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10 avril 2026
De la précarité à l’espoir : Aïsha, symbole de résilience au Nord-Kivu
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10 avril 2026
Les initiatives économiques renforcent la résilience des femmes vulnérables en Ituri.
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01 avril 2026
Haut-Katanga : l'ONUDI et ses partenaires appuient une nouvelle filière stratégique pour la formation et l’emploi des jeunes
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Organismes de l'ONU en RD Congo
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en RD Congo.
Allocution
10 mars 2026
Message du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, M. Bruno Lemarquis en marge de la Célébration de la Journée des droits des femmes – 2026
La Journée internationale des droits des femmes 2026, placée sous le thème mondial « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », nous rappelle avec force que l’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable.En République démocratique du Congo, le Gouvernement et ses partenaires, dont le Système des Nations Unies, ont choisi de décliner cette célébration autour du thème « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles ». Ce choix résonne profondément dans un pays où, depuis des décennies, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut et portent le poids des conflits, des violences, des déplacements forcés et des inégalités structurelles.En ce jour, je souhaite réaffirmer avec la plus grande clarté : les droits des femmes ne sauraient être négociés ni relativisés. Ils doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés, partout et pour toutes.Pourtant, trop de femmes et de filles demeurent confrontées aux violences basées sur le genre, à des discriminations ainsi qu’à des obstacles persistants notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques. Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité, garantir leurs droits relève d’un impératif moral, juridique et politique.Le Système des Nations Unies œuvre aux côtés du Gouvernement pour transformer ces droits en réalités tangibles. Nous appuyons notamment :La Commission nationale des droits de l’homme, afin de documenter et suivre les cas de violences basées sur le genre, pour que chaque violation soit identifiée, signalée et traitée.La prise en charge multisectorielle des survivantes, en renforçant l’accès à la justice, aux soins, au soutien psychosocial et à la réinsertion, y compris professionnelle.Les cliniques juridiques et les audiences foraines, qui ont permis de condamner des auteurs de violences sexuelles et de consolider la lutte contre l’impunité.La formation des Officiers de Police Judiciaire, des enseignants et des leaders communautaires, afin de prévenir les violences et de transformer durablement les normes sociales.L’autonomisation économique constitue un levier déterminant pour la dignité et la résilience. À travers nos programmes, nous soutenons les femmes vivant dans des zones affectées par les crises, les déplacements et l’insécurité alimentaire. A titre d’exemple :Plus de 100 000 femmes ont été formées aux techniques agricoles améliorées, renforçant leur productivité et leur capacité d’adaptation face aux chocs climatiques et sécuritaires.Plus de 10 000 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit permettent aux femmes d’accéder à l’épargne, au crédit et à l’investissement productif.Nous accompagnons la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture, Par ailleurs nous poursuivons une politique de tolérance zéro face aux violences basées sur le genre.Agir aujourd’hui pour les droits des femmes et des filles, c’est reconnaître notre responsabilité collective. C’est renforcer la justice sociale, transformer les normes, promouvoir des politiques inclusives et garantir que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité.Ensemble — Gouvernement, partenaires, société civile, communautés et Nations Unies — nous pouvons bâtir un environnement où les femmes ne sont pas seulement protégées, mais pleinement actrices de leur avenir.En cette Journée internationale des droits des femmes, renouvelons notre engagement commun : aucune femme, aucune fille ne doit être laissée pour compte.
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Allocution
26 janvier 2026
Allocution de Monsieur Bruno Lemarquis, Coordonnateur Humanitaire, à l'occasion du lancement du plan de bésoins et de réponse humanitaire 2026
Excellence Madame la Ministre d’Etat, Ministre des affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale,Mesdames et messieurs les membres du gouvernement,Mesdames et Messieurs les Secrétaires Généraux et hauts cadres de l’administration publique,Distinguées membres du corps diplomatique,Chers partenaires techniques et financiers,Chers représentants des organisations du Système des Nations UniesMesdames et Messieurs les représentants des ONG nationales et internationales, partenaires humanitaires œuvrant en RDC Mesdames et Messieurs,Nous sommes réunis aujourd’hui pour le lancement du Plan de Réponse aux Besoins Humanitaires en République démocratique du Congo pour l’année 2026. Je vous remercie pour votre présence et pour l’importance que vous accordez à cette rencontre, dans un contexte humanitaire d’une gravité exceptionnelle. Je souhaite remercier son Excellence Madame la ministre d’Etat, ministre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale, pour son leadership constant, sa vision, et l’étroite collaboration avec la communauté humanitaire. Mes pensées vont tout d’abord aux nombreuses victimes des conflits et des catastrophes en République Démocratique du Congo, dont les vies ont été profondément bouleversées, brisées et rendues précaires par l’insécurité et l’incertitude. Je souhaite également rendre hommage aux travailleuses et travailleurs humanitaires qui œuvrent en RDC, avec une pensée spéciale pour nos treize collègues qui ont perdu la vie en 2025 dans l’exercice de leur mission. Leur courage, leur sens du devoir et leur humanité nous obligent. Mes remerciements vont à tous les partenaires humanitaires, aux membres de l’Équipe Humanitaire Pays, aux ONG nationales et internationales, aux agences des Nations Unies, ainsi qu’à tous les collègues sur le terrain, qui œuvrent chaque jour dans des conditions souvent difficiles. Je remercie également nos partenaires techniques et financiers pour leur soutien indéfectible et indispensable. Mesdames et Messieurs, Comme nous le savons bien, la RDC demeure confrontée à l’une des crises humanitaires les plus prolongées, les plus complexes et les plus sévères au monde. Une crise trop souvent négligée, qui ne fait que rarement la une des médias internationaux, et qui n’est pas souvent à l’ordre du jour des agendas de la communauté internationale. C’est dans un contexte sans précédent, marqué par une profonde crise sécuritaire et une crise humanitaire dramatique à l’Est de la RDC, combinées à une baisse drastique des financements, que nous lançons ce jour le plan de réponse humanitaire, fruit de la mobilisation des autorités au niveau national et provincial en collaboration avec les acteurs humanitaires. Ce plan est la synthèse de choix cornéliens que nous avons dû faire, tiraillés entre des besoins humanitaires immenses et des moyens sévèrement réduits. Depuis janvier 2025, l’espace humanitaire et l’environnement opérationnel se sont profondément détériorés. La prise de contrôle de territoires il y a un an par l’AFC/M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ont redessiné les lignes de contrôle. La situation humanitaire et les mouvements de population dans ces zones, de même que l’environnement opérationnel, ont fortement évolué. Par ailleurs les affrontements persistants en Ituri, de même que les atrocités commises par les ADF, ont considérablement compliqué l’accès et les opérations humanitaires. Tout ceci a engendré des vagues massives de déplacements de populations, et contribué à creuser davantage les besoins humanitaires. La fermeture prolongée de l’aéroport de Goma a perturbé les chaînes d’approvisionnement. Les pressions exercées sur les acteurs humanitaires, notamment sur les ONG, et tout particulièrement les ONG nationales et locales, ont ralenti l‘assistance humanitaire. Les violations répétées du droit international humanitaire et des droits humains ont accentué les risques de protection, notamment pour les femmes et les filles. Les principaux indicateurs humanitaires pour l’ensemble de l’année 2025 le prouvent, la situation a rarement été aussi critique. Plus de 200,000 survivantes de VBG ont été prises en charge en 2025, près du double de victimes assistées par rapport à 2024. Et ce chiffre ne représente que la partie visible de l’iceberg. Ceci est intolérable. L’insécurité alimentaire s’est davantage creusée. 26,6 millions de personnes (plus d’un cinquième de la population) seront en phase IPC 3 ou plus en 2026, contre 24.8 millions en 2025, avec également une augmentation du nombre de territoires passant en phase 4, le niveau urgence. Les vulnérabilités de 2025 ont fait basculer 1.8 million de personnes additionnelles dans l’insécurité alimentaire. Quant à la malnutrition aiguë, elle continue de toucher 4.2 millions d’enfants. Les épidémies ont également atteint des niveaux alarmants. En 2025, les cas de choléra ont plus que doublé, passant de 33 000 en 2024 à près de 70 000, la pire épidémie depuis 25 ans. Dans le même temps, les cas de Mpox ont connu une augmentation de 80%, atteignant 89 000 personnes. Le pays compte actuellement 5.3 millions de personnes déplacées internes, dont près de 4 millions dans les seules provinces de l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et Tanganyika) et 4.1 millions de personnes retournées. Les récents affrontements au Sud-Kivu ont forcé environ 700 000 personnes additionnelles à fuir, y compris vers le Tanganyika ou dans le Burundi voisin.Mesdames et messieurs,À cette détérioration humanitaire s’ajoute une crise historique du financement de l’aide publique au développement et à l’action humanitaire. La diminution ou la suspension drastiques de certains financements humanitaires, dont une part plus que significative provenait des États-Unis (70% en 2024), a fragilisé les opérations à une vitesse fulgurante. En 2024, le plan de réponse humanitaire était financé à 54%, soit 1,38 milliard de dollars américains. En 2025, à peine 24% des financements ont été couverts, soit 610 millions de dollars américains. Conscients de ces enjeux financiers, essentiels à la continuité de la réponse humanitaire, nous avons intensifié nos efforts de plaidoyer, notamment à travers la Conférence de Paris d’octobre 2025, qui a permis de remettre la crise humanitaire en RDC au centre de l’attention internationale. Nous espérons que les engagements financiers annoncés à cette occasion se traduiront concrètement dans les mois à venir. Les conséquences de cette baisse de financement sont dramatiques et nous faisons le suivi de l’impact, en matière notamment d’aide sanitaire et d’accès aux traitements, de santé maternelle et infantile, d’assistance alimentaire, de services de protection. Malgré tout, la communauté humanitaire a réussi à apporter une assistance humanitaire à près de 8.2 millions de personnes à fin novembre 2025. Ceci nous conduit au constat que nous ne pourrons pas continuer à faire plus avec moins. C’est ainsi que le processus de “réinitialisation humanitaire”, ou “humanitarian reset” en anglais, lancé par le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Tom Fletcher, a guidé notre travail de priorisation, pour une réponse plus ciblée, coordonnée, redevable et efficiente envers les populations. Ce processus repose sur, i) une hyper-priorisation des besoins, ii) une simplification et une amélioration de l’architecture de coordination, iii) un engagement pour la localisation et un rôle plus déterminant des ONG nationales, iv) une redevabilité renouvelée envers les communautés, et v) le recours aux innovations.Mesdames et Messieurs, Le plan de réponse humanitaire 2026 qui sera présenté aujourd’hui estime à 14,9 millions le nombre de personnes dans le besoin. Parmi elles, la communauté humanitaire prévoit d’apporter une assistance vitale d’urgence à 7,3 millions de personnes, pour des besoins financiers évalués à 1,4 milliard de dollars américains. Je veux préciser que si le nombre de personnes dans le besoin est passé d’environ 22 millions en 2025 à 14,9 millions en 2026, cela ne signifie aucunement une amélioration de la situation humanitaire, mais simplement une priorisation plus stricte et un focus exclusif sur les personnes aux niveaux de vulnérabilité les plus élevés.La conjugaison de besoins immenses et d’une réalité financière de plus en plus contraignante nous impose des choix difficiles. Elle souligne surtout l’urgence d’un engagement financier renouvelé et renforcé. En ces temps de fortes contraintes budgétaires, et malgré un contexte international peu favorable, nous comptons sur la générosité renouvelée des donateurs de la RDC. Parallèlement, nous nous engageons à explorer toutes les opportunités de financement et de mobilisation de ressources alternatives. Mesdames et Messieurs, La situation est donc particulièrement complexe. Mais dans chaque crise il y a des opportunités, et je pense que le contexte actuel doit nous inciter encore plus à ajuster nos approches. Il est donc plus que jamais primordial, en plus d’apporter une réponse aux besoins humanitaires d’urgence, de faire tout notre possible pour réduire les besoins humanitaires, car si l’assistance humanitaire sauve des vies, elle n’est pas la réponse aux crises humanitaires. Comment réduire les besoins humanitaires ? En travaillant sur de multiples fronts. Tout d’abord à travers les solutions politiques. À cet égard, nous fondons espoir dans les processus de paix en cours, même si pour le moment la réalité sur le terrain reste encore très différente. Nous appelons l’ensemble des parties au conflit à respecter leurs engagements, à faire taire les armes, à protéger les civils et à mettre fin aux souffrances des populations affectées. Ensuite en s’attaquant aux causes sous-jacentes et aux nœuds gordiens des conflits, notamment les enjeux d’accès aux ressources, en particulier foncières, l’exploitation illicite des ressources naturelles et les flux financiers illicites. Derrière chacun de ces mots il y a des intérêts, des groupes armés, des conflits, des souffrances. Troisième front : A travers des efforts accrus en matière de prévention des crises, d’anticipation, de réduction, de gestion et de mitigation des risques. Ceci vaut tant pour la problématique des conflits que pour celle des désastres dus aux aléas climatiques. Car gouverner c’est prévoir. Enfin, la mise en œuvre à l’échelle de l’approche nexus Humanitaire–Développement–Paix, qui participe également à ce changement de paradigme. L’action humanitaire ne peut se mener en vase clos : elle doit s’articuler étroitement avec les acteurs du développement et de la paix, et s’inscrire dans des solutions durables, y compris dans les provinces de l’Est. Je tiens à saluer le lancement en décembre dernier du Groupe de concertation national nexus Humanitaire-Développement-Paix, dont l’ambition est d’asseoir le leadership du gouvernement en matière d’implémentation de l’approche nexus HDP. Mesdames et Messieurs, La réussite de la réponse humanitaire, tout comme la réduction durable des besoins humanitaires, dépend non seulement de notre capacité à agir collectivement, mais aussi du rôle central du Gouvernement dans la facilitation, l’orientation stratégique et la création d’un environnement favorable à l’action humanitaire et aux efforts de prévention. À cet égard, nous appelons respectueusement les autorités gouvernementales à agir sur trois leviers essentiels : Premièrement, garantir un accès humanitaire sûr, prévisible et sans entrave, notamment à travers la réouverture sécurisée de certains axes routiers, la facilitation de la circulation du personnel et des biens humanitaires, où qu’ils travaillent, et sans aucune pénalisation ou restriction, ainsi qu’une coopération renforcée avec les forces de sécurité et les autorités provinciales et des pays voisins. Deuxièmement, alléger les obstacles administratifs et financiers, en prenant des mesures fortes, concrètes et immédiates, qu’il s’agisse des procédures d’importation, des exemptions fiscales, de la délivrance des visas, du soutien aux mécanismes de financement des ONG congolaises, ou encore de la recherche de solutions, permettant d’assurer les opérations financières dans les zones actuellement affectées. Troisièmement, préserver la continuité des services sociaux de base, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, de l’éducation et de la protection. Le maintien de ces services est indispensable pour permettre aux acteurs humanitaires de concentrer leurs efforts sur les urgences et les populations les plus vulnérables. Les acteurs humanitaires n’ont pas vocation à se substituer aux services publics. Enfin, renforcer la coordination conjointe est incontournable. Le Cadre National de Concertation Humanitaire et ses mécanismes techniques doivent continuer à être pleinement opérationnels, afin d’orienter les décisions stratégiques et d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris. Excellence, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, L’heure est grave. Cette crise n’est pas une abstraction : ce sont des vies brisées, des familles déracinées, des femmes et des filles exposées à des violences intolérables. Votre leadership est déterminant pour garantir la cohérence et l’efficacité de notre action collective. Dans un contexte où les ressources se raréfient alors que les besoins demeurent immenses, nous devons agir avec responsabilité, solidarité et détermination. La communauté humanitaire reste engagée aux côtés du Gouvernement et résolue à soutenir tous les efforts visant à sauver des vies, à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des communautés. Je vous remercie.
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Publication
10 juillet 2025
Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (CCDD 2025–2029)
Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable est l'instrument stratégique principal par lequel le système des Nations Unies planifie et met en œuvre ses activités de développement au niveau national. Il soutient ainsi l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Ce cadre régit l’ensemble du cycle de programmation, en structurant les phases de planification, d’exécution, de suivi, d’évaluation et de redevabilité de l’action collective menée par le système des Nations Unies.Ce document constitue la référence stratégique pour l’ensemble des interventions des agences, fonds et programmes des Nations Unies, qu’elles soient résidentes ou non-résidentes. Il définit les priorités d’appui du système onusien en alignement avec les objectifs nationaux de développement, et oriente tant les actions conjointes que les initiatives individuelles. En République Démocratique du Congo, les Nations Unies ont adopté une nouvelle façon de travailler pour appuyer le gouvernement dans ses efforts de développement et de stabilisation. Cette approche vise à s’attaquer aux causes structurelles et systémiques des déficits de développement, tout en traitant les causes sous-jacentes des conflits. Elle repose sur une lecture intégrée des dynamiques de fragilité à travers l’approche Nexus – Humanitaire, Développement et Paix – et une meilleure articulation des actions à tous les niveaux du territoire.Au cœur de cette méthode figure la volonté de s’attaquer aux nœuds gordiens – un enchevêtrement complexe de facteurs profondément enracinés tels que les conflits fonciers, l’économie extractive prédatrice, les tensions identitaires instrumentalisées, la faible légitimité de l’État, l’impunité et la défiance envers les institutions. Ces blocages structurels, interconnectés, entretiennent la vulnérabilité chronique de certaines zones du pays et empêchent des avancées durables.Pour relever ce défi, le Système des Nations Unies en RDC a engagé une véritable montée en gamme de son accompagnement stratégique, renforçant sa capacité d’appui-conseil auprès des autorités nationales, mobilisant ses expertises techniques et institutionnelles, et consolidant l’approche intégrée « One UN » pour un soutien plus cohérent, transformationnel et ancré dans les réalités du pays.Pour la période 2025–2029, le Gouvernement congolais et l’Équipe de pays des Nations Unies (UNCT) en RDC se sont donc fixés cinq objectifs stratégiques interdépendants visant à reconfigurer l’appui au développement. Afin d’atteindre ces objectifs l’Équipe des Nations Unies en RDC visent à accroître l’impact du partenariat avec le Gouvernement et à produire des effets multiplicateurs dans plusieurs secteurs clés :Aligné sur le Plan National Stratégique de Développement (PNSD), le CCDD 2025–2029 s’articule autour de quatre axes prioritaires :Croissance économique inclusive : Promotion d’une économie résiliente, inclusive et génératrice d’emplois décents, en particulier pour les jeunes.Gouvernance efficace : Renforcement des institutions, lutte contre la corruption, promotion de la paix, de la sécurité, des droits humains et d’une gouvernance transparente et participative.Accès équitable aux services sociaux de base : Appui à l’amélioration des systèmes éducatifs et de santé, en veillant à ne laisser personne de côté.Gestion durable des ressources naturelles : Réponse aux défis environnementaux par des solutions innovantes, durables et équitables, incluant une gouvernance foncière adaptée au service du développement.Pour garantir une meilleure cohérence des actions sur le terrain et renforcer le partenariat local, le dispositif de coordination provinciale sera consolidé. Huit Équipes provinciales des Nations Unies, couvrant une ou plusieurs provinces, ont été mises en place. Ces équipes faciliteront une planification coordonnée, une mise en œuvre conjointe et un dialogue renforcé avec les autorités locales, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que le secteur privé.L’objectif global demeure : transformer les défis en opportunités et contribuer à un avenir stable, prospère, inclusif et durable pour la RDC.Le coût estimé pour la mise en œuvre du CCDD 2025–2029 s’élève à 3,69 milliards de dollars américains. À cet effet, une stratégie de mobilisation des ressources sera élaborée, reposant sur :Le renforcement des synergies internes au sein du système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé ;La consolidation du dialogue politique autour de la mise en œuvre de la Feuille de route du Cadre National de Financement Intégré (CNFI/INFF) afin d’accélérer la mobilisation des ressources internes ;La sécurisation du financement des cibles prioritaires des ODD par des ressources domestiques accrues ;L’amélioration de l’efficacité de la coordination et de la gestion de l’aide publique au développement.
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Publication
02 juillet 2025
Rapport de résultats 2024
Nous avons le plaisir de vous présenter notre rapport sur les résultats obtenus en 2024, en appui aux priorités nationales. Ce document met en lumière les principales réalisations de l’année. Il ne prétend pas couvrir de manière exhaustive l’ensemble de nos interventions, mais en offre un aperçu significatif.En 2024, l’Équipe des Nations Unies en République Démocratique du Congo a poursuivi son engagement aux côtés du gouvernement pour faire progresser les Objectifs de Développement Durable. Cette année a marqué la phase finale du Cadre de Coopération 2020–2024, articulé autour de trois axes stratégiques : la promotion de la paix et de la gouvernance, la croissance économique et le développement durable, ainsi que l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base.Dans le domaine de la paix et des droits humains, des mécanismes communautaires de gestion des conflits ont été mis en place dans plusieurs provinces. Des projets de loi ont été élaborés pour renforcer la justice et lutter contre la corruption. Par ailleurs, des actions concrètes ont été déployées pour protéger les survivantes de violences basées sur le genre ainsi que les enfants en situation de vulnérabilité.Sur le plan économique, des investissements ciblés ont permis la réhabilitation de routes, la distribution d’intrants agricoles, et la mécanisation de l’agriculture. Des formations ont renforcé les capacités locales, tandis que des initiatives ont soutenu l’entrepreneuriat rural et la gestion durable des ressources naturelles.L’accès à l’eau potable s’est amélioré pour plus d’un million de personnes. Des écoles et centres de santé ont été équipés en infrastructures d’hygiène, et près d’un demi-million d’enfants souffrant de malnutrition ont bénéficié d’une prise en charge efficace, avec un taux de guérison remarquable.L’inclusion sociale a également progressé grâce au lancement du Registre Social Unique et à des interventions ciblées en faveur des personnes handicapées, des peuples autochtones et des enfants sans identité légale.Par ailleurs, des partenariats renforcés ont permis de mobiliser des ressources pour financer des projets structurants, notamment dans les domaines du climat, de la gouvernance et de la croissance inclusive.En 2025, l’action des Nations Unies s’articulera autour de nouvelles priorités : diversification économique, gouvernance, paix, services sociaux, environnement et approche Nexus. Une nouvelle étape s’ouvre avec la même ambition : ne laisser personne de côté.Nous exprimons notre profonde gratitude à l’ensemble de nos partenaires et donateurs pour leur soutien indéfectible tout au long de l’année 2024. Nous restons convaincus que leur engagement se poursuivra avec la même détermination, dans un contexte encore marqué par l’insécurité. La RDC demeure un pays aux immenses potentialités, capable d’avancer résolument vers la réalisation des Objectifs de développement durable, à l’aube de la dernière ligne droite de l’Agenda 2030.
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Publication
11 novembre 2024
Analyse Commune de Pays CCA - 2024
Les Nations Unies publient leur Analyse Commune de Pays (Common Country Analysis – CCA), qui constitue la base de la formulation du cycle de programmation 2025- 2029Ce document est l'analyse, par le système des Nations Unies, des problèmes, défis et enjeux de développement en RDC, pour une mise en œuvre réussie des Objectifs de Développement Durable. Bien qu’étant un exercice indépendant des Nations Unies, le CCA de la RDC a été un processus hautement inclusif. Il a été bâti à partir des analyses et documents de politique existants au niveau des agences des Nations Unies, des partenaires au développement, des acteurs de la société civile, du Gouvernement et du secteur privé. Il prend également en compte les aspirations et opinions des populations notamment les jeunes et les femmes, recueillies à travers les diverses consultations organisées dans plusieurs provinces du pays.Le développement social et l’exclusion, la transformation structurelle de l’économie, la durabilité environnementale, la paix et la sécurité, la gouvernance et l’état des droits humains dans le pays ainsi que les défis qui y sont liés sont explorés. Par ailleurs, les causes profondes et structurelles des conflits y sont largement analysées.Cette Analyse Commune de Pays sera mise à jour chaque année afin de capter les nouveaux défis de développement et de les anticiper avec les mesures adaptées.
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Histoire
10 avril 2026
Les initiatives économiques renforcent la résilience des femmes vulnérables en Ituri.
Depuis près de trois décennies, les conflits armés à base communautaire affectent négativement la cohésion sociale, la paix et le développement. Comme beaucoup d’autres femmes dans sa communauté, Rosine a vu sa vie basculer lorsque son village a été attaqué par des groupes armés. Rosine garde toujours en mémoire les séquelles de ce conflit : lors d'une attaque armée qui a ciblé leur village, son mari a été tué. Depuis lors, elle assume à la fois le rôle de père et de mère pour assurer la survie de ses enfants.Dans sa communauté, être jeune mère sans mari fait souvent l’objet de moquerie, de marginalisation et de stigmatisation, surtout quand on n’a pas assez de moyens. Ces stéréotypes sont le résultat de normes sociales patriarcales très ancrées dans la région.En février 2026, notre équipe l’a rencontré dans un centre de formation de l’organisation Women Need Peace, un partenaire d’ONU Femmes, qui met actuellement en œuvre le projet d’amélioration du relèvement socio-économique des femmes et des jeunes femmes dans le contexte de consolidation de la paix dans les territoires de Djugu et Irumu, financé par Women Peace and Humanitarian Fund (WPHF), en Ituri. Avant de bénéficier du projet, Rosine était confrontée à des problèmes pour nourrir ses enfants, payer les soins de santé et répondre à d'autres besoins primaires de son ménage. Sa situation commence à changer lorsqu’en juin 2025, elle est sélectionnée pour prendre part au programme de formation en coupe et couture, initiée par Women Need Peace dans le cadre de son projet financé par le WPHF visant à renforcer la résilience socio-économique et la participation des femmes dans les dynamiques de consolidation de la paix dans les territoires de Djugu et d’Irumu.« Avant les femmes étaient oubliées et négligées, et n’avaient pas de considération dans la communauté compte tenu de leurs moyens limités pour la survie », explique Jacqueline Bagabo, directrice de Women Need Peace.L’espoir renaît et la résilience se forge Après trois mois de formation, Rosine est maintenant en mesure de confectionner des vêtements pour dames, ce qui lui permet de gagner de modestes revenus pour garantir sa survie. Elle gagne en moyenne cinquante mille francs congolais par mois, ce qui équivaut à vingt-trois dollars américains. Pour Rosine, cette formation représente bien plus qu’une simple source de revenus. Un projet se cache derrière sa machine à coudre : économiser/épargner progressivement pour créer un atelier de couture moderne dans le village et initier aussi d’autres femmes et filles qui sont dans les mêmes situations ou conditions de départ.« J’aime ce métier de couture. Je suis fière de participer à ce programme qui vient sauver les femmes dans la misère. Mon rêve est de devenir une couturière de référence dans le village et d’aider d’autres femmes qui traversent les mêmes difficultés », témoigne Rosine.Rosine est l'une des quarante-trois femmes qui ont reçu une formation en couture. Grâce à ces nouvelles compétences, ces femmes contribuent activement à l'épanouissement de l'économie de leurs foyers et de leurs communautés.Au-delà de l'autonomisation économique, le projet a renforcé la participation des femmes dans les processus locaux de résolution des conflits et la prévention des violences basées sur le genre.
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Histoire
10 avril 2026
De la précarité à l’espoir : Aïsha, symbole de résilience au Nord-Kivu
Veuve et mère de deux enfants, elle a bénéficié d’une formation en saponification dans le cadre d’un projet soutenu par le PNUD et mis en œuvre par l’ONG ADAP dans le territoire de Nyiragongo. Cette opportunité lui a permis de lancer une activité génératrice de revenus, de subvenir aux besoins de sa famille et de partager ses compétences avec d’autres femmes. Son ambition est désormais de créer une coopérative et de contribuer activement au développement local.Un modèle de résilience féminine « Ce projet m’a redonné espoir. Aujourd’hui, je me sens forte et utile, pour ma famille et pour ma communauté », confie-t-elle avec émotion. Son parcours repose sur plusieurs facteurs clés : son engagement personnel, le soutien de sa communauté, mais aussi la pertinence d’un projet axé sur l’autonomisation économique des femmes dans un contexte fragile.Des ambitions tournées vers l’avenirForte de cette transformation, Aïsha ne compte pas s’arrêter là. Elle ambitionne d’agrandir son activité, de former davantage de femmes et, à terme, de créer une coopérative spécialisée dans la production de savon. Son objectif est clair : devenir un modèle de réussite et participer activement au développement économique local.Cette réussite s’inscrit dans le plan de crise du PNUD à l’Est de la RDC, doté de 25 millions de dollars, dont 15 millions déjà disponibles et attribués à une trentaine d’organisations nationales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Financé par le gouvernement congolais via le Fonarev, ainsi que par le Canada, la Suède, les Pays-Bas et la Corée, ce plan vise à renforcer la résilience des communautés vulnérables. L’histoire d’Aïsha démontre que l’autonomisation économique des femmes est un moteur essentiel de transformation et de stabilité dans les zones affectées par les conflits.Dans une région confrontée à des défis humanitaires et sécuritaires persistants, des initiatives comme celle soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement démontrent que des solutions durables sont possibles. L’histoire d’Aïsha Abdallah rappelle qu’au-delà des statistiques et des crises, ce sont des vies qui changent, des familles qui se relèvent et des communautés qui se reconstruisent.
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Histoire
01 avril 2026
Haut-Katanga : l'ONUDI et ses partenaires appuient une nouvelle filière stratégique pour la formation et l’emploi des jeunes
À Lubumbashi, le partenariat entre l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel, le gouvernement suédois, l’Institut National de Préparation Professionnelle, ainsi que les entreprises du secteur privé Epiroc, Volvo et SMT, ouvre une perspective concrète d’employabilité des jeunes. Portée par le Projet d’Appui à la Formation et à l’Emploi Qualifié (PAFEQ), cette initiative pose les bases d’une montée en compétence locale dans le secteur clé de la maintenance des engins lourds.Dans un contexte où les activités minières, de construction et de transport reposent sur des équipements lourds en fonctionnement continu, le déficit de compétences locales en maintenance constitue un enjeu stratégique. À Lubumbashi, la mise en place d’une filière dédiée à la maintenance des engins lourds et des véhicules commerciaux vient répondre à cette urgence structurelle.Pour la première fois en République démocratique du Congo, une filière de formation en maintenance des engins lourds voit le jour. Cette nouvelle offre de formation, qui s’inscrit dans la continuité des formations organisées avec l’accompagnement du PAFEQ à destination des professionnels en emploi, cible directement les jeunes demandeurs d’emploi, avec l’ambition de faciliter leur accès à des métiers techniques qualifiés.Une opportunité immédiate pour les jeunesLes inscriptions sont actuellement ouvertes. Les jeunes âgés de 18 à 35 ans, titulaires d’un diplôme d’étude secondaire à orientation technique ou disposant de bases en mécanique, sont vivement encouragés à postuler à la filière de technicien de maintenance. Par ailleurs, les candidats ne disposant pas de formation technique préalable peuvent également s’inscrire dans la filière d’aide mécanicien en engins lourds et véhicules commerciaux.La formation, d’une durée de six mois incluant un stage d’un mois (technicien de maintenance) ou de deux mois (aide mécanicien) en entreprise, est une opportunité vers des offres des débouchés concrets dans le secteur minier, des infrastructures et du transport. Dans un contexte marqué par des difficultés d’accès aux emplois techniques qualifiés, ces filières représentent une opportunité d’intégration professionnelle directe.« L’objectif du projet PAFEQ, dans cette phase dédiée à la formation des jeunes, est de mettre sur le marché de l’emploi 147 jeunes qualifiés en maintenance des engins lourds, en tant que mécaniciens (75) et aides-mécaniciens (72), d’ici mai 2027. Nous formons pour répondre à une demande réelle du marché », explique Raef Melayah.Un projet bâti sur des fondations solidesCette nouvelle filière est le fruit d’un travail engagé depuis plus de trois ans. Elle cible également les professionnels en activité, avec un accent sur le renforcement des compétences à travers des formations continues.48 professionnels issus de quatre entreprises privées et 15 formateurs du Haut Katanga et du Lualaba ont ainsi bénéficié de modules techniques spécialisés, notamment en climatisation automobile, électricité automobile, maintenance des circuits hydrauliques, pneumatiques et systèmes d’injection des moteurs diesel.En amont, le projet PAFEQ a également investi dans la formation des formateurs, avec l’appui technique direct d’Epiroc, Volvo et SMT, garantissant un alignement sur les standards industriels internationaux. Des supports pédagogiques spécialisés ont été développés par le projet, constituant une base technique solide pour cette offre de formation.Une réponse structurante aux besoins des entreprisesPour les entreprises opérant en République démocratique du Congo, cette initiative ouvre une perspective stratégique : disposer à moyen terme d’une main-d’œuvre qualifiée, formée localement et adaptée aux réalités du terrain.Ces jeunes constituent une véritable réserve de talents, capable de réduire progressivement la dépendance aux compétences importées et de renforcer la souveraineté technique du pays dans des secteurs à forte valeur ajoutée.Une première qui engage l’avenirPour l’INPP, cette filière marque un tournant majeur dans l’évolution du système de formation professionnelle en RDC.« C’est une avancée significative. Nous mettons en place, pour la première fois, une filière entièrement dédiée à la maintenance des engins lourds, avec une approche directement orientée vers les besoins du marché. Nous invitons les jeunes qui répondent aux critères à venir nombreux s’inscrire à cette formation porteuse. Nous encourageons particulièrement les femmes à saisir cette opportunité et à s’impliquer davantage dans les métiers techniques », souligne Joël Mokomba.Soutenu par le gouvernement congolais, financé par la Suède, mis en œuvre par l’ONUDI et porté par un partenariat étroit avec le secteur privé à travers Volvo, SMT et Epiroc, ce projet illustre l’émergence d’un modèle de coopération efficace entre acteurs publics et privés. Un modèle appelé à renforcer durablement les compétences locales et à soutenir la transformation économique du pays.
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Histoire
01 avril 2026
Lubumbashi : renforcement des compétences des techniciens en maintenance d’engins lourds
Le renforcement des compétences techniques dans la maintenance des engins lourds se poursuit à travers le Projet d’appui à la formation et à l’emploi qualifié (PAFEQ). Ce programme, mis en œuvre par l’ONUDI en partenariat avec l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) et des entreprises du secteur industriel, vise à renforcer les capacités des professionnels en emploi et à répondre aux besoins croissants du marché du travail.Une formation continue adaptée aux besoins du secteurDans le cadre de ce programme, l’INPP organise des sessions de formation continue destinées aux techniciens déjà actifs dans le secteur du transport et de l’industrie. La quatrième cohorte vient de s’achever avec la participation de l’entreprise de transport Mulykap, l’un des acteurs majeurs du Haut-Katanga, qui exploite une flotte de plus de 150 bus affectés au transport commercial.Soucieuse d’améliorer la performance de son personnel technique, Mulykap a inscrit plusieurs agents à une formation spécialisée portant sur la maintenance des boîtes de vitesse automatiques des engins lourds. Cette session s’inscrit dans la continuité d’autres modules déjà suivis par les équipes, notamment en climatisation automobile et en électricité auto.Un apprentissage pratique et approfondiPour les participants, cette formation répond à un besoin concret lié à l’évolution technologique des véhicules modernes.Joseph Tshibangu, électronicien chez Mulykap, témoigne :« Cette formation a été bénéfique pour nous. Avant, nous avions des connaissances superficielles, mais aujourd’hui nous avons une compréhension plus détaillée de la boîte automatique. En tant qu’électronicien, nous devons aussi comprendre les aspects mécaniques, car on ne peut pas intervenir efficacement sans une vision globale. »La session, d’une durée de dix jours, a réuni des mécaniciens et des électroniciens. Les participants ont été formés au démontage, au diagnostic et au remontage des boîtes automatiques, ainsi qu’à la compréhension des circuits hydrauliques, des systèmes d’engrenage et des mécanismes de transmission du mouvement. Ces compétences sont aujourd’hui essentielles dans un secteur en pleine modernisation.L’engagement de l’INPP et des entreprisesDu côté de l’INPP, les responsables saluent l’implication des entreprises locales dans le développement des compétences.Charles Kitoko, formateur au service automobile de l’INPP Haut-Katanga, explique :« La formation a porté sur les boîtes de vitesse automatiques utilisées sur les engins lourds, notamment ceux exploités par Mulykap. Cinq techniciens, dont deux mécaniciens et trois électroniciens, ont suivi cette session pendant dix jours et ont acquis des compétences pratiques solides. Nous avons constaté une réelle motivation des apprenants. L’INPP reste engagé à accompagner les entreprises dans le renforcement des capacités de leurs équipes techniques. »Un impact déjà mesurableÀ ce jour, 63 techniciens ont bénéficié des formations continues organisées dans le cadre du PAFEQ. Parmi eux, 48 proviennent d’entreprises privées et 15 sont formateurs dans des centres techniques du Haut-Katanga et du Lualaba. Les modules dispensés couvrent plusieurs domaines clés de la maintenance des engins lourds, notamment la climatisation automobile, l’électricité auto, la maintenance des circuits hydrauliques et pneumatiques, le système d’injection des moteurs diesel, ainsi que les systèmes de transmission.Ces formations visent à adapter les compétences des techniciens aux besoins réels des entreprises industrielles, minières et de transport.
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Histoire
27 mars 2026
Dialogue d’actions Politique : une coopération efficace pour accélérer la mise en œuvre des engagements nationaux
Réunis à Kinshasa à l’initiative du Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, en collaboration avec le Groupe de Coordination des Partenaires (GCP), les délégués du Gouvernement, du Système des Nations Unies, du Secteur Privé, de la Société Civile ainsi que les Partenaires Techniques Financiers ont passé en revue le niveau de mise en œuvre des engagements nationaux en matière de coopération au développement. Ce Dialogue d’actions stratégiques était axé sur le renforcement des mécanismes institutionnels de coordination de l’aide, l’alignement des interventions des partenaires sur le PNSD 2024–2028, la contribution du secteur privé, notamment dans le cadre du Couloir vert mais aussi sur la nécessité d’une participation inclusive de la société civile, en particulier des femmes, des jeunes et des groupes marginalisés.Les discussions ont notamment été organisées autour d’un panel de haut niveau coanimé par le Ministre d’Etat, Ministre du Plan (Gouvernement), le Représentant du PNUD (Nations Unies), le Directeur Général de Vodacom (Secteur privé) et un délégué de la Société Civile. Les participants ont salué les progrès réalisés, notamment grâce au lancement effectif du Cadre de Concertation des Organisations d’Appui au Développement (CCOAD), à l’amélioration du cadre de concertation et aux efforts du gouvernement en matière de planification stratégique et de gestion budgétaire. Le secteur privé a réaffirmé son engagement à soutenir les investissements, notamment dans les chaînes de valeur agricoles et les initiatives génératrices d’emplois.En clôturant les travaux, les parties prenantes ont insisté sur l’importance de renforcer la stabilité, la transparence et la circulation de l’information, en particulier dans l’est du pays. Elles ont recommandé le renforcement du travail de la Task force conjointe pour le suivi des actions humanitaires et de développement afin d’améliorer la coordination des interventions.La rencontre a été personnellement présidée par le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo Mbwizya, à qui se sont jointes la Ministre d’Etat, Ministre d’Education Nationale et la Vice-Ministre des Finances. « Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo réaffirme son engagement à maintenir un dialogue permanent avec ses partenaires afin de renforcer l’efficacité de notre coopération et de garantir son alignement sur les priorités nationales de développement. » a-t-il souligné.Réitérant l’engagement du Système des Nations Unies à accompagner les efforts et priorités nationales en faveur des Congolaises et Congolais, en sa qualité de Co-Président du GCP, Bruno Lemarquis, a rappelé que : « Au-delà des ressources mobilisées, notre responsabilité collective est de garantir des résultats concrets et mesurables pour les populations. Ce dialogue marque une étape décisive : celle du passage des engagements à l’action, afin de construire un développement durable, inclusif et porteur de stabilité pour la République démocratique du Congo. »Ce dialogue marque une étape significative dans la consolidation du partenariat entre le gouvernement, les partenaires au développement, le secteur privé et la société civile, avec l’objectif partagé d’une coopération plus efficace et orientée vers des résultats concrets pour un développement durable en RDC.
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Communiqué de presse
19 mars 2026
La RDC lance un projet conjoint pour renforcer la protection sociale et promouvoir l’accès à un travail décent
Ce projet conjoint est destiné à renforcer les systèmes nationaux de protection sociale et à promouvoir l’accès à un travail décent pour les populations les plus vulnérables.Financé par le Fonds conjoint pour les Objectifs de Développement Durable (Joint SDG Fund), ce nouveau programme vise à bâtir des passerelles solides entre la protection sociale non contributive et contributive, à élargir la couverture de ces dispositifs, et à améliorer le développement des compétences et les politiques d’emploi. L’initiative ambitionne également d’accompagner les personnes exposées à la précarité vers des opportunités économiques plus stables, productives et durables.Ce projet soutient les priorités du Gouvernement en matière de création d’emplois, de valorisation du capital humain et de réduction de la pauvreté, conformément au Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028). « À cet égard, l’initiative que nous lançons aujourd’hui constitue une étape importante. Elle vient renforcer les efforts engagés par le Gouvernement pour promouvoir une croissance inclusive, soutenir les transitions économiques nécessaires et créer davantage d’opportunités pour notre jeunesse », a déclaré Son Excellement Monsieur Guylain Nyembo Mbwizya, Ministre d’Etat, Ministre du Plan et de la Coordination pour le Développement.Aujourd’hui en RDC, près de 86 % d’emplois se situent dans l’économie informelle, tandis que seuls 5 % de la population bénéficient d’un régime de protection sociale, essentiellement les travailleurs du secteur formel. Dans ce contexte, les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables rencontrent encore d’importants obstacles pour accéder à des compétences pertinentes, à des mécanismes de protection adéquats, et à des opportunités économiques durables.Porté par le Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, sous la coordination du Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies, le projet bénéficie d’un appui technique du Bureau international du Travail (BIT), du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), ainsi que de la Banque mondiale. À travers des actions complémentaires, les partenaires soutiendront le renforcement de l’employabilité, l’accès aux opportunités économiques et l’extension de la protection sociale.En plaçant la population au cœur de l’action, l’initiative bénéficiera directement à 1 500 jeunes, dont au moins 40 % de femmes, grâce à un programme pilote intégrant formation, entrepreneuriat et accès à la sécurité sociale. Parallèlement, le projet contribuera au renforcement des capacités des institutions nationales et à l’amélioration de la coordination entre les systèmes de protection sociale, de développement des compétences et d’emploi, afin de produire un impact durable à grande échelle.À travers cette initiative, le Gouvernement réaffirme son engagement à agir de manière concertée avec les partenaires nationaux afin soutenir une mise en œuvre coordonnée du programme et accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable.S’exprimant au nom du Coordonnateur Résident des Nations Unies en RDC, Madame Nteba Soumano, Directrice du Bureau international du Travail en RDC, a réaffirmé l’engagement du Système des Nations Unies à appuyer la mise en œuvre coordonnée du projet : «Je réaffirme ici l’engagement du Système des Nations Unies à soutenir le Gouvernement (…) afin d’assurer une meilleure coordination des interventions des partenaires et de réduire la fragmentation des sous-secteur de l’emploi et de la protection sociale. »
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Communiqué de presse
13 mars 2026
Le Gouvernement, la Banque Mondiale et l’UNOPS unissent leurs forces pour la restauration des paysages avec la remise de 82 tracteurs au projet PIFORES
Lors d'une cérémonie offi cielle à l'entrepôt TCK de Limete, le Gouvernement a réceptionné un lot de 82 tracteurs agricoles destinés au Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES).
Ce matériel, acquis par l’UNOPS sur fi nancement de la Banque mondiale, est destiné aux Agences Locales d’Exécution (ALE) pour transformer durablement les paysages forestiers et améliorer les revenus ruraux dans sept provinces du pays.
Prenant la parole, le Coordonnateur National de l’UC-PIF, Monsieur Clément Vangu Lutete, a souligné que cette dotation s'inscrit dans la Composante 2 du projet, dédiée au développement des chaînes de valeur de l'agroforesterie. « Ces équipements permettront d’accroître la séquestration du carbone et de renforcer le rôle de la RDC dans les eff orts mondiaux pour le climat », a-t-il déclaré, tout en réaffi rmant l'engagement de son unité à une gestion rigoureuse et transparente.
De son côté, la Directrice pays de l’UNOPS, Madame Mouna El Jaouhari, a mis en avant l'expertise technique et logistique déployée pour cette acquisition internationale en accompagnant les priorités nationales tout en s'alignant au cadre de coopération des Nations unies en RDC. « Au-delà de la remise des clés, l'UNOPS accompagne la formation certifi ante de 82 opérateurs issus des communautés locales pour garantir une utilisation effi cace, durable et sécurisée de ces investissements », a-t-elle précisé, soulignant la solidité du partenariat avec le Gouvernement et la Banque mondiale.
Le Spécialiste principal en foresterie de la Banque mondiale et Chargé du projet PIFORES, M. Patrice Savadogo, a rappelé l'urgence de l'action : « Des millions de familles défrichent les forêts par nécessité, faute d'alternatives. Avec ces 82 tracteurs, nous accélérons la dynamique de gestion durable. » Il a également insisté sur l'inclusion, fi xant pour objectif que 20% des sous-projets agroforestiers soient dirigés par des femmes et 20% par des jeunes d'ici 2030.
Enfi n, Madame Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, représentant Son Excellence Madame la Ministre, a offi ciellement remis les équipements en saluant une étape majeure pour concilier protection de la biodiversité et développement économique. « Cet événement illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un développement inclusif capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant notre capital naturel », a-t-elle conclu.
Ce matériel, acquis par l’UNOPS sur fi nancement de la Banque mondiale, est destiné aux Agences Locales d’Exécution (ALE) pour transformer durablement les paysages forestiers et améliorer les revenus ruraux dans sept provinces du pays.
Prenant la parole, le Coordonnateur National de l’UC-PIF, Monsieur Clément Vangu Lutete, a souligné que cette dotation s'inscrit dans la Composante 2 du projet, dédiée au développement des chaînes de valeur de l'agroforesterie. « Ces équipements permettront d’accroître la séquestration du carbone et de renforcer le rôle de la RDC dans les eff orts mondiaux pour le climat », a-t-il déclaré, tout en réaffi rmant l'engagement de son unité à une gestion rigoureuse et transparente.
De son côté, la Directrice pays de l’UNOPS, Madame Mouna El Jaouhari, a mis en avant l'expertise technique et logistique déployée pour cette acquisition internationale en accompagnant les priorités nationales tout en s'alignant au cadre de coopération des Nations unies en RDC. « Au-delà de la remise des clés, l'UNOPS accompagne la formation certifi ante de 82 opérateurs issus des communautés locales pour garantir une utilisation effi cace, durable et sécurisée de ces investissements », a-t-elle précisé, soulignant la solidité du partenariat avec le Gouvernement et la Banque mondiale.
Le Spécialiste principal en foresterie de la Banque mondiale et Chargé du projet PIFORES, M. Patrice Savadogo, a rappelé l'urgence de l'action : « Des millions de familles défrichent les forêts par nécessité, faute d'alternatives. Avec ces 82 tracteurs, nous accélérons la dynamique de gestion durable. » Il a également insisté sur l'inclusion, fi xant pour objectif que 20% des sous-projets agroforestiers soient dirigés par des femmes et 20% par des jeunes d'ici 2030.
Enfi n, Madame Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, représentant Son Excellence Madame la Ministre, a offi ciellement remis les équipements en saluant une étape majeure pour concilier protection de la biodiversité et développement économique. « Cet événement illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un développement inclusif capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant notre capital naturel », a-t-elle conclu.
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Communiqué de presse
11 mars 2026
Les Nations Unies condamnent fermement l’escalade de la violence ayant causé la mort d’un membre de son personnel et de deux autres civils à Goma
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Chef par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), et agent habilité par intérim des Nations Unies pour les questions de sécurité, Monsieur Bruno Lemarquis, condamne fermement l’escalade de la violence observée mercredi matin à Goma, marquée notamment par l’utilisation de drones d’attaque ayant tragiquement entraîné la mort d’un membre du personnel des Nations Unies, et de deux civils, ainsi que des dommages à des habitations civiles.« Je condamne avec la plus grande fermeté l’usage d’armes et de drones d’attaques qui mettent en danger les populations civiles et le personnel des Nations Unies. Cette escalade de la violence est profondément préoccupante », a déclaré Bruno Lemarquis.Le Chef par intérim de la MONUSCO exprime ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues du membre du personnel décédé, ainsi qu’aux familles des autres victimes civiles. Il salue le dévouement et le professionnalisme du personnel des Nations Unies au service du peuple congolais et exprime sa solidarité avec toutes les personnes affectées par cet acte de violence.Monsieur Lemarquis rappelle que les attaques contre le personnel des Nations Unies pourraient constituer des crimes de guerre conformément au Statut de Rome établissant la Cour pénale internationale et rappelle à toutes les parties leurs obligations au regard du droit international humanitaire, y compris les principes de distinction et de protection des populations civiles et des sites civils. Il appelle à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incident et souligne la nécessité de mener une enquête rapide, indépendante et crédible afin d’identifier les responsables et de les traduire en justice.« Nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement les violences, conformément à leur engagement de respecter le cessez-le-feu ; à privilégier la voie de la solution politique et le dialogue afin de protéger les populations civiles ; et à capitaliser sur les gains récemment obtenus dans le cadre des efforts de paix », a ajouté M. Lemarquis.
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Communiqué de presse
10 mars 2026
Solutions durables en Ituri : l’ONU et l’Équipe Europe réaffirment leur engagement aux côtés du Gouvernement provincial
À l’occasion de la présentation de la première Stratégie provinciale des Solutions Durables en Ituri (2026–2030), élaborée sous le leadership du Gouverneur Militaire le Lieutenant-General Johnny LUBOYA Nkashama, deux missions coordonnées du système des Nations Unies et de l’Équipe Europe (Team Europe Initiative – Paix et Sécurité) ont séjourné à Bunia du 2 au 6 mars 2026. Ces missions ont réaffirmé l’engagement partagé en faveur de la protection des civils, du renforcement de la cohésion sociale et de solutions durables face aux défis persistants en Ituri. Province stratégique de l’Est de la RDC, l’Ituri reste fortement affectée par des violences armées entraînant des déplacements massifs, mais offre également des opportunités en matière de stabilisation et de retour. Dans ce contexte, la nouvelle Stratégie provinciale constitue une avancée majeure vers une approche véritablement intégrée humanitaire–développement–paix (HDP Nexus). Elle ambitionne de contribuer à faire de l’Ituri « une province résiliente, inclusive et pacifiée, où les personnes déplacées internes, les retournés et les communautés hôtes vivent dans la paix, la dignité, la sécurité et la prospérité grâce à des solutions durables intégrées ».Lors de visites d’activités financées par l’Union européenne et ses États membres, ainsi que par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF) des Nations Unies, les deux missions ont souligné l’importance du leadership national et provincial dans le cadre de la mise en œuvre, à l’échelle, de cette stratégie, d’accroître les synergies et de s’inscrire durablement dans le cadre structurant qu’offre cette stratégie provinciale.Le Gouverneur et son équipe ont réaffirmé leur disponibilité dans la coordination des acteurs humanitaires, de développement et de paix en Ituri. Le système des Nations Unies, à travers son équipe provinciale pour l’Ituri, et l’Équipe Europe ont exprimé leur engagement à accompagner une mise en œuvre inclusive, territorialisée et cohérente, en appui à cette ambition provinciale, en portant une attention particulière à l’égalité de genre et à la participation des femmes. Cette dynamique vise à renforcer une convergence entre construction de la paix, stabilisation, protection des civils et développement durable, afin de s’attaquer aux causes structurelles des besoins humanitaires et d’accompagner l’Ituri sur la voie de la paix et de la résilience.
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Communiqué de presse
13 février 2026
Le Comité de Pilotage Conjoint du Fonds pour la Consolidation de la Paix s’est réuni le 12 février 2026
Rassemblant des ministres de l’Intégration Régionale et du Genre, Famille et Enfant, des représentants d’autres ministères membres, les organisations récipiendaires, les principaux donateurs du Fonds, des organisations de la société civile y compris celles œuvrant dans la consolidation de la paix ainsi que la Banque Mondiale, cette session a permis de dresser un état des lieux du portefeuille actuel du PBF, ainsi que de réfléchir sur les acquis, les défis et les opportunités de consolidation de la paix pour l’année 2026. « La République démocratique du Congo fait face à des défis majeurs, tant sur les plans sécuritaire, humanitaire que du développement. Le Gouvernement est engagé à affronter ces défis de manière structurelle afin de garantir la stabilité des institutions, de l’économie et par ricochet de la paix et de la sécurité, condition du développement durable auquel nous aspirons. C’est dans ce cadre qu’il convient de saluer les avancées diplomatiques enregistrées sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’Etat, au cours de l’année 2025, lesquelles ont conduit à la signature de l’Accord de paix de Washington. Il s’agit là d’une dynamique positive qui appelle au renforcement de notre capacité d’anticipation des urgences post-conflit, en vue d’apporter des réponses adaptées aux attentes légitimes des populations affectées, notamment dans les zones occupées par les agresseurs de la République démocratique du Congo », a affirmé le Ministre d’Etat Guylain Nyembo.Après avoir parcouru les projets en cours de finalisation, la réunion a permis de partager et de valider les recommandations issues de l’évaluation des projets clôturés, le plan pour 2026 ainsi que le nouveau Cadre de Résultats du portefeuille du Fonds pour la RDC. La RDC sera parmi les premiers pays bénéficiaires du PBF à se doter d’un cadre de résultats quinquennal, un outil innovant pour mieux collecter les données, capitaliser les acquis et orienter les futurs projets en matière de consolidation de la paix. Ce cadre couvre l’ensemble de la nouvelle période d’éligibilité et s’aligne sur le Cadre de Coopération pour le Développement Durable des Nations unies 2025-2029, garantissant ainsi une harmonisation renforcée des interventions et du suivi.« Le Fonds pour la Consolidation de la Paix offre un instrument catalyseur essentiel, en synergie avec les partenaires, y compris les institutions financières internationales, pour inscrire durablement la paix dans les politiques publiques et dans le développement de la RDC. La validation de ce nouveau Cadre de Résultats témoigne de notre volonté collective d’agir de manière plus cohérent, plus transparente et plus concertée, en appui aux priorités nationales en matière de consolidation de la paix. Je me réjouis du portfolio PBF comptant des initiatives innovantes qui montrent une synergie accrue avec les Institutions financières internationales et le secteur privé, telles que le projet en support des retournés au Sud Kivu qui s’inscrit dans la stratégie Protection, Assistance et Résilience (PAR) ainsi que le projet « Vision et gouvernance de la Paix » a déclaré le Coordonnateur résident des Nations Unies a.i., M Alain Akpadji. À la lumière des enseignements tirés de l’évaluation indépendante du portefeuille 2019–2024, ainsi que des premières leçons issues des projets clôturés en 2025, le PBF engage désormais une nouvelle phase d’appui, plus structurante et davantage alignée sur les priorités nationales.Les travaux menés avec les acteurs nationaux et provinciaux — notamment les ministères, les Directions des Études et de la Planification (DEP), ainsi que les comités de pilotages provinciaux du Tanganyika et du Sud-Kivu — ont confirmé la nécessité de renforcer l’appropriation locale, condition indispensable pour assurer la durabilité des résultats."Tous engagés, tous mobilisés pour planifier, pour moderniser et pour transformer des vies."
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