux initiatives de protection et d'inclusion sociale.Plus de 201 000 survivantes de violences basées sur le genre ont bénéficié d'une assistance, dont plus de 152 000 à travers une prise en charge multisectorielle. En parallèle, 161 084 réfugiés, déplacés internes et retournés ont été enregistrés et dotés de documents d'identité, tandis que près de trois millions de personnes ont bénéficié d'initiatives favorisant des solutions durables et le renforcement de la cohésion sociale.Ces résultats traduisent l'engagement conjoint du Gouvernement et du Système des Nations Unies à ne laisser personne de côté, en renforçant la protection, la dignité et les perspectives des populations les plus exposées aux vulnérabilités.Une mobilisation financière encourageante malgré d'importants besoinsLa mise en œuvre du Cadre de coopération a bénéficié d'une mobilisation de 473,4 millions de dollars américains, témoignant de la confiance renouvelée des partenaires de développement. Les dépenses ont atteint 399,8 millions de dollars, soit un taux d'exécution de 84 %, traduisant une forte capacité de mise en œuvre des agences, fonds et programmes des Nations Unies, malgré un contexte opérationnel particulièrement exigeant et une réduction des effectifs.Le solde disponible, estimé à 73,5 millions de dollars, offre une marge de manœuvre importante pour poursuivre les interventions prioritaires, répondre aux besoins émergents et intensifier les actions dans les zones les plus vulnérables.Toutefois, les besoins demeurent considérables. Avec 35 % seulement des ressources requises mobilisées, sur un besoin total estimé à 1,35 milliard de dollars américains, le renforcement des financements reste indispensable pour accélérer la mise en œuvre du Cadre de coopération et maximiser son impact au bénéfice des populations congolaises.À travers ces résultats, le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies réaffirment leur engagement commun à accompagner les transformations structurelles du pays, en plaçant les populations au cœur de l'action et en poursuivant les efforts en faveur d'un développement durable, inclusif et résilient.Consultez le rapport annuel de résultats 2025 ICI.
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Histoire
07 juillet 2026
DRC Mining Week 2026 : le Système des Nations Unies mobilisé pour une transformation minière durable
La 21ᵉ édition de la DRC Mining Week, organisée du 17 au 19 juin 2026 au Pullman Grand Karavia à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, s’est imposée comme un cadre majeur de réflexion sur l’avenir du secteur extractif en RDC. Placée sous le thème « La transformation de la RDC : d’acteur local à la plaque tournante mondiale pour les minerais critiques », elle a réuni les principaux acteurs du secteur autour des enjeux liés à la gouvernance minière, à l’investissement, à la durabilité et aux retombées socioéconomiques de l’exploitation minière.Dans ce cadre, le Système des Nations Unies en RDC, à travers la dynamique One UN, a pris une part active et coordonnée aux travaux. Cette mobilisation s’est également traduite par l’animation d’un stand commun, qui a servi d’espace d’échanges directs avec les entreprises minières, les investisseurs, les autorités publiques et les organisations de la société civile.« Le secteur extractif se trouve aujourd’hui au cœur des transformations majeures, à la fois nationales et mondiales. Ce potentiel s’accompagne également de défis complexes. Gouvernance, transparence, impacts environnementaux, respect des droits humains, retombées économiques locales, coexistence entre exploitation industrielle et artisanale autant d’enjeux qui exigent des réponses concertées, inclusives et durables… » a déclaré Dr. Patrice Vahard, Chef du BCNUDH et représentant du Coordonnateur Résident à ce rendez-vous Artisanat minier, quelle approche intégrée pour une exploitation durable et inclusive.Durant les travaux de panel, les discussions ont permis de mettre en évidence le rôle considérable de l’exploitation artisanale dans la création des revenus, tout en soulignant les défis liés à son encadrement, à sa formalisation, à la protection de l’environnement et à l’amélioration des conditions de travail. Le SNU a plaidé pour une action concertée impliquant l’État, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers afin de structurer davantage ce secteur et d’en maximiser les retombées positives pour les communautés.« Notre engagement s’inscrit pleinement en appui aux priorités nationales et aux cadres existants, notamment les stratégies de développement, les politiques sectorielles, ainsi que les engagements internationaux liés aux Objectifs de développement durable » a renchéri M. Vahard La présentation de l’esquisse de l’offre programmatique intégrée du Système des Nations Unies dans le secteurLe point culminant de cette participation a été l’organisation, le 19 juin 2026, de l’atelier technique consacré à la présentation de l’esquisse de l’offre programmatique intégrée du Système des Nations Unies dans le secteur minier. Le panel de discussion était composé du Représentant Pays de l’OMS, des Représentantes Adjointes de l’UNICEF et de l’ONU FEMMES, des chefs de bureau provinciaux de la FAO, du BCNUDH, du BIT et de l’UNFPA. Environ 150 personnes dont 30% de femmes ont pris part aux discussions. « Nous sommes convaincus que la transformation du secteur minier passe par plusieurs axes fondamentaux comme le renforcement de la gouvernance et de la transparence ; la formalisation et l’inclusion socio-économique, notamment dans l’exploitation artisanale ; la protection des droits humains et la cohésion sociale ; la durabilité environnementale et climatique et enfin, la création de valeur ajoutée locale » Christoph Vogell du Bureau du Coordonnateur Résident.Les Nations Unies estiment que la richesse des échanges menés lors de cette DRC Mining Week illustre à la fois l’importance stratégique du secteur minier et la diversité des attentes qui s’y rattachent, qu’il s’agisse du développement économique, de la stabilité, de la justice sociale ou encore de la durabilité environnementale. « Pour ce faire, il faut le renforcement des approches intégrées permettant de prévenir et d’éliminer durablement le travail des enfants dans la chaine d’approvisionnement minière » a souligné Mariame Sylla, Représentante adjointe de l’UNICEF.Un engagement renforcé pour le développement durable et la transformation économiqueAu-delà des enjeux strictement liés à l’exploitation minière, la participation du Système des Nations Unies a mis en évidence l’importance d’une approche fondée sur des données fiables pour orienter les politiques publiques. À cet égard, l’UNFPA a soutenu que le processus de recensement général de la population et de l’habitat est un outil stratégique pour améliorer la planification et le ciblage des interventions, y compris dans le secteur minier. Les recommandations formulées ont porté sur la nécessité d’une gouvernance renouvelée du secteur, d’une meilleure protection des travailleurs, d’une lutte accrue contre l’exploitation illicite des ressources naturelles, d’une inclusion économique renforcée des femmes et des jeunes et d’une évaluation d’impact sur les droits humains dans les politiques et investissements miniers pour prévenir les risques et améliorer la redevabilité.Réponse concrète formulée par le Système des Nations Unies aux acteurs miniers et aux organisations de la société civile.Parmi les goulots d’étranglement auxquels font face les communautés locales, les organisations de la société civile et les défenseurs des droits humains environnementaux, figurent les questions de la médecine légale en ce qui concerne les cas de pollution possiblement attribuables aux activités minières. L’OMS a proposé un appui pour développer, avec les autorités provinciales, une approche en santé environnementale et occupationnelle adaptée au secteur minier. À travers cette réponse, le Système des Nations Unies réaffirme son rôle de partenaire stratégique de la RDC pour promouvoir une exploitation des ressources naturelles plus durable, équitable et respectueuse des droits des communautés.
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Histoire
07 juillet 2026
Quand la terre divise, le dialogue peut reconstruire
Dans les plaines de Kwamouth, une question en apparence simple a fini par bouleverser des milliers de vies : à qui appartient la terre ? Au fil des années, les tensions autour de l’accès et de la gestion des terres ont alimenté une crise qui s’est étendue du Mai-Ndombe au Kwango, au Kwilu et jusqu’à Maluku, à Kinshasa. Derrière les chiffres – plus de 3 000 morts et quelque 161 000 personnes déplacées – se cachent des familles séparées, des communautés fragilisées et des moyens de subsistance perdus. Mais au-delà de l’urgence humanitaire, une autre réalité s’impose : la paix durable ne peut être construite sans s’attaquer aux causes profondes du conflit.C’est dans cette perspective que le Gouvernement de la République démocratique du Congo, avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) et du Système des Nations Unies, a lancé un nouveau projet destiné à renforcer la prévention et la gestion des conflits fonciers dans les zones affectées. Mis en œuvre par ONU-Habitat, avec la participation de FAO, OIM et BCNUDH, ce programme place les communautés au cœur de la solution. Son ambition est simple mais essentielle : transformer la terre, souvent source de division, en levier de cohésion sociale et de développement.Pendant les trois prochaines années, les actions prévues iront bien au-delà de la médiation des conflits. Elles viseront à améliorer la gouvernance foncière, renforcer le dialogue entre communautés, soutenir les femmes confrontées à l’exclusion foncière, offrir de nouvelles perspectives économiques aux jeunes et accompagner les communautés dans leur relèvement. Plus de 14 000 personnes bénéficieront directement du projet, tandis que près de 70 000 autres en ressentiront les effets indirects. Derrière ces chiffres, il y a des chefs coutumiers appelés à dialoguer, des femmes réclamant un accès plus équitable à la terre, des jeunes cherchant une alternative à la violence et des familles qui aspirent simplement à vivre et produire en sécurité.Au fond, ce projet raconte une histoire de reconstruction. Celle de communautés qui ont trop longtemps vécu dans la méfiance et qui cherchent aujourd’hui à renouer le dialogue. Celle de femmes qui revendiquent leur place dans les décisions foncières. Celle de jeunes qui ont besoin d’opportunités plutôt que de conflits. Celle aussi d’institutions nationales et locales qui travaillent ensemble pour restaurer la confiance là où elle s’est fragilisée. Pendant trois ans, le succès du projet ne se mesurera pas seulement au nombre de réunions organisées ou de documents produits. Il se lira surtout dans la capacité d’un agriculteur à cultiver sa terre sans crainte, d’une famille déplacée à retrouver ses repères, de communautés voisines à résoudre leurs différends autour d’une même table plutôt que dans la violence. Derrière les investissements, les formations et les mécanismes de dialogue, l’ambition est finalement simple : faire de la terre non plus une ligne de fracture, mais un point de rencontre. Car lorsque les droits sont reconnus, que les voix sont entendues et que les opportunités sont partagées, la paix cesse d’être un objectif lointain pour devenir une réalité vécue au quotidien.
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Histoire
03 juillet 2026
Le Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa renforcé contre les menaces zoonotiques
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec l’appui du Pandemic-Fund, a procédé, jeudi 18 juin 2026, à Kinshasa, à la remise officielle de matériels et d’équipements au Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa (LVCK), en vue de renforcer les capacités de détection précoce, de confirmation des cas et de gestion des risques selon l’approche “Une Santé”. C’était en présence du Directeur Administratif financier du Secrétariat général de Pêche et Elevage.Cette remise officielle intervient dans le contexte particulier de la République démocratique du Congo (RDC) qui fait face à une situation sanitaire préoccupante, marquée par la récurrence d’épidémies et d’urgences de santé publique particulièrement dans le contexte de la réponse en cours à la 17e épidémie de la maladie à virus Ebola, déclarée dans l’Est du pays.Un appui significatifIl est important de souligner que cette assistance technique de la FAO est constituée d’un thermocycleur en temps réel de pointe, d’un réfrigérateur destiné à la conservation des échantillons, d’un lot de réactifs et de consommables de laboratoire, ainsi que de matériel de prélèvement et de transport des échantillons et d’équipements de protection individuelle.Le Représentant adjoint de la FAO en RDC, Abdoul Nasser Ibrahim, a précisé que l’insuffisance des activités de préparation aux urgences zoosanitaires limite la détection précoce et freine la riposte. ''Il est indispensable de renforcer nos capacités pour protéger nos populations et répondre efficacement aux menaces sanitaires'', a-t-fait savoir.Le Représentant du Secrétaire général à la Pêche et élevage, M. Nestor Mwezezo Samitamba, directeur administratif au Secrétariat général, a saisi l’occasion pour saluer la volonté de la FAO, d’accompagner le gouvernement congolais dans le renforcement du système national de santé animale selon l’approche “One Health”. »''Autant que vous le savez comme moi, la performance d’un laboratoire repose sur des piliers indissociables, à savoir l’expertise de ses équipes et la qualité de ses outils de travail'', a-t-il déclaré.Le directeur de service au Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa, Dr Constant Sibitali, a quant à lui précisé que la réception de ces matériels et équipements de laboratoire constitue une étape importante dans le processus de modernisation du Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa. ''Ces outils contribueront à améliorer les capacités techniques, à renforcer la qualité des analyses réalisées et à soutenir les efforts nationaux de prévention et de contrôle des maladies animales, notamment celles à potentiel zoonotique'', a-t-il renchérit. Cette activité qui se réalise grâce au financement de Pandemic Fund, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet SOPRAP, exécuté par la FAO et qui est axé essentiellement sur la surveillance, le système des laboratoires et le renforcement des ressources humaines.
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Communiqué de presse
20 juin 2026
Les Nations Unies réaffirment leur engagement pour un secteur minier durable, inclusif et respectueux des droits humains en RDC
Lubumbashi, le 19 juin 2026. Le Système des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) a participé à la DRC Mining Week 2026, tenue du 17 au 19 juin à Lubumbashi. À cette occasion, les Nations Unies ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Gouvernement de la RDC et l’ensemble des parties prenantes dans la transformation du secteur minier en un moteur de développement durable.Au cours des échanges, le Système des Nations Unies a recommandé une approche intégrée fondée sur une gouvernance transparente, l’amélioration des conditions de travail, la formalisation du secteur artisanal, la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles, et l’inclusion économique des femmes et des jeunes, tout en assurant la protection de l’environnement, de la santé publique et de la cohésion sociale dans les zones minières. Il a préconisé également l’intégration systématique d’évaluations d’impact sur les droits humains dans les politiques et investissements miniers afin de prévenir les risques, éclairer les décisions et renforcer la redevabilité des acteurs. Ces orientations, alignées sur les standards internationaux, notamment les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises, visent un développement minier respectueux des droits et du bien-être des populations.Par ailleurs, les Nations Unies se sont félicitées des avancées réalisées dans l’organisation du recensement général de la population et de l’habitat, une étape essentielle pour renforcer la disponibilité de données démographiques fiables et désagrégées. Ces données constituent un levier fondamental pour éclairer la planification territoriale, améliorer le ciblage des politiques publiques et dans le secteur minier. Elles contribuent ainsi à promouvoir des interventions plus équitables, mieux adaptées aux réalités locales et alignées sur le principe de ne laisser personne de côté.À travers son expertise multisectorielle, le Système des Nations Unies accompagne la RDC dans le renforcement des cadres normatifs et institutionnels, la promotion des normes environnementales et sociales, et l’intégration des droits humains et du genre dans les politiques publiques.Les Nations Unies ont réitéré leur engagement à travailler en étroite collaboration avec le Gouvernement, le secteur privé, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers afin de promouvoir un secteur minier plus transparent, plus inclusif et plus respectueux des droits humains, créateur d’emplois décents, et contribuant pleinement au développement durable et à la stabilité de la RDC.
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Communiqué de presse
19 mars 2026
La RDC lance un projet conjoint pour renforcer la protection sociale et promouvoir l’accès à un travail décent
Ce projet conjoint est destiné à renforcer les systèmes nationaux de protection sociale et à promouvoir l’accès à un travail décent pour les populations les plus vulnérables.Financé par le Fonds conjoint pour les Objectifs de Développement Durable (Joint SDG Fund), ce nouveau programme vise à bâtir des passerelles solides entre la protection sociale non contributive et contributive, à élargir la couverture de ces dispositifs, et à améliorer le développement des compétences et les politiques d’emploi. L’initiative ambitionne également d’accompagner les personnes exposées à la précarité vers des opportunités économiques plus stables, productives et durables.Ce projet soutient les priorités du Gouvernement en matière de création d’emplois, de valorisation du capital humain et de réduction de la pauvreté, conformément au Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028). « À cet égard, l’initiative que nous lançons aujourd’hui constitue une étape importante. Elle vient renforcer les efforts engagés par le Gouvernement pour promouvoir une croissance inclusive, soutenir les transitions économiques nécessaires et créer davantage d’opportunités pour notre jeunesse », a déclaré Son Excellement Monsieur Guylain Nyembo Mbwizya, Ministre d’Etat, Ministre du Plan et de la Coordination pour le Développement.Aujourd’hui en RDC, près de 86 % d’emplois se situent dans l’économie informelle, tandis que seuls 5 % de la population bénéficient d’un régime de protection sociale, essentiellement les travailleurs du secteur formel. Dans ce contexte, les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables rencontrent encore d’importants obstacles pour accéder à des compétences pertinentes, à des mécanismes de protection adéquats, et à des opportunités économiques durables.Porté par le Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, sous la coordination du Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies, le projet bénéficie d’un appui technique du Bureau international du Travail (BIT), du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), ainsi que de la Banque mondiale. À travers des actions complémentaires, les partenaires soutiendront le renforcement de l’employabilité, l’accès aux opportunités économiques et l’extension de la protection sociale.En plaçant la population au cœur de l’action, l’initiative bénéficiera directement à 1 500 jeunes, dont au moins 40 % de femmes, grâce à un programme pilote intégrant formation, entrepreneuriat et accès à la sécurité sociale. Parallèlement, le projet contribuera au renforcement des capacités des institutions nationales et à l’amélioration de la coordination entre les systèmes de protection sociale, de développement des compétences et d’emploi, afin de produire un impact durable à grande échelle.À travers cette initiative, le Gouvernement réaffirme son engagement à agir de manière concertée avec les partenaires nationaux afin soutenir une mise en œuvre coordonnée du programme et accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable.S’exprimant au nom du Coordonnateur Résident des Nations Unies en RDC, Madame Nteba Soumano, Directrice du Bureau international du Travail en RDC, a réaffirmé l’engagement du Système des Nations Unies à appuyer la mise en œuvre coordonnée du projet : «Je réaffirme ici l’engagement du Système des Nations Unies à soutenir le Gouvernement (…) afin d’assurer une meilleure coordination des interventions des partenaires et de réduire la fragmentation des sous-secteur de l’emploi et de la protection sociale. »
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Communiqué de presse
13 mars 2026
Le Gouvernement, la Banque Mondiale et l’UNOPS unissent leurs forces pour la restauration des paysages avec la remise de 82 tracteurs au projet PIFORES
Lors d'une cérémonie offi cielle à l'entrepôt TCK de Limete, le Gouvernement a réceptionné un lot de 82 tracteurs agricoles destinés au Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES).
Ce matériel, acquis par l’UNOPS sur fi nancement de la Banque mondiale, est destiné aux Agences Locales d’Exécution (ALE) pour transformer durablement les paysages forestiers et améliorer les revenus ruraux dans sept provinces du pays.
Prenant la parole, le Coordonnateur National de l’UC-PIF, Monsieur Clément Vangu Lutete, a souligné que cette dotation s'inscrit dans la Composante 2 du projet, dédiée au développement des chaînes de valeur de l'agroforesterie. « Ces équipements permettront d’accroître la séquestration du carbone et de renforcer le rôle de la RDC dans les eff orts mondiaux pour le climat », a-t-il déclaré, tout en réaffi rmant l'engagement de son unité à une gestion rigoureuse et transparente.
De son côté, la Directrice pays de l’UNOPS, Madame Mouna El Jaouhari, a mis en avant l'expertise technique et logistique déployée pour cette acquisition internationale en accompagnant les priorités nationales tout en s'alignant au cadre de coopération des Nations unies en RDC. « Au-delà de la remise des clés, l'UNOPS accompagne la formation certifi ante de 82 opérateurs issus des communautés locales pour garantir une utilisation effi cace, durable et sécurisée de ces investissements », a-t-elle précisé, soulignant la solidité du partenariat avec le Gouvernement et la Banque mondiale.
Le Spécialiste principal en foresterie de la Banque mondiale et Chargé du projet PIFORES, M. Patrice Savadogo, a rappelé l'urgence de l'action : « Des millions de familles défrichent les forêts par nécessité, faute d'alternatives. Avec ces 82 tracteurs, nous accélérons la dynamique de gestion durable. » Il a également insisté sur l'inclusion, fi xant pour objectif que 20% des sous-projets agroforestiers soient dirigés par des femmes et 20% par des jeunes d'ici 2030.
Enfi n, Madame Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, représentant Son Excellence Madame la Ministre, a offi ciellement remis les équipements en saluant une étape majeure pour concilier protection de la biodiversité et développement économique. « Cet événement illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un développement inclusif capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant notre capital naturel », a-t-elle conclu.
Ce matériel, acquis par l’UNOPS sur fi nancement de la Banque mondiale, est destiné aux Agences Locales d’Exécution (ALE) pour transformer durablement les paysages forestiers et améliorer les revenus ruraux dans sept provinces du pays.
Prenant la parole, le Coordonnateur National de l’UC-PIF, Monsieur Clément Vangu Lutete, a souligné que cette dotation s'inscrit dans la Composante 2 du projet, dédiée au développement des chaînes de valeur de l'agroforesterie. « Ces équipements permettront d’accroître la séquestration du carbone et de renforcer le rôle de la RDC dans les eff orts mondiaux pour le climat », a-t-il déclaré, tout en réaffi rmant l'engagement de son unité à une gestion rigoureuse et transparente.
De son côté, la Directrice pays de l’UNOPS, Madame Mouna El Jaouhari, a mis en avant l'expertise technique et logistique déployée pour cette acquisition internationale en accompagnant les priorités nationales tout en s'alignant au cadre de coopération des Nations unies en RDC. « Au-delà de la remise des clés, l'UNOPS accompagne la formation certifi ante de 82 opérateurs issus des communautés locales pour garantir une utilisation effi cace, durable et sécurisée de ces investissements », a-t-elle précisé, soulignant la solidité du partenariat avec le Gouvernement et la Banque mondiale.
Le Spécialiste principal en foresterie de la Banque mondiale et Chargé du projet PIFORES, M. Patrice Savadogo, a rappelé l'urgence de l'action : « Des millions de familles défrichent les forêts par nécessité, faute d'alternatives. Avec ces 82 tracteurs, nous accélérons la dynamique de gestion durable. » Il a également insisté sur l'inclusion, fi xant pour objectif que 20% des sous-projets agroforestiers soient dirigés par des femmes et 20% par des jeunes d'ici 2030.
Enfi n, Madame Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, représentant Son Excellence Madame la Ministre, a offi ciellement remis les équipements en saluant une étape majeure pour concilier protection de la biodiversité et développement économique. « Cet événement illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un développement inclusif capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant notre capital naturel », a-t-elle conclu.
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Communiqué de presse
11 mars 2026
Les Nations Unies condamnent fermement l’escalade de la violence ayant causé la mort d’un membre de son personnel et de deux autres civils à Goma
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Chef par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), et agent habilité par intérim des Nations Unies pour les questions de sécurité, Monsieur Bruno Lemarquis, condamne fermement l’escalade de la violence observée mercredi matin à Goma, marquée notamment par l’utilisation de drones d’attaque ayant tragiquement entraîné la mort d’un membre du personnel des Nations Unies, et de deux civils, ainsi que des dommages à des habitations civiles.« Je condamne avec la plus grande fermeté l’usage d’armes et de drones d’attaques qui mettent en danger les populations civiles et le personnel des Nations Unies. Cette escalade de la violence est profondément préoccupante », a déclaré Bruno Lemarquis.Le Chef par intérim de la MONUSCO exprime ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues du membre du personnel décédé, ainsi qu’aux familles des autres victimes civiles. Il salue le dévouement et le professionnalisme du personnel des Nations Unies au service du peuple congolais et exprime sa solidarité avec toutes les personnes affectées par cet acte de violence.Monsieur Lemarquis rappelle que les attaques contre le personnel des Nations Unies pourraient constituer des crimes de guerre conformément au Statut de Rome établissant la Cour pénale internationale et rappelle à toutes les parties leurs obligations au regard du droit international humanitaire, y compris les principes de distinction et de protection des populations civiles et des sites civils. Il appelle à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incident et souligne la nécessité de mener une enquête rapide, indépendante et crédible afin d’identifier les responsables et de les traduire en justice.« Nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement les violences, conformément à leur engagement de respecter le cessez-le-feu ; à privilégier la voie de la solution politique et le dialogue afin de protéger les populations civiles ; et à capitaliser sur les gains récemment obtenus dans le cadre des efforts de paix », a ajouté M. Lemarquis.
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Communiqué de presse
10 mars 2026
Solutions durables en Ituri : l’ONU et l’Équipe Europe réaffirment leur engagement aux côtés du Gouvernement provincial
À l’occasion de la présentation de la première Stratégie provinciale des Solutions Durables en Ituri (2026–2030), élaborée sous le leadership du Gouverneur Militaire le Lieutenant-General Johnny LUBOYA Nkashama, deux missions coordonnées du système des Nations Unies et de l’Équipe Europe (Team Europe Initiative – Paix et Sécurité) ont séjourné à Bunia du 2 au 6 mars 2026. Ces missions ont réaffirmé l’engagement partagé en faveur de la protection des civils, du renforcement de la cohésion sociale et de solutions durables face aux défis persistants en Ituri. Province stratégique de l’Est de la RDC, l’Ituri reste fortement affectée par des violences armées entraînant des déplacements massifs, mais offre également des opportunités en matière de stabilisation et de retour. Dans ce contexte, la nouvelle Stratégie provinciale constitue une avancée majeure vers une approche véritablement intégrée humanitaire–développement–paix (HDP Nexus). Elle ambitionne de contribuer à faire de l’Ituri « une province résiliente, inclusive et pacifiée, où les personnes déplacées internes, les retournés et les communautés hôtes vivent dans la paix, la dignité, la sécurité et la prospérité grâce à des solutions durables intégrées ».Lors de visites d’activités financées par l’Union européenne et ses États membres, ainsi que par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) des Nations Unies, les deux missions ont souligné l’importance du leadership national et provincial dans le cadre de la mise en œuvre, à l’échelle, de cette stratégie, d’accroître les synergies et de s’inscrire durablement dans le cadre structurant qu’offre cette stratégie provinciale.Le Gouverneur et son équipe ont réaffirmé leur disponibilité dans la coordination des acteurs humanitaires, de développement et de paix en Ituri. Le système des Nations Unies, à travers son équipe provinciale pour l’Ituri, et l’Équipe Europe ont exprimé leur engagement à accompagner une mise en œuvre inclusive, territorialisée et cohérente, en appui à cette ambition provinciale, en portant une attention particulière à l’égalité de genre et à la participation des femmes. Cette dynamique vise à renforcer une convergence entre construction de la paix, stabilisation, protection des civils et développement durable, afin de s’attaquer aux causes structurelles des besoins humanitaires et d’accompagner l’Ituri sur la voie de la paix et de la résilience.
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