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Organismes de l'ONU en RD Congo
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en RD Congo.
Allocution
10 mars 2026
Message du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, M. Bruno Lemarquis en marge de la Célébration de la Journée des droits des femmes – 2026
La Journée internationale des droits des femmes 2026, placée sous le thème mondial « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », nous rappelle avec force que l’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable.En République démocratique du Congo, le Gouvernement et ses partenaires, dont le Système des Nations Unies, ont choisi de décliner cette célébration autour du thème « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles ». Ce choix résonne profondément dans un pays où, depuis des décennies, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut et portent le poids des conflits, des violences, des déplacements forcés et des inégalités structurelles.En ce jour, je souhaite réaffirmer avec la plus grande clarté : les droits des femmes ne sauraient être négociés ni relativisés. Ils doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés, partout et pour toutes.Pourtant, trop de femmes et de filles demeurent confrontées aux violences basées sur le genre, à des discriminations ainsi qu’à des obstacles persistants notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques. Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité, garantir leurs droits relève d’un impératif moral, juridique et politique.Le Système des Nations Unies œuvre aux côtés du Gouvernement pour transformer ces droits en réalités tangibles. Nous appuyons notamment :La Commission nationale des droits de l’homme, afin de documenter et suivre les cas de violences basées sur le genre, pour que chaque violation soit identifiée, signalée et traitée.La prise en charge multisectorielle des survivantes, en renforçant l’accès à la justice, aux soins, au soutien psychosocial et à la réinsertion, y compris professionnelle.Les cliniques juridiques et les audiences foraines, qui ont permis de condamner des auteurs de violences sexuelles et de consolider la lutte contre l’impunité.La formation des Officiers de Police Judiciaire, des enseignants et des leaders communautaires, afin de prévenir les violences et de transformer durablement les normes sociales.L’autonomisation économique constitue un levier déterminant pour la dignité et la résilience. À travers nos programmes, nous soutenons les femmes vivant dans des zones affectées par les crises, les déplacements et l’insécurité alimentaire. A titre d’exemple :Plus de 100 000 femmes ont été formées aux techniques agricoles améliorées, renforçant leur productivité et leur capacité d’adaptation face aux chocs climatiques et sécuritaires.Plus de 10 000 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit permettent aux femmes d’accéder à l’épargne, au crédit et à l’investissement productif.Nous accompagnons la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture, Par ailleurs nous poursuivons une politique de tolérance zéro face aux violences basées sur le genre.Agir aujourd’hui pour les droits des femmes et des filles, c’est reconnaître notre responsabilité collective. C’est renforcer la justice sociale, transformer les normes, promouvoir des politiques inclusives et garantir que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité.Ensemble — Gouvernement, partenaires, société civile, communautés et Nations Unies — nous pouvons bâtir un environnement où les femmes ne sont pas seulement protégées, mais pleinement actrices de leur avenir.En cette Journée internationale des droits des femmes, renouvelons notre engagement commun : aucune femme, aucune fille ne doit être laissée pour compte.
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Allocution
26 janvier 2026
Allocution de Monsieur Bruno Lemarquis, Coordonnateur Humanitaire, à l'occasion du lancement du plan de bésoins et de réponse humanitaire 2026
Excellence Madame la Ministre d’Etat, Ministre des affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale,Mesdames et messieurs les membres du gouvernement,Mesdames et Messieurs les Secrétaires Généraux et hauts cadres de l’administration publique,Distinguées membres du corps diplomatique,Chers partenaires techniques et financiers,Chers représentants des organisations du Système des Nations UniesMesdames et Messieurs les représentants des ONG nationales et internationales, partenaires humanitaires œuvrant en RDC Mesdames et Messieurs,Nous sommes réunis aujourd’hui pour le lancement du Plan de Réponse aux Besoins Humanitaires en République démocratique du Congo pour l’année 2026. Je vous remercie pour votre présence et pour l’importance que vous accordez à cette rencontre, dans un contexte humanitaire d’une gravité exceptionnelle. Je souhaite remercier son Excellence Madame la ministre d’Etat, ministre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale, pour son leadership constant, sa vision, et l’étroite collaboration avec la communauté humanitaire. Mes pensées vont tout d’abord aux nombreuses victimes des conflits et des catastrophes en République Démocratique du Congo, dont les vies ont été profondément bouleversées, brisées et rendues précaires par l’insécurité et l’incertitude. Je souhaite également rendre hommage aux travailleuses et travailleurs humanitaires qui œuvrent en RDC, avec une pensée spéciale pour nos treize collègues qui ont perdu la vie en 2025 dans l’exercice de leur mission. Leur courage, leur sens du devoir et leur humanité nous obligent. Mes remerciements vont à tous les partenaires humanitaires, aux membres de l’Équipe Humanitaire Pays, aux ONG nationales et internationales, aux agences des Nations Unies, ainsi qu’à tous les collègues sur le terrain, qui œuvrent chaque jour dans des conditions souvent difficiles. Je remercie également nos partenaires techniques et financiers pour leur soutien indéfectible et indispensable. Mesdames et Messieurs, Comme nous le savons bien, la RDC demeure confrontée à l’une des crises humanitaires les plus prolongées, les plus complexes et les plus sévères au monde. Une crise trop souvent négligée, qui ne fait que rarement la une des médias internationaux, et qui n’est pas souvent à l’ordre du jour des agendas de la communauté internationale. C’est dans un contexte sans précédent, marqué par une profonde crise sécuritaire et une crise humanitaire dramatique à l’Est de la RDC, combinées à une baisse drastique des financements, que nous lançons ce jour le plan de réponse humanitaire, fruit de la mobilisation des autorités au niveau national et provincial en collaboration avec les acteurs humanitaires. Ce plan est la synthèse de choix cornéliens que nous avons dû faire, tiraillés entre des besoins humanitaires immenses et des moyens sévèrement réduits. Depuis janvier 2025, l’espace humanitaire et l’environnement opérationnel se sont profondément détériorés. La prise de contrôle de territoires il y a un an par l’AFC/M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ont redessiné les lignes de contrôle. La situation humanitaire et les mouvements de population dans ces zones, de même que l’environnement opérationnel, ont fortement évolué. Par ailleurs les affrontements persistants en Ituri, de même que les atrocités commises par les ADF, ont considérablement compliqué l’accès et les opérations humanitaires. Tout ceci a engendré des vagues massives de déplacements de populations, et contribué à creuser davantage les besoins humanitaires. La fermeture prolongée de l’aéroport de Goma a perturbé les chaînes d’approvisionnement. Les pressions exercées sur les acteurs humanitaires, notamment sur les ONG, et tout particulièrement les ONG nationales et locales, ont ralenti l‘assistance humanitaire. Les violations répétées du droit international humanitaire et des droits humains ont accentué les risques de protection, notamment pour les femmes et les filles. Les principaux indicateurs humanitaires pour l’ensemble de l’année 2025 le prouvent, la situation a rarement été aussi critique. Plus de 200,000 survivantes de VBG ont été prises en charge en 2025, près du double de victimes assistées par rapport à 2024. Et ce chiffre ne représente que la partie visible de l’iceberg. Ceci est intolérable. L’insécurité alimentaire s’est davantage creusée. 26,6 millions de personnes (plus d’un cinquième de la population) seront en phase IPC 3 ou plus en 2026, contre 24.8 millions en 2025, avec également une augmentation du nombre de territoires passant en phase 4, le niveau urgence. Les vulnérabilités de 2025 ont fait basculer 1.8 million de personnes additionnelles dans l’insécurité alimentaire. Quant à la malnutrition aiguë, elle continue de toucher 4.2 millions d’enfants. Les épidémies ont également atteint des niveaux alarmants. En 2025, les cas de choléra ont plus que doublé, passant de 33 000 en 2024 à près de 70 000, la pire épidémie depuis 25 ans. Dans le même temps, les cas de Mpox ont connu une augmentation de 80%, atteignant 89 000 personnes. Le pays compte actuellement 5.3 millions de personnes déplacées internes, dont près de 4 millions dans les seules provinces de l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et Tanganyika) et 4.1 millions de personnes retournées. Les récents affrontements au Sud-Kivu ont forcé environ 700 000 personnes additionnelles à fuir, y compris vers le Tanganyika ou dans le Burundi voisin.Mesdames et messieurs,À cette détérioration humanitaire s’ajoute une crise historique du financement de l’aide publique au développement et à l’action humanitaire. La diminution ou la suspension drastiques de certains financements humanitaires, dont une part plus que significative provenait des États-Unis (70% en 2024), a fragilisé les opérations à une vitesse fulgurante. En 2024, le plan de réponse humanitaire était financé à 54%, soit 1,38 milliard de dollars américains. En 2025, à peine 24% des financements ont été couverts, soit 610 millions de dollars américains. Conscients de ces enjeux financiers, essentiels à la continuité de la réponse humanitaire, nous avons intensifié nos efforts de plaidoyer, notamment à travers la Conférence de Paris d’octobre 2025, qui a permis de remettre la crise humanitaire en RDC au centre de l’attention internationale. Nous espérons que les engagements financiers annoncés à cette occasion se traduiront concrètement dans les mois à venir. Les conséquences de cette baisse de financement sont dramatiques et nous faisons le suivi de l’impact, en matière notamment d’aide sanitaire et d’accès aux traitements, de santé maternelle et infantile, d’assistance alimentaire, de services de protection. Malgré tout, la communauté humanitaire a réussi à apporter une assistance humanitaire à près de 8.2 millions de personnes à fin novembre 2025. Ceci nous conduit au constat que nous ne pourrons pas continuer à faire plus avec moins. C’est ainsi que le processus de “réinitialisation humanitaire”, ou “humanitarian reset” en anglais, lancé par le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Tom Fletcher, a guidé notre travail de priorisation, pour une réponse plus ciblée, coordonnée, redevable et efficiente envers les populations. Ce processus repose sur, i) une hyper-priorisation des besoins, ii) une simplification et une amélioration de l’architecture de coordination, iii) un engagement pour la localisation et un rôle plus déterminant des ONG nationales, iv) une redevabilité renouvelée envers les communautés, et v) le recours aux innovations.Mesdames et Messieurs, Le plan de réponse humanitaire 2026 qui sera présenté aujourd’hui estime à 14,9 millions le nombre de personnes dans le besoin. Parmi elles, la communauté humanitaire prévoit d’apporter une assistance vitale d’urgence à 7,3 millions de personnes, pour des besoins financiers évalués à 1,4 milliard de dollars américains. Je veux préciser que si le nombre de personnes dans le besoin est passé d’environ 22 millions en 2025 à 14,9 millions en 2026, cela ne signifie aucunement une amélioration de la situation humanitaire, mais simplement une priorisation plus stricte et un focus exclusif sur les personnes aux niveaux de vulnérabilité les plus élevés.La conjugaison de besoins immenses et d’une réalité financière de plus en plus contraignante nous impose des choix difficiles. Elle souligne surtout l’urgence d’un engagement financier renouvelé et renforcé. En ces temps de fortes contraintes budgétaires, et malgré un contexte international peu favorable, nous comptons sur la générosité renouvelée des donateurs de la RDC. Parallèlement, nous nous engageons à explorer toutes les opportunités de financement et de mobilisation de ressources alternatives. Mesdames et Messieurs, La situation est donc particulièrement complexe. Mais dans chaque crise il y a des opportunités, et je pense que le contexte actuel doit nous inciter encore plus à ajuster nos approches. Il est donc plus que jamais primordial, en plus d’apporter une réponse aux besoins humanitaires d’urgence, de faire tout notre possible pour réduire les besoins humanitaires, car si l’assistance humanitaire sauve des vies, elle n’est pas la réponse aux crises humanitaires. Comment réduire les besoins humanitaires ? En travaillant sur de multiples fronts. Tout d’abord à travers les solutions politiques. À cet égard, nous fondons espoir dans les processus de paix en cours, même si pour le moment la réalité sur le terrain reste encore très différente. Nous appelons l’ensemble des parties au conflit à respecter leurs engagements, à faire taire les armes, à protéger les civils et à mettre fin aux souffrances des populations affectées. Ensuite en s’attaquant aux causes sous-jacentes et aux nœuds gordiens des conflits, notamment les enjeux d’accès aux ressources, en particulier foncières, l’exploitation illicite des ressources naturelles et les flux financiers illicites. Derrière chacun de ces mots il y a des intérêts, des groupes armés, des conflits, des souffrances. Troisième front : A travers des efforts accrus en matière de prévention des crises, d’anticipation, de réduction, de gestion et de mitigation des risques. Ceci vaut tant pour la problématique des conflits que pour celle des désastres dus aux aléas climatiques. Car gouverner c’est prévoir. Enfin, la mise en œuvre à l’échelle de l’approche nexus Humanitaire–Développement–Paix, qui participe également à ce changement de paradigme. L’action humanitaire ne peut se mener en vase clos : elle doit s’articuler étroitement avec les acteurs du développement et de la paix, et s’inscrire dans des solutions durables, y compris dans les provinces de l’Est. Je tiens à saluer le lancement en décembre dernier du Groupe de concertation national nexus Humanitaire-Développement-Paix, dont l’ambition est d’asseoir le leadership du gouvernement en matière d’implémentation de l’approche nexus HDP. Mesdames et Messieurs, La réussite de la réponse humanitaire, tout comme la réduction durable des besoins humanitaires, dépend non seulement de notre capacité à agir collectivement, mais aussi du rôle central du Gouvernement dans la facilitation, l’orientation stratégique et la création d’un environnement favorable à l’action humanitaire et aux efforts de prévention. À cet égard, nous appelons respectueusement les autorités gouvernementales à agir sur trois leviers essentiels : Premièrement, garantir un accès humanitaire sûr, prévisible et sans entrave, notamment à travers la réouverture sécurisée de certains axes routiers, la facilitation de la circulation du personnel et des biens humanitaires, où qu’ils travaillent, et sans aucune pénalisation ou restriction, ainsi qu’une coopération renforcée avec les forces de sécurité et les autorités provinciales et des pays voisins. Deuxièmement, alléger les obstacles administratifs et financiers, en prenant des mesures fortes, concrètes et immédiates, qu’il s’agisse des procédures d’importation, des exemptions fiscales, de la délivrance des visas, du soutien aux mécanismes de financement des ONG congolaises, ou encore de la recherche de solutions, permettant d’assurer les opérations financières dans les zones actuellement affectées. Troisièmement, préserver la continuité des services sociaux de base, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, de l’éducation et de la protection. Le maintien de ces services est indispensable pour permettre aux acteurs humanitaires de concentrer leurs efforts sur les urgences et les populations les plus vulnérables. Les acteurs humanitaires n’ont pas vocation à se substituer aux services publics. Enfin, renforcer la coordination conjointe est incontournable. Le Cadre National de Concertation Humanitaire et ses mécanismes techniques doivent continuer à être pleinement opérationnels, afin d’orienter les décisions stratégiques et d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris. Excellence, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, L’heure est grave. Cette crise n’est pas une abstraction : ce sont des vies brisées, des familles déracinées, des femmes et des filles exposées à des violences intolérables. Votre leadership est déterminant pour garantir la cohérence et l’efficacité de notre action collective. Dans un contexte où les ressources se raréfient alors que les besoins demeurent immenses, nous devons agir avec responsabilité, solidarité et détermination. La communauté humanitaire reste engagée aux côtés du Gouvernement et résolue à soutenir tous les efforts visant à sauver des vies, à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des communautés. Je vous remercie.
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Publication
10 juillet 2025
Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (CCDD 2025–2029)
Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable est l'instrument stratégique principal par lequel le système des Nations Unies planifie et met en œuvre ses activités de développement au niveau national. Il soutient ainsi l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Ce cadre régit l’ensemble du cycle de programmation, en structurant les phases de planification, d’exécution, de suivi, d’évaluation et de redevabilité de l’action collective menée par le système des Nations Unies.Ce document constitue la référence stratégique pour l’ensemble des interventions des agences, fonds et programmes des Nations Unies, qu’elles soient résidentes ou non-résidentes. Il définit les priorités d’appui du système onusien en alignement avec les objectifs nationaux de développement, et oriente tant les actions conjointes que les initiatives individuelles. En République Démocratique du Congo, les Nations Unies ont adopté une nouvelle façon de travailler pour appuyer le gouvernement dans ses efforts de développement et de stabilisation. Cette approche vise à s’attaquer aux causes structurelles et systémiques des déficits de développement, tout en traitant les causes sous-jacentes des conflits. Elle repose sur une lecture intégrée des dynamiques de fragilité à travers l’approche Nexus – Humanitaire, Développement et Paix – et une meilleure articulation des actions à tous les niveaux du territoire.Au cœur de cette méthode figure la volonté de s’attaquer aux nœuds gordiens – un enchevêtrement complexe de facteurs profondément enracinés tels que les conflits fonciers, l’économie extractive prédatrice, les tensions identitaires instrumentalisées, la faible légitimité de l’État, l’impunité et la défiance envers les institutions. Ces blocages structurels, interconnectés, entretiennent la vulnérabilité chronique de certaines zones du pays et empêchent des avancées durables.Pour relever ce défi, le Système des Nations Unies en RDC a engagé une véritable montée en gamme de son accompagnement stratégique, renforçant sa capacité d’appui-conseil auprès des autorités nationales, mobilisant ses expertises techniques et institutionnelles, et consolidant l’approche intégrée « One UN » pour un soutien plus cohérent, transformationnel et ancré dans les réalités du pays.Pour la période 2025–2029, le Gouvernement congolais et l’Équipe de pays des Nations Unies (UNCT) en RDC se sont donc fixés cinq objectifs stratégiques interdépendants visant à reconfigurer l’appui au développement. Afin d’atteindre ces objectifs l’Équipe des Nations Unies en RDC visent à accroître l’impact du partenariat avec le Gouvernement et à produire des effets multiplicateurs dans plusieurs secteurs clés :Aligné sur le Plan National Stratégique de Développement (PNSD), le CCDD 2025–2029 s’articule autour de quatre axes prioritaires :Croissance économique inclusive : Promotion d’une économie résiliente, inclusive et génératrice d’emplois décents, en particulier pour les jeunes.Gouvernance efficace : Renforcement des institutions, lutte contre la corruption, promotion de la paix, de la sécurité, des droits humains et d’une gouvernance transparente et participative.Accès équitable aux services sociaux de base : Appui à l’amélioration des systèmes éducatifs et de santé, en veillant à ne laisser personne de côté.Gestion durable des ressources naturelles : Réponse aux défis environnementaux par des solutions innovantes, durables et équitables, incluant une gouvernance foncière adaptée au service du développement.Pour garantir une meilleure cohérence des actions sur le terrain et renforcer le partenariat local, le dispositif de coordination provinciale sera consolidé. Huit Équipes provinciales des Nations Unies, couvrant une ou plusieurs provinces, ont été mises en place. Ces équipes faciliteront une planification coordonnée, une mise en œuvre conjointe et un dialogue renforcé avec les autorités locales, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que le secteur privé.L’objectif global demeure : transformer les défis en opportunités et contribuer à un avenir stable, prospère, inclusif et durable pour la RDC.Le coût estimé pour la mise en œuvre du CCDD 2025–2029 s’élève à 3,69 milliards de dollars américains. À cet effet, une stratégie de mobilisation des ressources sera élaborée, reposant sur :Le renforcement des synergies internes au sein du système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé ;La consolidation du dialogue politique autour de la mise en œuvre de la Feuille de route du Cadre National de Financement Intégré (CNFI/INFF) afin d’accélérer la mobilisation des ressources internes ;La sécurisation du financement des cibles prioritaires des ODD par des ressources domestiques accrues ;L’amélioration de l’efficacité de la coordination et de la gestion de l’aide publique au développement.
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Publication
06 juillet 2026
Rapport annuel de résultats 2025
Développement durable en RDC : les résultats d'une première année de partenariat renforcéL’année 2025 marque le début d’un nouveau cycle de partenariat stratégique entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies, à travers la mise en œuvre du Cadre de coopération pour le développement durable 2025-2029. Cette première année d’exécution a permis d’enregistrer des avancées significatives dans les domaines de la transformation économique, de la gouvernance, du développement du capital humain, de l’inclusion sociale et de la transition écologique. Ces résultats témoignent de l’alignement étroit du partenariat sur les priorités nationales de développement et de son engagement à accélérer la réalisation de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (ODD). Au cours de l’année, les Nations Unies ont appuyé des réformes et des initiatives transformatrices ayant un impact concret sur la vie des populations. Ces efforts ont permis de stimuler la création d’emplois, d’élargir l’accès aux services financiers digitaux, de moderniser l’enregistrement des enfants à l’état civil et de renforcer l’efficacité du système judiciaire par la digitalisation des juridictions. Ensemble, ces réalisations contribuent à bâtir une économie plus inclusive, à améliorer la qualité des services publics et à consolider des institutions plus performantes au service du développement durable.Le développement du capital humain a également connu des avancées significatives. Grâce à l’appui du Système des Nations Unies et de ses partenaires, plus de 4 millions d’enfants ont eu accès à des services de vaccination, des centaines de milliers d’entre eux ont bénéficié d’une prise en charge nutritionnelle, et plus de 200 000 élèves ont été soutenus à travers des programmes d’alimentation scolaire. Ces résultats ont contribué à améliorer l’état de santé et les conditions d’apprentissage des enfants, tout en renforçant durablement les systèmes nationaux de santé, d’éducation et de protection sociale.La République démocratique du Congo a poursuivi ses avancées dans les domaines de l’action climatique et de la gestion durable des ressources naturelles. Grâce à l’appui du Système des Nations Unies, près de 200 000 tonnes d’émissions de CO₂ ont été évitées, plus de 102 000 personnes ont participé à des initiatives de conservation, et plusieurs réformes clés ont été accompagnées pour renforcer la gouvernance environnementale. Par ailleurs, des financements innovants ont été mobilisés afin de soutenir l’adaptation au changement climatique, consolider la résilience des populations et promouvoir une gestion durable et inclusive des ressources naturelles.Ces résultats témoignent de la capacité du partenariat entre le Gouvernement et les Nations Unies à produire des impacts durables, même dans un environnement complexe. En misant sur le renforcement des institutions, l’autonomisation des populations et la promotion de solutions innovantes à fort impact, cette coopération constitue un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable et favoriser l’émergence d’une RDC plus résiliente, inclusive et prospère.
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Publication
17 juin 2026
Analyse commune de pays (CCA) - mise à jour 2026
La publication de l’Analyse Commune de Pays (CCA) – mise à jour 2026 marque une étape stratégique dans l’accompagnement du développement de la République démocratique du Congo. Ce document offre une lecture approfondie et renouvelée des dynamiques économiques, sociales, politiques et environnementales du pays, à un moment charnière où les choix opérés conditionnent la trajectoire vers les Objectifs de développement durable (ODD). En cohérence avec l’ambition du système des Nations Unies, cette analyse vise à éclairer les priorités nationales, renforcer la cohérence des interventions et orienter les décisions vers des transformations à fort impact.Par rapport à la version précédente du CCA (2024), cette édition révisée introduit un approfondissement analytique structuré autour des “nœuds gordiens”, mettant en évidence les causes systémiques et interconnectées du sous-développement en RDC, notamment la gouvernance, l’extractivisme, les fragilités institutionnelles et les tensions foncières. Elle propose ainsi une lecture plus intégrée des blocages structurels, insistant sur leur interdépendance et sur la nécessité d’approches séquencées et territorialisées pour produire des effets durables. La mise à jour 2026 se distingue également par une prise en compte renforcée des évolutions récentes du contexte national et régional. Elle met en lumière l’aggravation des dynamiques sécuritaires à l’Est, les contraintes macro-budgétaires accrues, mais aussi les opportunités liées à la transition climatique, aux chaînes de valeur des minerais critiques et aux financements innovants. En outre, le document accorde une place centrale à l’opérationnalisation du principe “Ne laisser personne de côté” (LNOB), en renforçant l’analyse des vulnérabilités multidimensionnelles et des disparités territoriales. Pour la période 2026–2030, le CCA révisé propose une vision résolument tournée vers l’action, articulée autour de leviers d’accélération prioritaires, tels que l'investissement dans le capital humain, la transformation des systèmes alimentaires, l'accès à l’énergie, la mobilisation accrue des ressources intérieures et la valorisation durable du capital naturel. Cette approche met l’accent sur la sélectivité stratégique, la territorialisation des interventions et le renforcement du nexus humanitaire–développement–paix, afin de maximiser l’impact dans un contexte de ressources limitées et de risques élevés. En définitive, cette Analyse Commune de Pays révisée appelle à un engagement collectif renouvelé des acteurs nationaux et internationaux. Elle souligne que la RDC dispose d’atouts considérables, mais que leur transformation en progrès inclusifs dépendra de la capacité à opérer des choix stratégiques, à renforcer la gouvernance et à concentrer les efforts sur des priorités structurantes. La fenêtre 2026–2030 constitue ainsi une opportunité décisive pour accélérer la trajectoire du pays vers un développement durable, inclusif et résilient.
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Histoire
14 septembre 2026
La province du Tanganyika adopte la feuille de route des actions pour améliorer l’efficacité de la coopération au développement
Les acteurs du développement de la province du Tanganyika ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la coordination de l’aide au développement. Réunis à Kalemie, chef-lieu de la province, du 7 au 8 septembre dans le cadre du Dialogue d’Actions provincial lié au 4ème cycle de suivi du Partenariat Mondial pour une Coopération Efficace au Service du Développement, ils ont adopté vingt-deux actions prioritaires destinées à améliorer l’impact des interventions de développement sur le terrain.Un dialogue multipartite pour renforcer la coordination de l’aideCes assises, organisées par le Gouvernement provincial du Tanganyika avec l’appui du Ministère national du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement ainsi que du Groupe de Coordination des Partenaires (GCP), ont connu la participation des représentants des administrations publiques, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et des autres acteurs engagés dans la mise en œuvre des programmes de développement. Les participants ont notamment examiné les défis liés à la coordination des interventions, à la planification sectorielle et à la mobilisation des partenaires autour d’objectifs communs. L’objectif principal a été de renforcer l’appropriation provinciale des mécanismes de coordination de l’aide et de promouvoir une gouvernance du développement davantage alignée sur les priorités de la province.Des engagements inscrits dans les principes du Partenariat mondialLe Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement circonscrit ces travaux dans le cadre de l’engagement de la RDC, depuis plusieurs années, dans la promotion des principes issus du Forum de Busan de 2011. Ces principes mettent l’accent sur le leadership national, les résultats de développement, les partenariats inclusifs ainsi que la transparence et la responsabilité mutuelle entre les acteurs. Voilà ce qui justifie la tenue de ces assises afin d’offrir aux acteurs provinciaux un cadre privilégié pour identifier les obstacles à l’efficacité de la coopération, analyser les besoins prioritaires et définir des engagements concrets en faveur du développement local.Vingt-deux actions prioritaires pour plus d’impact sur le terrainAu cours des travaux, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer l’alignement des projets et programmes sur les priorités du Tanganyika, la redynamisation des Groupes Thématiques Sectoriels et l’amélioration des mécanismes de concertation entre les institutions publiques et les partenaires au développement.Le développement durable ne peut être atteint sans une meilleure coordination des efforts, une participation accrue de toutes les parties prenantes et une gestion axée sur les résultats. Les principes du Partenariat Mondial constituent à cet égard un cadre essentiel pour promouvoir une coopération plus efficace et mieux adaptée aux réalités locales.Une feuille de route pour un développement inclusif et durableLes 22 actions retenues au terme de ces assises traduisent la volonté commune des acteurs provinciaux de renforcer la gouvernance de l’aide et d’accélérer la transformation socio-économique du Tanganyika. Elles serviront désormais de référence pour les prochaines initiatives de développement et pour le suivi des engagements pris par les différentes parties prenantes.En adoptant cette feuille de route, la province du Tanganyika réaffirme son ambition de construire un développement inclusif et durable, fondé sur la participation de tous : les jeunes, les femmes, les personnes handicapées, les peuples autochtones et les groupes vulnérables, afin que personne ne soit laissé de côté dans la marche vers le développement durable.
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Histoire
09 septembre 2026
Ne laisser personne de côté : les planificateurs publics renforcent leurs compétences pour une RDC plus inclusive
Comment faire en sorte que les politiques publiques répondent réellement aux besoins de toutes les populations, y compris celles qui restent souvent invisibles dans les processus de développement ? C’est autour de cette question que des Directeurs d’Études et de Planification (DEP) issus des ministères sectoriels se sont réunis à Kinshasa pour deux jours de renforcement des capacités consacrés à l’inclusion des Personnes Vivant avec Handicap (PVH) et des Peuples Autochtones Pygmées (PAP) dans la mise en œuvre du Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (CCDD).Organisé par les ministères en charge du Plan et de la Coopération internationale, avec l’appui du Bureau du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en RDC, l’atelier a permis de rappeler qu’une planification efficace ne se limite pas à définir des priorités de développement. Elle doit également garantir que chaque citoyen, quelle que soit sa situation, puisse participer pleinement aux bénéfices du développement.Quand la planification devient un levier d’équitéAu cours des échanges, les participants ont approfondi leur compréhension des droits des Peuples Autochtones Pygmées et des Personnes Vivant avec Handicap, ainsi que des obstacles qui continuent de freiner leur inclusion. Les discussions ont mis en lumière la nécessité de dépasser les approches centrées sur l’assistance pour reconnaître ces populations comme des acteurs à part entière du développement. L’accent a également été mis sur l’importance d’intégrer les principes d’accessibilité, de participation et d’égalité dans les politiques publiques, depuis l’identification des besoins jusqu’au suivi des résultats.Donner une voix à ceux que les politiques oublient souventL’atelier a surtout permis de faire émerger une conviction commune : l’inclusion ne doit plus être traitée comme une action ponctuelle ou un volet secondaire des programmes, mais comme une dimension transversale de l’action publique. Pour y parvenir, les participants ont recommandé une meilleure prise en compte des enjeux liés aux PAP et aux PVH dans les diagnostics sectoriels, les plans de développement et les budgets publics, ainsi qu’un recours accru aux données désagrégées et à la participation des organisations représentatives concernées.Cette approche vise à garantir que les personnes et communautés historiquement marginalisées soient associées à toutes les étapes du cycle des politiques publiques. Leur participation permet non seulement de mieux comprendre leurs réalités, mais aussi de concevoir des réponses plus pertinentes, accessibles et durables. Construire un développement qui n’exclut personneEn tant que responsables de la planification, de la programmation et du suivi-évaluation, les DEP occupent une position stratégique pour transformer les engagements en actions concrètes. Leur rôle est essentiel pour faire de l’inclusion une réalité dans les politiques, les budgets et les programmes mis en œuvre au niveau national.Au terme de la formation, un message fort s’est dégagé : le succès du développement se mesure aussi à la capacité des institutions à atteindre celles et ceux qui sont le plus souvent laissés en marge. En renforçant les compétences des acteurs chargés de la planification publique, la RDC franchit une étape supplémentaire vers une gouvernance plus équitable, plus participative et fidèle à l’engagement fondamental de l’Agenda 2030 : ne laisser personne de côté.« Le véritable défi commence après la formation : transformer les connaissances acquises en décisions, budgets, programmes et résultats concrets au bénéfice des populations les plus vulnérables. » a déclaré Monsieur Vincent Musambya, Secrétaire Général à la Coopération Internationale, dans son mot de clôture de l’atelier.
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Histoire
04 août 2026
Semences, outils, transfert monétaire inconditionnel et appui technique de proximité : une réponse d’urgence pour 333 000 personnes dans l’Est de la RDC
Cette assistance d'urgence leur permet de relancer rapidement leur production alimentaire et d'assurer, par elles-mêmes, leur sécurité alimentaire. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a reçu un financement de 10 millions d’USD du Fonds humanitaire en République démocratique du Congo (FH RDC) afin de mener un projet d’«Assistance vitale à la production alimentaire d’urgence en faveur des ménages vulnérables dans les zones de santé prioritaires de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC)» pendant six mois, depuis fin avril. Ce projet répond à un contexte d’accentuation de l’insécurité alimentaire en RDC. Selon la dernière analyse du Cadre intégré de la Classification de la sécurité alimentaire (IPC) publiée en mai 2026, 26,5 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë dans ce pays. Dans l’Est, des conflits armés et des chocs climatiques récurrents accentuent cette insécurité et entraînent des déplacements massifs de populations, la perte des moyens de subsistance et la dégradation des conditions de vie de milliers de familles. Le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Tanganyika constituent des points de convergence humanitaire majeurs, caractérisés par l’insécurité alimentaire (IPC 3 à 4), la malnutrition aiguë (Phase 2 à 3), la concentration de populations déplacées et de populations dans le besoin, l’insécurité persistante et l’accès limité aux moyens de subsistance. Les données issues de la dernière enquête Données en situations d’urgence Suivi (DIEM-Suivi) de la FAO, collectées entre le 30 janvier et le 10 mars 2026, indiquent en outre que 867 477 ménages agricoles, soit environ 6 592 825 personnes, nécessitent une assistance agricole d’urgence dans ces quatre provinces. Ces ménages représentent environ un quart de la population totale estimée dans les zones couvertes. Ces chiffres montrent que les ménages agricoles sont au cœur de la crise alimentaire actuelle. Or, lorsqu’elles parviennent à cultiver, ces familles rurales sont les plus résilientes face aux crises, car elles produisent leur propre nourriture et dépendent moins des marchés. Il faut donc cibler immédiatement l’assistance à la production agricole des ménages ruraux, car sans intervention rapide, la situation risque de se détériorer davantage. Dans ce contexte, l’appui du Fonds humanitaire en RDC est essentiel et permet à la FAO de mobiliser d’urgence son expertise technique en agriculture et production alimentaire ainsi que sa forte présence opérationnelle dans ces régions afin d’apporter une assistance à 333 000 personnes. Semences, outils, transfert monétaire inconditionnel et appui technique de proximité : une réponse rapide pour une production durable L’objectif de ce projet est d’apporter une assistance vitale afin d’aider les ménages les plus vulnérables à relancer leur production alimentaire, à se nourrir et retrouver une sécurité alimentaire. La FAO distribue des kits de production agricole rapide, constitués de semences pour cultures vivrières et maraîchères, d’outils, ainsi que d’un transfert monétaire inconditionnel. Ces kits sont complétés par un appui technique de proximité : des agronomes de la FAO conseillent les ménages sur place afin de les aider à améliorer les rendements de leurs cultures. Cette assistance doit permettre aux familles de répondre aux besoins immédiats, tout en soutenant la relance des moyens d’existence, grâce à une production rapide, dès 21 jours, et une couverture des besoins alimentaires de base pendant environ deux mois. Ainsi, les ménages ciblés protègent leur consommation alimentaire et limitent le recours à des solutions extrêmes, comme vendre leurs outils, leurs réserves de semences, ou réduire le nombre de repas quotidien. La FAO mobilise d’urgence son expertise technique et sa forte présence opérationnelle dans l’Est de la RDC Afin de mettre en œuvre cette assistance vitale d’urgence, la FAO s’appuie sur neuf organisations non gouvernementales nationales et locales permettant de garantir une efficacité de mise en œuvre du projet localement. A travers ce projet, la FAO soutient les capacités de ces partenaires, avec un accompagnement technique ciblé, des formations sur les normes programmatiques, le ciblage, la redevabilité, le suivi et la gestion des intrants, afin de promouvoir leur rôle local plus fort et d’apporter une réponse plus adaptée au contexte, en lien étroit avec les communautés affectées. Dans l’Est de la RDC, des dizaines de milliers de familles ont perdu leurs terres, leurs récoltes et parfois leur maison, du jour au lendemain, en raison du conflit et des chocs climatiques qui contraignent les populations à des déplacements massifs. Ce projet ne leur redonne pas seulement des semences et des outils, il leur donne la possibilité de relancer leurs propres moyens de subsistance. C’est le sens de l’action de la FAO en RDC : redonner aux familles les moyens d’assurer, par elles-mêmes, leur propre sécurité alimentaire.
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Histoire
04 août 2026
Nyunzu renforce sa coordination territoriale Nexus pour consolider la paix et la résilience
Du 21 au 24 juillet 2026, le territoire de Nyunzu a accueilli une mission de redynamisation des mécanismes de coordination territoriale Nexus et d’analyse des aléas sécuritaires. Organisée conformément à la vision ‘’l'État au centre’’, cette mission a été facilitée par le Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies avec l'appui financier de l'Ambassade de Suède.Cette visite conjointe a connu la participation des ministres provinciaux responsables des groupes thématiques Nexus, des chefs de division de l'administration publique respective, des experts techniques ainsi que des représentants des agences, fonds et programmes des Nations Unies opérationnels dans la province du Tanganyika. La mission visait à renforcer les mécanismes de coordination territoriale, améliorer l'analyse des défis sécuritaires et promouvoir des réponses concertées en faveur de la paix, de la résilience communautaire et du développement durable.Cette initiative s'inscrit dans la mise en œuvre de l'approche Nexus et des Solutions durables au Tanganyika, province pilote depuis 2022. Grâce à cette approche, des progrès ont été enregistrés dans les territoires de Nyunzu et Kalemie, notamment en matière de restauration de l'autorité de l'État, de consolidation de la paix, de cohésion sociale et de relèvement communautaire. Elle a été organisée à la suite des recommandations de l'atelier de restitution de mars 2026 dans le souci de relancer les mécanismes territoriaux de coordination et les groupes de résultats Nexus.La mission intervient dans un contexte marqué par une dégradation de la situation sécuritaire dans le territoire de Nyunzu, particulièrement dans la zone de Nord-Lukuga. Le retour d'éléments armés se réclamant des Wazalendo(patriotes) en provenance du Sud-Kivu, conjugué à la persistance d'actes de criminalité et d'extorsions, a renforcé les préoccupations liées à la protection des populations civiles. Les analyses conduites par le Comité élargi d'analyse des risques de la province avaient déjà souligné la nécessité d'une réponse coordonnée entre les autorités, les communautés et les partenaires Humanitaire-Développement-Paix (HDP). La visite a été marquée, entre autres, par un atelier à l’intention de 96 participants issus des institutions publiques, des organisations de la société civile et d’autres parties prenantes locales. Dans leurs interventions, les autorités de la place et les représentants des Nations Unies ont convergé sur l'importance de placer l'État au centre de la coordination territoriale du Nexus HDP afin de mieux articuler les interventions en faveur de l’amélioration du quotidien des communautés vulnérables. Le Ministre provincial de l'Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières a réaffirmé l'engagement du Gouvernement provincial à poursuivre les efforts de stabilisation et à renforcer les mécanismes de coordination dans le territoire.Au-delà des travaux en atelier à Nyunzu centre, l'équipe de mission s'est rendue dans plusieurs autres localités du Nord-Lukuga. Les échanges entre la délégation et les autorités locales, les représentants des communautés ainsi que des éléments se réclamant des Wazalendo ont permis de mieux comprendre les dynamiques sécuritaires et d'encourager le dialogue. Les organisations de la société civile ont notamment plaidé pour la démilitarisation des zones habitées, le renforcement des enquêtes judiciaires et une présence accrue des forces de sécurité. Les échanges avec les communautés et les différents acteurs ont confirmé que la crise sécuritaire demeure complexe et nécessite une réponse intégrée mobilisant les dimensions humanitaires, de développement et de paix.Parmi les retombées majeures de la mission, on peut citer la redynamisation des groupes de résultats Nexus et des mécanismes de coordination territoriale ont été redynamisés, tandis que les dispositifs de prévention des conflits et de suivi des incidents sécuritaires ont été réactivés dans le territoire de Nyunzu. À l'issue de la mission, tous les acteurs ont convenu d’œuvrer en faveur du respect de la dignité humaine, de la protection des populations civiles et du dialogue comme fondement d'une paix durable. Les autorités provinciales, les partenaires HDP et les Nations Unies ont réaffirmé, chacun à son niveau de responsabilité, leur volonté de poursuivre les efforts engagés afin de renforcer la gouvernance locale, prévenir les conflits et accompagner durablement les communautés de Nyunzu sur la voie de la stabilité, de la résilience et du développement.
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Histoire
04 août 2026
La FAO soutien l’intégration de la mobilité climatique dans le Plan National d’adaptation
Face à l’intensification des effets du changement climatique et à leurs répercussions sur les populations, la République démocratique du Congo (RDC) renforce sa réflexion sur la prise en compte de la mobilité climatique dans ses politiques publiques. Du 27 au 29 juillet à Kinshasa, un atelier national inédit a réuni des représentants des institutions publiques, des agences des Nations Unies, des experts et des chercheurs afin d’examiner les liens entre migration, environnement et changement climatique. Organisée par le Ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette rencontre vise à mieux intégrer les enjeux de mobilité climatique dans le Plan national d’adaptation (PNA), en s’appuyant sur des données probantes et une approche de gouvernance climatique inclusive et durable. Une problématique multidimensionnelle au cœur des enjeux climatiquesLa mobilité climatique constitue aujourd’hui l’un des défis majeurs auxquels la RDC est confrontée. Entre conflits armés, catastrophes naturelles et dégradation de l’environnement, des millions de personnes sont contraintes de quitter leurs lieux de résidence, mettant en évidence l'interconnexion croissante entre changement climatique, migration et développement.« La RDC compte aujourd'hui environ 5,8 millions de déplacés internes, dont la majorité subit l'effet combiné des conflits et des aléas climatiques. Plusieurs provinces, notamment le Tanganyika, le Sud-Kivu, la Tshopo, le Kasaï Central ainsi que la ville de Kinshasa, ont été touchées par des événements climatiques extrêmes, entraînant des mouvements massifs de populations », a déclaré Son Excellence Madame Marie Nyange Ndambo, Ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC).La Ministre a souligné que, malgré l’ampleur des défis, cette réalité peut également être envisagée comme une opportunité d’action stratégique. Selon elle, une meilleure prise en compte de la mobilité climatique dans les politiques nationales permettrait de renforcer les capacités d’adaptation des populations, tout en améliorant l’alignement des stratégies de lutte contre le changement climatique, de gestion des risques et de développement durable.Sur base de ces orientations les participants ont approfondi leur compréhension des interactions entre migration, environnement et changement climatique. Il a été rappelé que la RDC figure parmi les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Près de 60 % de la population vit en zone rurale et dépend de l’agriculture pluviale, exposant ainsi des millions de personnes aux aléas climatiques.La professeure Céline Sikulisimwa a mis en lumière les conséquences sanitaires de ces phénomènes. « Il y a effectivement des maladies qui surviennent à chaque fois qu’il y a des inondations. Le problème est que dans le secteur de la santé, le lien entre climat et santé n’est pas encore suffisamment intégré dans les pratiques. Pourtant, un observatoire climat-santé fonctionnel permettrait de renforcer les systèmes d’alerte et d’améliorer la prise de décision », a-t-elle expliqué.De leur côté, les experts de l’OIM et la FAO ont souligné les impacts différenciés du changement climatique sur les femmes et les filles. Dans de nombreuses zones touchées par la sécheresse ou la dégradation des ressources naturelles, celles-ci sont contraintes de parcourir de longues distances pour accéder à l’eau ou à des terres productives, augmentant leur exposition aux violences basées sur le genre (VBG) et à d’autres formes de vulnérabilité.Un plaidoyer pour une approche holistique de la mobilité climatiquePartenaire de longue date du Gouvernement de la RDC sur les questions liées au changement climatique et à l’adaptation, la FAO a réaffirmé son engagement en faveur d’une meilleure prise en compte de la mobilité climatique dans les politiques nationales. À cette occasion, Dominique Endamana, Responsable du Cluster Environnement de la FAO en RDC, a plaidé pour l’intégration de cette problématique dans l’élaboration et la mise en œuvre du prochain Plan national d’adaptation (PNA).« Le PNA vise notamment à restaurer les paysages, protéger les bassins versants, limiter l’érosion et améliorer la fertilité des sols. Ces actions contribuent à réduire la vulnérabilité des populations et à renforcer leurs capacités d’adaptation face aux effets du changement climatique. Il est donc essentiel d’y intégrer la question de la mobilité climatique afin de promouvoir une réponse cohérente et durable à ces défis croissants », a-t-il souligné.Pour la FAO, l’intégration de la mobilité climatique dans le PNA permettra de mieux anticiper les déplacements de populations liés aux aléas climatiques, tout en renforçant la résilience des communautés rurales dont les moyens d’existence dépendent fortement des ressources naturelles et de l’agriculture. Les projets de restauration des paysages dégradés financés par le fond pour l’environnement mondial (FEM) et d’autres partenaires bilatéraux cherchent à réduire la mobilité des populations face aux effets néfastes du changement climatique. Intégrer la mobilité climatique dans les mécanismes de planification du développement.Au terme de trois jours d’échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à mieux intégrer la mobilité climatique dans les politiques publiques et les mécanismes de planification du développement. Ils ont notamment proposé l’élaboration et la mise en œuvre de plans provinciaux et locaux de gestion de la mobilité climatique, assortis de systèmes d’alerte précoce et de dispositifs renforcés de protection et d’assistance aux personnes déplacées.Les participants ont également appelé au renforcement de la coordination et de la collaboration entre l’ensemble des acteurs concernés, notamment les institutions publiques, la société civile, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, les communautés locales ainsi que les peuples autochtones. Cette approche inclusive devrait permettre de promouvoir une gouvernance efficace de la mobilité climatique, tout en facilitant l’identification et la mobilisation des financements climatiques nécessaires à la réduction des risques de catastrophe et au renforcement de la résilience des populations. À travers ces assises, la RDC franchit une étape importante vers une meilleure prise en compte des enjeux de mobilité climatique dans ses stratégies d’adaptation, en privilégiant une approche fondée sur les données probantes, la concertation et l’action collective.
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Communiqué de presse
22 juillet 2026
Le Comité de Pilotage Conjoint du Fonds pour la Consolidation de la Paix se réunit à Kinshasa
Coprésidée par le Secrétaire Général au Plan représentant le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, et le Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies en RDC, la rencontre a réuni les représentants du Gouvernement, des agences des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des organisations récipiendaires du PBF. « Cette session se tient à un moment important pour le Fonds pour la Consolidation de la Paix en République démocratique du Congo. Aujourd’hui, la RDC gère le portefeuille le plus important jamais financé par le PBF depuis le début de son intervention dans le pays. Cette évolution témoigne de la pertinence de la réorientation du portefeuille portée depuis le début de la nouvelle éligibilité et de la confiance renouvelée que le Bureau de consolidation et d’appui à la paix des Nations Unies et le Secrétaire général accordent à la RDC, à ses institutions et à ses populations dans leur quête de paix, de stabilité et de développement durable », a déclaré M. Damien Mama, Coordonnateur résident par intérim des Nations Unies en RDC. Cette session a été marquée par la participation des ministres provinciaux du Plan du Kasaï, Kasaï Central, Tanganyika, Mai-Ndombe, Sud-Kivu, Nord-Kivu et Ituri, illustrant une dynamique renforcée de territorialisation des interventions de consolidation de la paix. Cette implication accrue des provinces vise à améliorer l’alignement entre les priorités nationales et les réalités locales, tout en favorisant une appropriation durable des actions menées sur le terrain.Les échanges ont permis d’examiner les avancées enregistrées depuis la dernière réunie intervenue en février 2026. Les participants ont souligné l’importance d’une coordination étroite entre les institutions nationales, les autorités provinciales et les partenaires afin de maximiser l’impact, la complémentarité et la durabilité des intervention.La réunion a également permis de réitérer les recommandations issues de l’évaluation indépendante du portefeuille 2019-2024, notamment en matière de renforcement du leadership des institutions nationales et provinciales, d’amélioration de la coordination des acteurs et de consolidation des mécanismes de suivi des résultats. « C'est ensemble que nous devons orienter nos interventions vers les besoins les plus pressants des populations affectées, mieux articuler les actions de sécurité, de relèvement et de développement, et promouvoir une gouvernance transparente et responsable, gage de confiance entre l'État, les partenaires et les citoyens. La consolidation de la paix est un processus exigeant, mais elle est aussi porteuse d'espérance : celle d'une République démocratique du Congo où chaque citoyen pourra vivre en sécurité, accéder aux opportunités de développement et contribuer pleinement à la prospérité nationale. » a souligné M. Daniel Epembe, Secrétaire Général au plan et à la coordination de l’aide au développement.À travers cette rencontre, le Comité de Pilotage Conjoint réaffirme son engagement à promouvoir une mise en œuvre coordonnée, inclusive et axée sur les résultats du portefeuille du Fonds pour la Consolidation de la Paix, au service de la stabilité, de la cohésion sociale et du développement durable en République démocratique du Congo.
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Communiqué de presse
20 juin 2026
Les Nations Unies réaffirment leur engagement pour un secteur minier durable, inclusif et respectueux des droits humains en RDC
Lubumbashi, le 19 juin 2026. Le Système des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) a participé à la DRC Mining Week 2026, tenue du 17 au 19 juin à Lubumbashi. À cette occasion, les Nations Unies ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Gouvernement de la RDC et l’ensemble des parties prenantes dans la transformation du secteur minier en un moteur de développement durable.Au cours des échanges, le Système des Nations Unies a recommandé une approche intégrée fondée sur une gouvernance transparente, l’amélioration des conditions de travail, la formalisation du secteur artisanal, la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles, et l’inclusion économique des femmes et des jeunes, tout en assurant la protection de l’environnement, de la santé publique et de la cohésion sociale dans les zones minières. Il a préconisé également l’intégration systématique d’évaluations d’impact sur les droits humains dans les politiques et investissements miniers afin de prévenir les risques, éclairer les décisions et renforcer la redevabilité des acteurs. Ces orientations, alignées sur les standards internationaux, notamment les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises, visent un développement minier respectueux des droits et du bien-être des populations.Par ailleurs, les Nations Unies se sont félicitées des avancées réalisées dans l’organisation du recensement général de la population et de l’habitat, une étape essentielle pour renforcer la disponibilité de données démographiques fiables et désagrégées. Ces données constituent un levier fondamental pour éclairer la planification territoriale, améliorer le ciblage des politiques publiques et dans le secteur minier. Elles contribuent ainsi à promouvoir des interventions plus équitables, mieux adaptées aux réalités locales et alignées sur le principe de ne laisser personne de côté.À travers son expertise multisectorielle, le Système des Nations Unies accompagne la RDC dans le renforcement des cadres normatifs et institutionnels, la promotion des normes environnementales et sociales, et l’intégration des droits humains et du genre dans les politiques publiques.Les Nations Unies ont réitéré leur engagement à travailler en étroite collaboration avec le Gouvernement, le secteur privé, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers afin de promouvoir un secteur minier plus transparent, plus inclusif et plus respectueux des droits humains, créateur d’emplois décents, et contribuant pleinement au développement durable et à la stabilité de la RDC.
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Communiqué de presse
19 mars 2026
La RDC lance un projet conjoint pour renforcer la protection sociale et promouvoir l’accès à un travail décent
Ce projet conjoint est destiné à renforcer les systèmes nationaux de protection sociale et à promouvoir l’accès à un travail décent pour les populations les plus vulnérables.Financé par le Fonds conjoint pour les Objectifs de Développement Durable (Joint SDG Fund), ce nouveau programme vise à bâtir des passerelles solides entre la protection sociale non contributive et contributive, à élargir la couverture de ces dispositifs, et à améliorer le développement des compétences et les politiques d’emploi. L’initiative ambitionne également d’accompagner les personnes exposées à la précarité vers des opportunités économiques plus stables, productives et durables.Ce projet soutient les priorités du Gouvernement en matière de création d’emplois, de valorisation du capital humain et de réduction de la pauvreté, conformément au Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028). « À cet égard, l’initiative que nous lançons aujourd’hui constitue une étape importante. Elle vient renforcer les efforts engagés par le Gouvernement pour promouvoir une croissance inclusive, soutenir les transitions économiques nécessaires et créer davantage d’opportunités pour notre jeunesse », a déclaré Son Excellement Monsieur Guylain Nyembo Mbwizya, Ministre d’Etat, Ministre du Plan et de la Coordination pour le Développement.Aujourd’hui en RDC, près de 86 % d’emplois se situent dans l’économie informelle, tandis que seuls 5 % de la population bénéficient d’un régime de protection sociale, essentiellement les travailleurs du secteur formel. Dans ce contexte, les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables rencontrent encore d’importants obstacles pour accéder à des compétences pertinentes, à des mécanismes de protection adéquats, et à des opportunités économiques durables.Porté par le Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, sous la coordination du Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies, le projet bénéficie d’un appui technique du Bureau international du Travail (BIT), du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), ainsi que de la Banque mondiale. À travers des actions complémentaires, les partenaires soutiendront le renforcement de l’employabilité, l’accès aux opportunités économiques et l’extension de la protection sociale.En plaçant la population au cœur de l’action, l’initiative bénéficiera directement à 1 500 jeunes, dont au moins 40 % de femmes, grâce à un programme pilote intégrant formation, entrepreneuriat et accès à la sécurité sociale. Parallèlement, le projet contribuera au renforcement des capacités des institutions nationales et à l’amélioration de la coordination entre les systèmes de protection sociale, de développement des compétences et d’emploi, afin de produire un impact durable à grande échelle.À travers cette initiative, le Gouvernement réaffirme son engagement à agir de manière concertée avec les partenaires nationaux afin soutenir une mise en œuvre coordonnée du programme et accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable.S’exprimant au nom du Coordonnateur Résident des Nations Unies en RDC, Madame Nteba Soumano, Directrice du Bureau international du Travail en RDC, a réaffirmé l’engagement du Système des Nations Unies à appuyer la mise en œuvre coordonnée du projet : «Je réaffirme ici l’engagement du Système des Nations Unies à soutenir le Gouvernement (…) afin d’assurer une meilleure coordination des interventions des partenaires et de réduire la fragmentation des sous-secteur de l’emploi et de la protection sociale. »
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Communiqué de presse
13 mars 2026
Le Gouvernement, la Banque Mondiale et l’UNOPS unissent leurs forces pour la restauration des paysages avec la remise de 82 tracteurs au projet PIFORES
Lors d'une cérémonie offi cielle à l'entrepôt TCK de Limete, le Gouvernement a réceptionné un lot de 82 tracteurs agricoles destinés au Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES).
Ce matériel, acquis par l’UNOPS sur fi nancement de la Banque mondiale, est destiné aux Agences Locales d’Exécution (ALE) pour transformer durablement les paysages forestiers et améliorer les revenus ruraux dans sept provinces du pays.
Prenant la parole, le Coordonnateur National de l’UC-PIF, Monsieur Clément Vangu Lutete, a souligné que cette dotation s'inscrit dans la Composante 2 du projet, dédiée au développement des chaînes de valeur de l'agroforesterie. « Ces équipements permettront d’accroître la séquestration du carbone et de renforcer le rôle de la RDC dans les eff orts mondiaux pour le climat », a-t-il déclaré, tout en réaffi rmant l'engagement de son unité à une gestion rigoureuse et transparente.
De son côté, la Directrice pays de l’UNOPS, Madame Mouna El Jaouhari, a mis en avant l'expertise technique et logistique déployée pour cette acquisition internationale en accompagnant les priorités nationales tout en s'alignant au cadre de coopération des Nations unies en RDC. « Au-delà de la remise des clés, l'UNOPS accompagne la formation certifi ante de 82 opérateurs issus des communautés locales pour garantir une utilisation effi cace, durable et sécurisée de ces investissements », a-t-elle précisé, soulignant la solidité du partenariat avec le Gouvernement et la Banque mondiale.
Le Spécialiste principal en foresterie de la Banque mondiale et Chargé du projet PIFORES, M. Patrice Savadogo, a rappelé l'urgence de l'action : « Des millions de familles défrichent les forêts par nécessité, faute d'alternatives. Avec ces 82 tracteurs, nous accélérons la dynamique de gestion durable. » Il a également insisté sur l'inclusion, fi xant pour objectif que 20% des sous-projets agroforestiers soient dirigés par des femmes et 20% par des jeunes d'ici 2030.
Enfi n, Madame Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, représentant Son Excellence Madame la Ministre, a offi ciellement remis les équipements en saluant une étape majeure pour concilier protection de la biodiversité et développement économique. « Cet événement illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un développement inclusif capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant notre capital naturel », a-t-elle conclu.
Ce matériel, acquis par l’UNOPS sur fi nancement de la Banque mondiale, est destiné aux Agences Locales d’Exécution (ALE) pour transformer durablement les paysages forestiers et améliorer les revenus ruraux dans sept provinces du pays.
Prenant la parole, le Coordonnateur National de l’UC-PIF, Monsieur Clément Vangu Lutete, a souligné que cette dotation s'inscrit dans la Composante 2 du projet, dédiée au développement des chaînes de valeur de l'agroforesterie. « Ces équipements permettront d’accroître la séquestration du carbone et de renforcer le rôle de la RDC dans les eff orts mondiaux pour le climat », a-t-il déclaré, tout en réaffi rmant l'engagement de son unité à une gestion rigoureuse et transparente.
De son côté, la Directrice pays de l’UNOPS, Madame Mouna El Jaouhari, a mis en avant l'expertise technique et logistique déployée pour cette acquisition internationale en accompagnant les priorités nationales tout en s'alignant au cadre de coopération des Nations unies en RDC. « Au-delà de la remise des clés, l'UNOPS accompagne la formation certifi ante de 82 opérateurs issus des communautés locales pour garantir une utilisation effi cace, durable et sécurisée de ces investissements », a-t-elle précisé, soulignant la solidité du partenariat avec le Gouvernement et la Banque mondiale.
Le Spécialiste principal en foresterie de la Banque mondiale et Chargé du projet PIFORES, M. Patrice Savadogo, a rappelé l'urgence de l'action : « Des millions de familles défrichent les forêts par nécessité, faute d'alternatives. Avec ces 82 tracteurs, nous accélérons la dynamique de gestion durable. » Il a également insisté sur l'inclusion, fi xant pour objectif que 20% des sous-projets agroforestiers soient dirigés par des femmes et 20% par des jeunes d'ici 2030.
Enfi n, Madame Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, représentant Son Excellence Madame la Ministre, a offi ciellement remis les équipements en saluant une étape majeure pour concilier protection de la biodiversité et développement économique. « Cet événement illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un développement inclusif capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant notre capital naturel », a-t-elle conclu.
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Communiqué de presse
11 mars 2026
Les Nations Unies condamnent fermement l’escalade de la violence ayant causé la mort d’un membre de son personnel et de deux autres civils à Goma
Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Chef par intérim de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), et agent habilité par intérim des Nations Unies pour les questions de sécurité, Monsieur Bruno Lemarquis, condamne fermement l’escalade de la violence observée mercredi matin à Goma, marquée notamment par l’utilisation de drones d’attaque ayant tragiquement entraîné la mort d’un membre du personnel des Nations Unies, et de deux civils, ainsi que des dommages à des habitations civiles.« Je condamne avec la plus grande fermeté l’usage d’armes et de drones d’attaques qui mettent en danger les populations civiles et le personnel des Nations Unies. Cette escalade de la violence est profondément préoccupante », a déclaré Bruno Lemarquis.Le Chef par intérim de la MONUSCO exprime ses plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues du membre du personnel décédé, ainsi qu’aux familles des autres victimes civiles. Il salue le dévouement et le professionnalisme du personnel des Nations Unies au service du peuple congolais et exprime sa solidarité avec toutes les personnes affectées par cet acte de violence.Monsieur Lemarquis rappelle que les attaques contre le personnel des Nations Unies pourraient constituer des crimes de guerre conformément au Statut de Rome établissant la Cour pénale internationale et rappelle à toutes les parties leurs obligations au regard du droit international humanitaire, y compris les principes de distinction et de protection des populations civiles et des sites civils. Il appelle à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet incident et souligne la nécessité de mener une enquête rapide, indépendante et crédible afin d’identifier les responsables et de les traduire en justice.« Nous appelons toutes les parties à cesser immédiatement les violences, conformément à leur engagement de respecter le cessez-le-feu ; à privilégier la voie de la solution politique et le dialogue afin de protéger les populations civiles ; et à capitaliser sur les gains récemment obtenus dans le cadre des efforts de paix », a ajouté M. Lemarquis.
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