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Organismes de l'ONU en RD Congo
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en RD Congo.
Allocution
10 mars 2026
Message du Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies, M. Bruno Lemarquis en marge de la Célébration de la Journée des droits des femmes – 2026
La Journée internationale des droits des femmes 2026, placée sous le thème mondial « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », nous rappelle avec force que l’égalité constitue à la fois un droit inaliénable et un fondement indispensable à toute paix durable.En République démocratique du Congo, le Gouvernement et ses partenaires, dont le Système des Nations Unies, ont choisi de décliner cette célébration autour du thème « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles ». Ce choix résonne profondément dans un pays où, depuis des décennies, les femmes et les filles paient le plus lourd tribut et portent le poids des conflits, des violences, des déplacements forcés et des inégalités structurelles.En ce jour, je souhaite réaffirmer avec la plus grande clarté : les droits des femmes ne sauraient être négociés ni relativisés. Ils doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés, partout et pour toutes.Pourtant, trop de femmes et de filles demeurent confrontées aux violences basées sur le genre, à des discriminations ainsi qu’à des obstacles persistants notamment en matière d’accès à la justice et aux opportunités économiques. Dans un contexte marqué par l’insécurité et l’impunité, garantir leurs droits relève d’un impératif moral, juridique et politique.Le Système des Nations Unies œuvre aux côtés du Gouvernement pour transformer ces droits en réalités tangibles. Nous appuyons notamment :La Commission nationale des droits de l’homme, afin de documenter et suivre les cas de violences basées sur le genre, pour que chaque violation soit identifiée, signalée et traitée.La prise en charge multisectorielle des survivantes, en renforçant l’accès à la justice, aux soins, au soutien psychosocial et à la réinsertion, y compris professionnelle.Les cliniques juridiques et les audiences foraines, qui ont permis de condamner des auteurs de violences sexuelles et de consolider la lutte contre l’impunité.La formation des Officiers de Police Judiciaire, des enseignants et des leaders communautaires, afin de prévenir les violences et de transformer durablement les normes sociales.L’autonomisation économique constitue un levier déterminant pour la dignité et la résilience. À travers nos programmes, nous soutenons les femmes vivant dans des zones affectées par les crises, les déplacements et l’insécurité alimentaire. A titre d’exemple :Plus de 100 000 femmes ont été formées aux techniques agricoles améliorées, renforçant leur productivité et leur capacité d’adaptation face aux chocs climatiques et sécuritaires.Plus de 10 000 Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit permettent aux femmes d’accéder à l’épargne, au crédit et à l’investissement productif.Nous accompagnons la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture, Par ailleurs nous poursuivons une politique de tolérance zéro face aux violences basées sur le genre.Agir aujourd’hui pour les droits des femmes et des filles, c’est reconnaître notre responsabilité collective. C’est renforcer la justice sociale, transformer les normes, promouvoir des politiques inclusives et garantir que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité.Ensemble — Gouvernement, partenaires, société civile, communautés et Nations Unies — nous pouvons bâtir un environnement où les femmes ne sont pas seulement protégées, mais pleinement actrices de leur avenir.En cette Journée internationale des droits des femmes, renouvelons notre engagement commun : aucune femme, aucune fille ne doit être laissée pour compte.
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Allocution
26 janvier 2026
Allocution de Monsieur Bruno Lemarquis, Coordonnateur Humanitaire, à l'occasion du lancement du plan de bésoins et de réponse humanitaire 2026
Excellence Madame la Ministre d’Etat, Ministre des affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale,Mesdames et messieurs les membres du gouvernement,Mesdames et Messieurs les Secrétaires Généraux et hauts cadres de l’administration publique,Distinguées membres du corps diplomatique,Chers partenaires techniques et financiers,Chers représentants des organisations du Système des Nations UniesMesdames et Messieurs les représentants des ONG nationales et internationales, partenaires humanitaires œuvrant en RDC Mesdames et Messieurs,Nous sommes réunis aujourd’hui pour le lancement du Plan de Réponse aux Besoins Humanitaires en République démocratique du Congo pour l’année 2026. Je vous remercie pour votre présence et pour l’importance que vous accordez à cette rencontre, dans un contexte humanitaire d’une gravité exceptionnelle. Je souhaite remercier son Excellence Madame la ministre d’Etat, ministre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale, pour son leadership constant, sa vision, et l’étroite collaboration avec la communauté humanitaire. Mes pensées vont tout d’abord aux nombreuses victimes des conflits et des catastrophes en République Démocratique du Congo, dont les vies ont été profondément bouleversées, brisées et rendues précaires par l’insécurité et l’incertitude. Je souhaite également rendre hommage aux travailleuses et travailleurs humanitaires qui œuvrent en RDC, avec une pensée spéciale pour nos treize collègues qui ont perdu la vie en 2025 dans l’exercice de leur mission. Leur courage, leur sens du devoir et leur humanité nous obligent. Mes remerciements vont à tous les partenaires humanitaires, aux membres de l’Équipe Humanitaire Pays, aux ONG nationales et internationales, aux agences des Nations Unies, ainsi qu’à tous les collègues sur le terrain, qui œuvrent chaque jour dans des conditions souvent difficiles. Je remercie également nos partenaires techniques et financiers pour leur soutien indéfectible et indispensable. Mesdames et Messieurs, Comme nous le savons bien, la RDC demeure confrontée à l’une des crises humanitaires les plus prolongées, les plus complexes et les plus sévères au monde. Une crise trop souvent négligée, qui ne fait que rarement la une des médias internationaux, et qui n’est pas souvent à l’ordre du jour des agendas de la communauté internationale. C’est dans un contexte sans précédent, marqué par une profonde crise sécuritaire et une crise humanitaire dramatique à l’Est de la RDC, combinées à une baisse drastique des financements, que nous lançons ce jour le plan de réponse humanitaire, fruit de la mobilisation des autorités au niveau national et provincial en collaboration avec les acteurs humanitaires. Ce plan est la synthèse de choix cornéliens que nous avons dû faire, tiraillés entre des besoins humanitaires immenses et des moyens sévèrement réduits. Depuis janvier 2025, l’espace humanitaire et l’environnement opérationnel se sont profondément détériorés. La prise de contrôle de territoires il y a un an par l’AFC/M23 au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ont redessiné les lignes de contrôle. La situation humanitaire et les mouvements de population dans ces zones, de même que l’environnement opérationnel, ont fortement évolué. Par ailleurs les affrontements persistants en Ituri, de même que les atrocités commises par les ADF, ont considérablement compliqué l’accès et les opérations humanitaires. Tout ceci a engendré des vagues massives de déplacements de populations, et contribué à creuser davantage les besoins humanitaires. La fermeture prolongée de l’aéroport de Goma a perturbé les chaînes d’approvisionnement. Les pressions exercées sur les acteurs humanitaires, notamment sur les ONG, et tout particulièrement les ONG nationales et locales, ont ralenti l‘assistance humanitaire. Les violations répétées du droit international humanitaire et des droits humains ont accentué les risques de protection, notamment pour les femmes et les filles. Les principaux indicateurs humanitaires pour l’ensemble de l’année 2025 le prouvent, la situation a rarement été aussi critique. Plus de 200,000 survivantes de VBG ont été prises en charge en 2025, près du double de victimes assistées par rapport à 2024. Et ce chiffre ne représente que la partie visible de l’iceberg. Ceci est intolérable. L’insécurité alimentaire s’est davantage creusée. 26,6 millions de personnes (plus d’un cinquième de la population) seront en phase IPC 3 ou plus en 2026, contre 24.8 millions en 2025, avec également une augmentation du nombre de territoires passant en phase 4, le niveau urgence. Les vulnérabilités de 2025 ont fait basculer 1.8 million de personnes additionnelles dans l’insécurité alimentaire. Quant à la malnutrition aiguë, elle continue de toucher 4.2 millions d’enfants. Les épidémies ont également atteint des niveaux alarmants. En 2025, les cas de choléra ont plus que doublé, passant de 33 000 en 2024 à près de 70 000, la pire épidémie depuis 25 ans. Dans le même temps, les cas de Mpox ont connu une augmentation de 80%, atteignant 89 000 personnes. Le pays compte actuellement 5.3 millions de personnes déplacées internes, dont près de 4 millions dans les seules provinces de l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et Tanganyika) et 4.1 millions de personnes retournées. Les récents affrontements au Sud-Kivu ont forcé environ 700 000 personnes additionnelles à fuir, y compris vers le Tanganyika ou dans le Burundi voisin.Mesdames et messieurs,À cette détérioration humanitaire s’ajoute une crise historique du financement de l’aide publique au développement et à l’action humanitaire. La diminution ou la suspension drastiques de certains financements humanitaires, dont une part plus que significative provenait des États-Unis (70% en 2024), a fragilisé les opérations à une vitesse fulgurante. En 2024, le plan de réponse humanitaire était financé à 54%, soit 1,38 milliard de dollars américains. En 2025, à peine 24% des financements ont été couverts, soit 610 millions de dollars américains. Conscients de ces enjeux financiers, essentiels à la continuité de la réponse humanitaire, nous avons intensifié nos efforts de plaidoyer, notamment à travers la Conférence de Paris d’octobre 2025, qui a permis de remettre la crise humanitaire en RDC au centre de l’attention internationale. Nous espérons que les engagements financiers annoncés à cette occasion se traduiront concrètement dans les mois à venir. Les conséquences de cette baisse de financement sont dramatiques et nous faisons le suivi de l’impact, en matière notamment d’aide sanitaire et d’accès aux traitements, de santé maternelle et infantile, d’assistance alimentaire, de services de protection. Malgré tout, la communauté humanitaire a réussi à apporter une assistance humanitaire à près de 8.2 millions de personnes à fin novembre 2025. Ceci nous conduit au constat que nous ne pourrons pas continuer à faire plus avec moins. C’est ainsi que le processus de “réinitialisation humanitaire”, ou “humanitarian reset” en anglais, lancé par le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Tom Fletcher, a guidé notre travail de priorisation, pour une réponse plus ciblée, coordonnée, redevable et efficiente envers les populations. Ce processus repose sur, i) une hyper-priorisation des besoins, ii) une simplification et une amélioration de l’architecture de coordination, iii) un engagement pour la localisation et un rôle plus déterminant des ONG nationales, iv) une redevabilité renouvelée envers les communautés, et v) le recours aux innovations.Mesdames et Messieurs, Le plan de réponse humanitaire 2026 qui sera présenté aujourd’hui estime à 14,9 millions le nombre de personnes dans le besoin. Parmi elles, la communauté humanitaire prévoit d’apporter une assistance vitale d’urgence à 7,3 millions de personnes, pour des besoins financiers évalués à 1,4 milliard de dollars américains. Je veux préciser que si le nombre de personnes dans le besoin est passé d’environ 22 millions en 2025 à 14,9 millions en 2026, cela ne signifie aucunement une amélioration de la situation humanitaire, mais simplement une priorisation plus stricte et un focus exclusif sur les personnes aux niveaux de vulnérabilité les plus élevés.La conjugaison de besoins immenses et d’une réalité financière de plus en plus contraignante nous impose des choix difficiles. Elle souligne surtout l’urgence d’un engagement financier renouvelé et renforcé. En ces temps de fortes contraintes budgétaires, et malgré un contexte international peu favorable, nous comptons sur la générosité renouvelée des donateurs de la RDC. Parallèlement, nous nous engageons à explorer toutes les opportunités de financement et de mobilisation de ressources alternatives. Mesdames et Messieurs, La situation est donc particulièrement complexe. Mais dans chaque crise il y a des opportunités, et je pense que le contexte actuel doit nous inciter encore plus à ajuster nos approches. Il est donc plus que jamais primordial, en plus d’apporter une réponse aux besoins humanitaires d’urgence, de faire tout notre possible pour réduire les besoins humanitaires, car si l’assistance humanitaire sauve des vies, elle n’est pas la réponse aux crises humanitaires. Comment réduire les besoins humanitaires ? En travaillant sur de multiples fronts. Tout d’abord à travers les solutions politiques. À cet égard, nous fondons espoir dans les processus de paix en cours, même si pour le moment la réalité sur le terrain reste encore très différente. Nous appelons l’ensemble des parties au conflit à respecter leurs engagements, à faire taire les armes, à protéger les civils et à mettre fin aux souffrances des populations affectées. Ensuite en s’attaquant aux causes sous-jacentes et aux nœuds gordiens des conflits, notamment les enjeux d’accès aux ressources, en particulier foncières, l’exploitation illicite des ressources naturelles et les flux financiers illicites. Derrière chacun de ces mots il y a des intérêts, des groupes armés, des conflits, des souffrances. Troisième front : A travers des efforts accrus en matière de prévention des crises, d’anticipation, de réduction, de gestion et de mitigation des risques. Ceci vaut tant pour la problématique des conflits que pour celle des désastres dus aux aléas climatiques. Car gouverner c’est prévoir. Enfin, la mise en œuvre à l’échelle de l’approche nexus Humanitaire–Développement–Paix, qui participe également à ce changement de paradigme. L’action humanitaire ne peut se mener en vase clos : elle doit s’articuler étroitement avec les acteurs du développement et de la paix, et s’inscrire dans des solutions durables, y compris dans les provinces de l’Est. Je tiens à saluer le lancement en décembre dernier du Groupe de concertation national nexus Humanitaire-Développement-Paix, dont l’ambition est d’asseoir le leadership du gouvernement en matière d’implémentation de l’approche nexus HDP. Mesdames et Messieurs, La réussite de la réponse humanitaire, tout comme la réduction durable des besoins humanitaires, dépend non seulement de notre capacité à agir collectivement, mais aussi du rôle central du Gouvernement dans la facilitation, l’orientation stratégique et la création d’un environnement favorable à l’action humanitaire et aux efforts de prévention. À cet égard, nous appelons respectueusement les autorités gouvernementales à agir sur trois leviers essentiels : Premièrement, garantir un accès humanitaire sûr, prévisible et sans entrave, notamment à travers la réouverture sécurisée de certains axes routiers, la facilitation de la circulation du personnel et des biens humanitaires, où qu’ils travaillent, et sans aucune pénalisation ou restriction, ainsi qu’une coopération renforcée avec les forces de sécurité et les autorités provinciales et des pays voisins. Deuxièmement, alléger les obstacles administratifs et financiers, en prenant des mesures fortes, concrètes et immédiates, qu’il s’agisse des procédures d’importation, des exemptions fiscales, de la délivrance des visas, du soutien aux mécanismes de financement des ONG congolaises, ou encore de la recherche de solutions, permettant d’assurer les opérations financières dans les zones actuellement affectées. Troisièmement, préserver la continuité des services sociaux de base, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, de l’éducation et de la protection. Le maintien de ces services est indispensable pour permettre aux acteurs humanitaires de concentrer leurs efforts sur les urgences et les populations les plus vulnérables. Les acteurs humanitaires n’ont pas vocation à se substituer aux services publics. Enfin, renforcer la coordination conjointe est incontournable. Le Cadre National de Concertation Humanitaire et ses mécanismes techniques doivent continuer à être pleinement opérationnels, afin d’orienter les décisions stratégiques et d’assurer un suivi rigoureux des engagements pris. Excellence, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, L’heure est grave. Cette crise n’est pas une abstraction : ce sont des vies brisées, des familles déracinées, des femmes et des filles exposées à des violences intolérables. Votre leadership est déterminant pour garantir la cohérence et l’efficacité de notre action collective. Dans un contexte où les ressources se raréfient alors que les besoins demeurent immenses, nous devons agir avec responsabilité, solidarité et détermination. La communauté humanitaire reste engagée aux côtés du Gouvernement et résolue à soutenir tous les efforts visant à sauver des vies, à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des communautés. Je vous remercie.
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Publication
10 juillet 2025
Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (CCDD 2025–2029)
Le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable est l'instrument stratégique principal par lequel le système des Nations Unies planifie et met en œuvre ses activités de développement au niveau national. Il soutient ainsi l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Ce cadre régit l’ensemble du cycle de programmation, en structurant les phases de planification, d’exécution, de suivi, d’évaluation et de redevabilité de l’action collective menée par le système des Nations Unies.Ce document constitue la référence stratégique pour l’ensemble des interventions des agences, fonds et programmes des Nations Unies, qu’elles soient résidentes ou non-résidentes. Il définit les priorités d’appui du système onusien en alignement avec les objectifs nationaux de développement, et oriente tant les actions conjointes que les initiatives individuelles. En République Démocratique du Congo, les Nations Unies ont adopté une nouvelle façon de travailler pour appuyer le gouvernement dans ses efforts de développement et de stabilisation. Cette approche vise à s’attaquer aux causes structurelles et systémiques des déficits de développement, tout en traitant les causes sous-jacentes des conflits. Elle repose sur une lecture intégrée des dynamiques de fragilité à travers l’approche Nexus – Humanitaire, Développement et Paix – et une meilleure articulation des actions à tous les niveaux du territoire.Au cœur de cette méthode figure la volonté de s’attaquer aux nœuds gordiens – un enchevêtrement complexe de facteurs profondément enracinés tels que les conflits fonciers, l’économie extractive prédatrice, les tensions identitaires instrumentalisées, la faible légitimité de l’État, l’impunité et la défiance envers les institutions. Ces blocages structurels, interconnectés, entretiennent la vulnérabilité chronique de certaines zones du pays et empêchent des avancées durables.Pour relever ce défi, le Système des Nations Unies en RDC a engagé une véritable montée en gamme de son accompagnement stratégique, renforçant sa capacité d’appui-conseil auprès des autorités nationales, mobilisant ses expertises techniques et institutionnelles, et consolidant l’approche intégrée « One UN » pour un soutien plus cohérent, transformationnel et ancré dans les réalités du pays.Pour la période 2025–2029, le Gouvernement congolais et l’Équipe de pays des Nations Unies (UNCT) en RDC se sont donc fixés cinq objectifs stratégiques interdépendants visant à reconfigurer l’appui au développement. Afin d’atteindre ces objectifs l’Équipe des Nations Unies en RDC visent à accroître l’impact du partenariat avec le Gouvernement et à produire des effets multiplicateurs dans plusieurs secteurs clés :Aligné sur le Plan National Stratégique de Développement (PNSD), le CCDD 2025–2029 s’articule autour de quatre axes prioritaires :Croissance économique inclusive : Promotion d’une économie résiliente, inclusive et génératrice d’emplois décents, en particulier pour les jeunes.Gouvernance efficace : Renforcement des institutions, lutte contre la corruption, promotion de la paix, de la sécurité, des droits humains et d’une gouvernance transparente et participative.Accès équitable aux services sociaux de base : Appui à l’amélioration des systèmes éducatifs et de santé, en veillant à ne laisser personne de côté.Gestion durable des ressources naturelles : Réponse aux défis environnementaux par des solutions innovantes, durables et équitables, incluant une gouvernance foncière adaptée au service du développement.Pour garantir une meilleure cohérence des actions sur le terrain et renforcer le partenariat local, le dispositif de coordination provinciale sera consolidé. Huit Équipes provinciales des Nations Unies, couvrant une ou plusieurs provinces, ont été mises en place. Ces équipes faciliteront une planification coordonnée, une mise en œuvre conjointe et un dialogue renforcé avec les autorités locales, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que le secteur privé.L’objectif global demeure : transformer les défis en opportunités et contribuer à un avenir stable, prospère, inclusif et durable pour la RDC.Le coût estimé pour la mise en œuvre du CCDD 2025–2029 s’élève à 3,69 milliards de dollars américains. À cet effet, une stratégie de mobilisation des ressources sera élaborée, reposant sur :Le renforcement des synergies internes au sein du système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers ainsi que le secteur privé ;La consolidation du dialogue politique autour de la mise en œuvre de la Feuille de route du Cadre National de Financement Intégré (CNFI/INFF) afin d’accélérer la mobilisation des ressources internes ;La sécurisation du financement des cibles prioritaires des ODD par des ressources domestiques accrues ;L’amélioration de l’efficacité de la coordination et de la gestion de l’aide publique au développement.
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Publication
06 juillet 2026
Rapport annuel de résultats 2025
Développement durable en RDC : les résultats d'une première année de partenariat renforcéL’année 2025 marque le début d’un nouveau cycle de partenariat stratégique entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Système des Nations Unies, à travers la mise en œuvre du Cadre de coopération pour le développement durable 2025-2029. Cette première année d’exécution a permis d’enregistrer des avancées significatives dans les domaines de la transformation économique, de la gouvernance, du développement du capital humain, de l’inclusion sociale et de la transition écologique. Ces résultats témoignent de l’alignement étroit du partenariat sur les priorités nationales de développement et de son engagement à accélérer la réalisation de l’Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (ODD). Au cours de l’année, les Nations Unies ont appuyé des réformes et des initiatives transformatrices ayant un impact concret sur la vie des populations. Ces efforts ont permis de stimuler la création d’emplois, d’élargir l’accès aux services financiers digitaux, de moderniser l’enregistrement des enfants à l’état civil et de renforcer l’efficacité du système judiciaire par la digitalisation des juridictions. Ensemble, ces réalisations contribuent à bâtir une économie plus inclusive, à améliorer la qualité des services publics et à consolider des institutions plus performantes au service du développement durable.Le développement du capital humain a également connu des avancées significatives. Grâce à l’appui du Système des Nations Unies et de ses partenaires, plus de 4 millions d’enfants ont eu accès à des services de vaccination, des centaines de milliers d’entre eux ont bénéficié d’une prise en charge nutritionnelle, et plus de 200 000 élèves ont été soutenus à travers des programmes d’alimentation scolaire. Ces résultats ont contribué à améliorer l’état de santé et les conditions d’apprentissage des enfants, tout en renforçant durablement les systèmes nationaux de santé, d’éducation et de protection sociale.La République démocratique du Congo a poursuivi ses avancées dans les domaines de l’action climatique et de la gestion durable des ressources naturelles. Grâce à l’appui du Système des Nations Unies, près de 200 000 tonnes d’émissions de CO₂ ont été évitées, plus de 102 000 personnes ont participé à des initiatives de conservation, et plusieurs réformes clés ont été accompagnées pour renforcer la gouvernance environnementale. Par ailleurs, des financements innovants ont été mobilisés afin de soutenir l’adaptation au changement climatique, consolider la résilience des populations et promouvoir une gestion durable et inclusive des ressources naturelles.Ces résultats témoignent de la capacité du partenariat entre le Gouvernement et les Nations Unies à produire des impacts durables, même dans un environnement complexe. En misant sur le renforcement des institutions, l’autonomisation des populations et la promotion de solutions innovantes à fort impact, cette coopération constitue un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable et favoriser l’émergence d’une RDC plus résiliente, inclusive et prospère.
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Publication
17 juin 2026
Analyse commune de pays (CCA) - mise à jour 2026
La publication de l’Analyse Commune de Pays (CCA) – mise à jour 2026 marque une étape stratégique dans l’accompagnement du développement de la République démocratique du Congo. Ce document offre une lecture approfondie et renouvelée des dynamiques économiques, sociales, politiques et environnementales du pays, à un moment charnière où les choix opérés conditionnent la trajectoire vers les Objectifs de développement durable (ODD). En cohérence avec l’ambition du système des Nations Unies, cette analyse vise à éclairer les priorités nationales, renforcer la cohérence des interventions et orienter les décisions vers des transformations à fort impact.Par rapport à la version précédente du CCA (2024), cette édition révisée introduit un approfondissement analytique structuré autour des “nœuds gordiens”, mettant en évidence les causes systémiques et interconnectées du sous-développement en RDC, notamment la gouvernance, l’extractivisme, les fragilités institutionnelles et les tensions foncières. Elle propose ainsi une lecture plus intégrée des blocages structurels, insistant sur leur interdépendance et sur la nécessité d’approches séquencées et territorialisées pour produire des effets durables. La mise à jour 2026 se distingue également par une prise en compte renforcée des évolutions récentes du contexte national et régional. Elle met en lumière l’aggravation des dynamiques sécuritaires à l’Est, les contraintes macro-budgétaires accrues, mais aussi les opportunités liées à la transition climatique, aux chaînes de valeur des minerais critiques et aux financements innovants. En outre, le document accorde une place centrale à l’opérationnalisation du principe “Ne laisser personne de côté” (LNOB), en renforçant l’analyse des vulnérabilités multidimensionnelles et des disparités territoriales. Pour la période 2026–2030, le CCA révisé propose une vision résolument tournée vers l’action, articulée autour de leviers d’accélération prioritaires, tels que l'investissement dans le capital humain, la transformation des systèmes alimentaires, l'accès à l’énergie, la mobilisation accrue des ressources intérieures et la valorisation durable du capital naturel. Cette approche met l’accent sur la sélectivité stratégique, la territorialisation des interventions et le renforcement du nexus humanitaire–développement–paix, afin de maximiser l’impact dans un contexte de ressources limitées et de risques élevés. En définitive, cette Analyse Commune de Pays révisée appelle à un engagement collectif renouvelé des acteurs nationaux et internationaux. Elle souligne que la RDC dispose d’atouts considérables, mais que leur transformation en progrès inclusifs dépendra de la capacité à opérer des choix stratégiques, à renforcer la gouvernance et à concentrer les efforts sur des priorités structurantes. La fenêtre 2026–2030 constitue ainsi une opportunité décisive pour accélérer la trajectoire du pays vers un développement durable, inclusif et résilient.
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Histoire
05 novembre 2026
Journée des Nations Unies 2026 : pour terminer la célébration en bonté, place au bien-être
En plus de mettre en lumière l'impact des Nations Unies auprès des populations en République démocratique du Congo, la Semaine des Nations Unies s'est achevée par un moment tourné vers celles et ceux qui portent quotidiennement cette mission. Le 30 octobre 2026, le Système des Nations Unies (SNU) en RDC a consacré sa journée de clôture à son personnel, dans un esprit de bien-être, de solidarité et de cohésion. Cette journée commémorative a rassemblé des collègues issus de différentes agences, fonds et programmes des Nations Unies autour d'une conviction simple : pour continuer à accompagner efficacement les communautés, il faut aussi prendre soin de celles et ceux qui les servent. Une célébration différente, centrée sur l'humainSi les activités de la Semaine des Nations Unies ont permis de valoriser les partenariats, les réalisations et l'engagement du SNU auprès des populations congolaises, cette dernière étape a choisi de mettre l'accent sur un autre pilier essentiel : le capital humain.Sous une orientation du bien-être individuel et collectif, la journée a offert aux participants un espace privilégié pour s'informer, se ressourcer et partager un moment de convivialité loin des exigences quotidiennes du travail. Dans un contexte où les équipes des Nations Unies interviennent souvent dans des environnements complexes et font face à des responsabilités importantes, cette initiative est venue rappeler qu'un personnel épanoui, en bonne santé et solidaire constitue l'une des premières conditions d'une action efficace au service des populations.Donner son sang, donner de l'espoir Parmi les temps forts de la journée figurait la campagne de don bénévole de sang organisée en partenariat avec le Service National de Transfusion Sanguine. Plus qu'une simple activité de sensibilisation, cette initiative a permis aux participants de poser un geste concret de solidarité envers des personnes qu'ils ne rencontreront sans doute jamais, mais dont ils peuvent contribuer à sauver la vie. Au fil des échanges, le personnel a été sensibilisé au rôle essentiel du don de sang dans la prise en charge des patients nécessitant des transfusions. La mobilisation a porté ses fruits : 21 poches de sang ont été collectées grâce à l'engagement volontaire des collègues présents. Derrière chacun de ces dons se cache une histoire qui pourra continuer à s'écrire : celle d'une mère en situation d'urgence, d'un enfant hospitalisé ou d'une personne en attente d'une intervention médicale.Le sport comme langage universel de la cohésionAu-delà des activités de sensibilisation, la journée a également laissé une large place aux échanges informels et à la détente. Jeux de ballon, animations musicales et activités récréatives ont permis aux participants de se retrouver dans un cadre différent, favorisant les interactions entre collègues qui, bien qu'œuvrant sous la même bannière des Nations Unies, n'ont pas toujours l'occasion de se rencontrer dans leurs activités professionnelles respectives. Les éclats de rire, les encouragements et les moments de complicité observés tout au long de la journée ont rappelé qu'au-delà des sigles et des mandats, le SNU est avant tout une communauté humaine unie par des valeurs communes.Prévenir plutôt que guérir S'inscrivant également dans le cadre de la campagne mondiale d'Octobre Rose, dédiée à la sensibilisation à la lutte contre les cancers féminins, cette journée de clôture a accordé une place importante aux questions de santé physique. À cette occasion, des spécialistes de l'Hôpital Diamant ont sensibilisé les participants à l'importance du dépistage précoce du cancer du sein et du cancer du col de l'utérus.. À travers des démonstrations pratiques et des échanges interactifs, les participantes ont été encouragées à adopter des gestes simples mais essentiels pouvant contribuer à détecter précocement certaines pathologies et ainsi augmenter les chances de prise en charge efficace. Le message était clair : la santé ne doit pas attendre l'apparition des symptômes. Elle se construit au quotidien, grâce à la prévention, à l'information et à des comportements responsables.Mieux manger pour mieux vivreLes questions de nutrition ont également occupé une place importante dans les discussions. Les spécialistes ont sensibilisé les participants aux conséquences d'une alimentation déséquilibrée, notamment caractérisée par une consommation excessive de sucres et d'aliments transformés, et souligné l'importance de privilégier une alimentation variée, saine et équilibrée. Dans un environnement professionnel où les journées sont souvent chargées et où les solutions rapides sont parfois privilégiées, cette sensibilisation a rappelé que chaque choix alimentaire constitue un investissement dans sa santé future.Parler de santé mentale pour briser les silencesL'un des moments les plus appréciés de la journée a été consacré à la santé mentale. Animée par une collègue du SNU, cette session a permis d'aborder avec franchise les défis auxquels peuvent être confrontés les professionnels des Nations Unies : charge de travail importante, pression des délais, multiplicité des responsabilités et difficulté à maintenir un équilibre harmonieux entre vie professionnelle et vie privée. Au-delà des conseils pratiques partagés, la discussion a contribué à normaliser une réalité souvent peu abordée dans les milieux professionnels : prendre soin de sa santé mentale n'est pas un luxe, mais une nécessité.Les échanges ont également rappelé que la résilience individuelle se construit grâce à des mécanismes simples mais essentiels : le repos, le soutien mutuel, la gestion du stress et le maintien d'espaces de déconnexion.Une semaine qui se termine fidèle aux valeurs des Nations Unies En clôturant la Semaine des Nations Unies par une journée dédiée à la santé, à la solidarité et au bien-être, le Système des Nations Unies en RDC a envoyé un message fort : l'impact durable commence aussi par l'attention portée à ceux qui œuvrent chaque jour au service des autres. Cette célébration a démontré que prendre soin des communautés et prendre soin du personnel relèvent d'une même vision. Une vision où la dignité humaine, la solidarité et le bien-être demeurent au cœur de l'action collective.Alors que s'achevait cette Semaine des Nations Unies, les participants sont repartis avec bien plus que des informations ou des souvenirs. Ils sont repartis avec un rappel essentiel : pour continuer à faire avancer le développement, la paix et les droits humains, il faut aussi savoir prendre soin de soi, de ses collègues et de la communauté que l'on forme ensemble.
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Histoire
05 novembre 2026
Journée des Nations Unies 2026, quand l’inclusion a un visage : le 28 octobre, les voix oubliées prennent la parole
Pendant quelques heures, dans une salle habituellement consacrée aux discours officiels et aux échanges institutionnels, les rôles ont été inversés. Face aux représentants du Gouvernement et du Système des Nations Unies, la parole n'a pas d'abord été donnée aux décideurs, mais à celles et ceux qui vivent quotidiennement les réalités de l'exclusion et en subissent les conséquences. Des personnes atteintes d'albinisme, des représentants des Peuples autochtones pygmées (PAP), des personnes vivant avec un handicap (PVH) et des jeunes, venus témoigner de leurs expériences, exprimer les préoccupations de leurs communautés et faire entendre leurs aspirations.À l'occasion de la célébration de la Journée des Nations Unies 2026 à Kinshasa, le Système des Nations Unies (SNU) et le Gouvernement ont choisi de placer l'humain au cœur des échanges. Derrière les politiques publiques, les stratégies et les indicateurs de développement, il y avait avant tout des personnes, des parcours de vie, des expériences et des aspirations, trop souvent peu représentés dans les espaces de dialogue et de prise de décision.Quand « ne laisser personne de côté » devient une conversation réelleLe principe fondamental de l'Agenda 2030, « Ne laisser personne de côté », est souvent cité dans les discours et dans des documents stratégiques. Le 28 octobre, il a pris une forme concrète. Les participants ont partagé sans filtre les obstacles qui continuent de freiner leur pleine participation à la société : accès limité à une éducation de qualité, discriminations dans l'emploi, difficultés de mobilité, insuffisance des services adaptés et faible représentativité dans les sphères décisionnelles.Loin d'être un exercice protocolaire, les échanges ont permis d'établir un dialogue direct entre les communautés concernées et les institutions censées répondre à leurs besoins. Les témoignages ont rappelé que l'exclusion ne se manifeste pas seulement par l'absence de services attitrés, mais aussi par des barrières sociales, économiques et culturelles qui limitent encore les opportunités de millions de Congolais.Des décideurs à l'écoute Autour de la table se trouvaient notamment le Ministre des Droits humains, le Directeur de Cabinet du Ministère de la Jeunesse et Éveil patriotique ainsi que le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies. Des Représentants des Agences, Fonds et Programmes du SNU ainsi que des Directeurs d’études et planifications des Ministères sectoriels se sont aussi joint aux échanges. Tous ont été interpellés directement par les préoccupations exprimées par les participants. Cette proximité a donné lieu à des échanges francs, parfois exigeants, mais toujours constructifs. Les communautés ont rappelé que les consultations ne doivent pas être ponctuelles. Elles souhaitent être associées en permanence aux décisions qui influencent leur avenir, depuis leur conception jusqu'à leur mise en œuvre.Des avancées qui ouvrent la voieCes dernières années, la République démocratique du Congo a posé plusieurs jalons importants pour renforcer l'inclusion. La Loi n°22/030 du 15 juillet 2022 portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées constitue une étape historique dans la reconnaissance et la protection de leurs droits. Elle contribue notamment à lutter contre les discriminations et à améliorer leur accès aux services essentiels. Dans le même esprit, le Décret n°24/22 du 7 mars 2024 fixe les modalités de représentation des personnes vivant avec handicap au sein des institutions publiques et privées. Il vise à renforcer leur participation à la vie publique, à combattre les discriminations fondées sur le handicap et à promouvoir leur inclusion dans le développement du pays. Pour les participants, ces avancées constituent une base solide. Mais ils ont également rappelé que la valeur d'un texte se mesure à son impact concret sur la vie des personnes qu'il est censé protéger.Transformer les engagements en changements tangibles Damien Mama, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies en RDC, a souligné que l'inclusion ne consiste pas uniquement à supprimer les barrières physiques. Elle implique également de transformer durablement les institutions, les pratiques et les mentalités qui entretiennent les inégalités.Son message a trouvé un écho particulier auprès des participants : les communautés concernées ne demandent pas seulement d'être bénéficiaires des politiques publiques, mais d'en devenir des acteurs à part entière.Plusieurs priorités sont ressorties des discussions : renforcer l'éducation inclusive, améliorer l'accès aux soins et aux services essentiels, favoriser l'emploi décent, développer l'accessibilité dans les espaces publics et accroître la participation citoyenne des groupes historiquement marginalisés.Une autre manière de célébrer les Nations UniesÀ travers cette célébration, le 81e anniversaire des Nations Unies en RDC a pris une résonance particulière. Plutôt que de se limiter à un regard sur les réalisations passées, la journée a offert un espace où ceux qui sont le plus souvent absents des débats ont pu devenir les principaux interlocuteurs des décideurs.Cette rencontre a rappelé une vérité simple mais essentielle : les politiques les plus efficaces sont celles qui sont conçues avec les personnes concernées, et non pour elles.L'inclusion commence par l'écoute En donnant la parole aux personnes vivant avec handicap, aux personnes atteintes d'albinisme, aux Peuples Autochtones Pygmées et aux jeunes, le Gouvernement et le Système des Nations Unies ont envoyé un signal fort : le développement durable ne peut être atteint sans la participation pleine et entière de tous.Car derrière chaque stratégie, chaque loi et chaque engagement international, il y a des femmes, des hommes et des jeunes qui aspirent simplement à être vus, entendus et associés aux décisions qui façonnent leur avenir. Et c'est précisément lorsque ces voix sont écoutées que l'inclusion cesse d'être une promesse pour devenir une réalité.
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Histoire
04 novembre 2026
Les jeunes de Kalemie prennent leur place dans la construction de solutions durables : comprendre aujourd'hui pour transformer demain
Comment construire une paix durable sans l'engagement actif des jeunes ? À Kalemie, cette question a rassemblé près de 200 jeunes leaders et étudiants autour d'un même objectif : mieux comprendre les mécanismes qui contribuent à renforcer la stabilité, la cohésion sociale et le développement dans la province du Tanganyika.Réunis à l'initiative du Bureau du Coordonnateur Résident des Nations Unies, avec l'appui financier de l'Ambassade de Suède, 100 responsables d'associations membres du Conseil provincial de la jeunesse et 100 étudiants des promotions terminales de l'Université de Kalemie ont participé à une séance d'information et d'échanges consacrée aux résultats de l'approche Nexus Humanitaire-Développement-Paix (HDP) et à la stratégie provinciale de solutions durables.Bien plus qu'une activité de sensibilisation, cette rencontre a permis à une nouvelle génération d'acteurs de découvrir comment les efforts conjoints du Gouvernement, des Nations Unies et de leurs partenaires contribuent à répondre durablement aux conséquences des conflits et des déplacements forcés dans la province.Faire des jeunes des acteurs du changement Au Tanganyika, les jeunes sont souvent confrontés aux conséquences directes des crises qui affectent leurs communautés. Ils en subissent les impacts, mais ils représentent également une force essentielle pour construire des solutions durables. La rencontre visait ainsi à renforcer leur compréhension de l'approche Nexus, à présenter les progrès réalisés dans la province et à encourager leur participation active aux initiatives de développement, de cohésion sociale et de consolidation de la paix.L'ambition était claire : permettre aux jeunes de passer du statut de simples bénéficiaires des interventions à celui de partenaires engagés dans la transformation de leurs communautés.Des progrès visibles sur le terrainAu cours des échanges, les participants ont découvert les résultats enregistrés grâce à la mise en œuvre de l'approche Nexus dans les territoires de Kalemie et de Nyunzu. Parmi les avancées observées figurent le recul progressif des tensions intercommunautaires, l'amélioration du climat de coexistence pacifique ainsi que le retour progressif de nombreuses personnes déplacées vers leurs localités d'origine.Ces résultats sont le fruit d'une approche intégrée qui associe l'aide humanitaire, le développement communautaire et les actions en faveur de la paix. Ensemble, ces interventions contribuent à créer les conditions nécessaires pour permettre aux populations affectées de reconstruire leur avenir dans la dignité.Les participants ont également pu mieux comprendre comment les initiatives mises en œuvre favorisent simultanément la protection des personnes vulnérables, la relance socio-économique et le renforcement de la cohésion sociale.Une jeunesse appelée à devenir partenaire de la paix Lors de la rencontre, Musampo wa Musampo Frédéric, Ministre provincial de la Jeunesse, a souligné le rôle essentiel que les jeunes peuvent jouer dans la réussite de cette dynamique.Il a encouragé les organisations des jeunes à poursuivre leur engagement aux côtés des institutions et des partenaires afin de soutenir les populations vulnérables, promouvoir le dialogue et contribuer activement à la stabilité de la province."La paix et le développement du Tanganyika sont une responsabilité collective. Faisons de notre jeunesse un véritable partenaire de la paix, de la cohésion sociale et de la transformation de notre province," a-t-il martelé.Des résultats mesurables qui nourrissent l'espoirPour Benoit Daoundo, Président de l'Équipe provinciale des Nations Unies, les avancées observées démontrent l'importance d'une collaboration étroite entre les autorités publiques, les partenaires humanitaires, les acteurs du développement et les communautés elles-mêmes. Il a notamment mis en avant l'élaboration, la validation et la vulgarisation de la Stratégie provinciale de solutions durables, conçue pour apporter des réponses durables aux défis liés aux déplacements forcés dans le Tanganyika.Les progrès se traduisent également dans les chiffres. Selon les données présentées, le nombre de personnes déplacées internes est passé de 391 300, en juillet 2024, à environ 270 350, en juin 2026, illustrant une amélioration encourageante de la situation et les effets positifs des efforts engagés par l'ensemble des parties prenantes.Une jeunesse qui veut comprendre pour mieux agirL'un des moments les plus marquants de la rencontre a été la richesse des échanges entre les intervenants et les jeunes participants. Plusieurs responsables associatifs et étudiants ont manifesté un intérêt particulier pour la Stratégie provinciale de solutions durables, souhaitant mieux comprendre ses objectifs, ses mécanismes de mise en œuvre et les responsabilités des différents acteurs impliqués.Leurs questions traduisaient une volonté commune : savoir comment contribuer concrètement au suivi des engagements pris et aux actions menées sur le terrain.Cette dynamique révèle une évolution encourageante. Les jeunes ne souhaitent plus seulement être informés des initiatives en cours ; ils souhaitent participer à leur réussite et devenir des acteurs à part entière du changement.Face à l'intérêt suscité par cette initiative, plusieurs participants ont plaidé pour que ce type d'échanges soit étendu à d'autres territoires de la province, notamment Nyunzu. Cette demande témoigne du besoin croissant d'information, de dialogue et de participation exprimé par les jeunes. Elle souligne également l'importance de créer davantage d'espaces où ils peuvent s'approprier les enjeux liés à la paix, au développement et à la cohésion sociale.Un investissement dans l'avenir du TanganyikaAu-delà des présentations et des statistiques, la rencontre a porté un message essentiel : les solutions durables ne peuvent être construites sans la participation active des jeunes.Par leur énergie, leur créativité et leur capacité de mobilisation, ils constituent des partenaires incontournables pour prévenir les conflits, renforcer la résilience des communautés et accompagner le développement de la province.En partageant avec eux les résultats, les défis et les perspectives de l'approche Nexus, les autorités provinciales, les Nations Unies et leurs partenaires ont fait bien plus qu'expliquer une stratégie. Ils ont invité une génération entière à prendre sa place dans la construction d'un Tanganyika plus pacifique, plus résilient et plus inclusif.
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Histoire
04 novembre 2026
Journée des Nations Unies à Lubumbashi : Quand les Nations Unies rencontrent le Haut-Katanga
Les communautés sont venues poser leurs questions, partager leurs préoccupations et découvrir les actions des Nations Unies. Une journée où le dialogue a remplacé les distances et où le développement a pris un visage humain.Derrière les sigles, des femmes et des hommes engagésPour beaucoup de visiteurs, les Nations Unies sont souvent perçues à travers des projets, des rapports ou des campagnes médiatiques. À Lubumbashi, le temps d'une journée, elles ont pris un autre visage : celui des femmes et des hommes qui travaillent chaque jour aux côtés des communautés pour améliorer leur quotidien. Le 27 octobre 2026, pour marquer le 81e anniversaire des Nations Unies, le Chapiteau Baraka (Lubumbashi) s'est transformé en un espace de dialogue, d'apprentissage et de découverte. Des centaines de visiteurs, parmi lesquels des étudiants, des élèves, des représentants de la société civile, des autorités locales et des partenaires de développement, sont venus à la rencontre des agences, fonds et programmes des Nations Unies présents dans le Haut-Katanga. Une journée pour rapprocher les communautés des Nations Unies L'objectif n'était pas seulement de présenter des réalisations ou des statistiques. Il s'agissait surtout de créer un espace où les communautés pourraient comprendre comment les Nations Unies interviennent dans leur province et comment elles peuvent elles-mêmes participer à cet effort collectif de développement.De stand en stand, les visiteurs ont découvert les missions de l'UNICEF, de l'OMS, du UNFPA, de l'ONUSIDA, de l'OIT, de la FAO, du BCNUDH et d'UNDSS. Mais au-delà des présentations institutionnelles, ce sont surtout les échanges directs qui ont marqué les esprits. Des jeunes en quête d'opportunités, des enseignants préoccupés par les défis du système éducatif, des acteurs communautaires engagés dans le développement local : chacun a trouvé un espace pour poser ses questions, partager ses préoccupations et mieux comprendre les mécanismes d'intervention des Nations Unies. Lorsque les préoccupations de la population deviennent le cœur des échangesLes discussions ont rapidement dépassé le cadre institutionnel pour aborder des réalités vécues quotidiennement par les communautés. Les enfants vivant dans la rue, le travail des enfants, les difficultés économiques des ménages ou encore l'implication des communautés dans les projets de développement ont occupé une place importante dans les échanges. Ces préoccupations ont rappelé que le développement ne se mesure pas uniquement à travers des infrastructures ou des indicateurs. Il se mesure aussi à la capacité d'entendre les préoccupations des populations et d'y répondre de manière durable.Au fil de la journée, un message s'est imposé : les résultats sont plus durables lorsque les solutions sont construites avec les communautés elles-mêmes.Les participants ont ainsi plaidé pour davantage d'espaces de concertation, une communication plus accessible sur les opportunités de partenariat et une valorisation accrue des histoires de changement vécues par les bénéficiaires. Le développement se construit avec les communautésÀ l'issue de la rencontre, une conviction était largement partagée : les défis du Haut-Katanga sont nombreux, mais les solutions existent lorsque les institutions, les partenaires et les communautés travaillent ensemble.En ouvrant leurs portes au public sous le leadership de l’Equipe Provinciale des Nations Unies, les entités onusiennes ont rappelé qu'elles ne sont pas seulement des organisations et structures internationales. Elles sont aussi des partenaires de proximité, engagés aux côtés des populations pour construire un développement plus inclusif, plus équitable et plus durable.
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Histoire
04 novembre 2026
Journée des Nations Unies 2026 à Kananga (Kasaï Central) : une jeunesse qui ose rêver grand
Des jeunes filles ont franchi les portes des Nations Unies pour découvrir des carrières qu'elles n'avaient parfois jamais imaginées. Une rencontre inspirante où les ambitions individuelles ont rejoint les grands objectifs du développement durable. Quand une visite peut changer une trajectoirePour certaines jeunes participantes, c'était une première. Première visite dans des bureaux des Nations Unies. Première rencontre avec des femmes occupant des postes de responsabilité dans une organisation internationale. Première occasion aussi d'imaginer un avenir qui semblait jusque-là inaccessible. À Kananga, la célébration de la Journée des Nations Unies 2026 a choisi de placer la jeunesse au cœur de la réflexion. Plus qu'une commémoration, la rencontre est devenue un espace où les jeunes ont pu découvrir des opportunités, poser des questions et nourrir leurs ambitions. Découvrir l'impact derrière les institutionsTout au long de la journée, les participants ont été invités à découvrir comment les agences des Nations Unies accompagnent les communautés du Kasaï Central dans des domaines aussi variés que l'éducation, la santé, la nutrition, la protection de l'enfance, l'égalité des genres et le développement communautaire. Derrière chaque projet présenté, il y avait des histoires de familles accompagnées, d'écoles soutenues, d'enfants protégés et de communautés renforcées. Une manière concrète de montrer que les interventions des Nations Unies se traduisent par des changements réels dans la vie des populations.Des jeunes filles face à de nouveaux horizons L'un des moments les plus marquants fut sans doute celui vécu par les élèves de l'Académie du Leadership Féminin, une initiative soutenue par l'UNFPA pour promouvoir l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes femmes leaders. Soixante jeunes filles ont participé à des séances d'immersion et de mentorat organisées dans les bureaux du PAM et de l'UNICEF. Au-delà de la découverte des locaux, cette expérience leur a permis d'échanger directement avec des femmes professionnelles évoluant au sein des Nations Unies. Ces discussions ont ouvert une fenêtre sur des parcours inspirants, construits grâce au travail, à l'engagement et à la confiance en soi. Pour beaucoup, cette immersion constituait bien davantage qu'une simple visite. Elle offrait une représentation concrète de ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les opportunités rencontrent les aspirations.Un dialogue entre générations autour du développementLes stands d'exposition ont eux aussi joué un rôle important dans le rapprochement entre les Nations Unies et les communautés. Les jeunes, les membres de la société civile et les visiteurs ont pu échanger directement avec les équipes, comprendre leurs mandats et découvrir les résultats obtenus grâce aux partenariats mis en œuvre dans la province. Ces échanges ont démontré que le développement durable ne peut être une démarche unilatérale. Il nécessite une implication active des communautés, notamment des jeunes qui représentent une force essentielle pour l'avenir du Kasaï Central.Investir dans la jeunesse, investir dans l'avenirAu-delà des activités organisées, la journée a porté un message clair : les jeunes ne doivent pas seulement être les bénéficiaires du développement, ils doivent en devenir les acteurs. Leur créativité, leur énergie et leur capacité à imaginer des solutions nouvelles constituent des ressources précieuses pour relever les défis actuels et futurs de la province.Sous le leadership de l’Equipe Provinciale des Nations Unies, en ouvrant leurs portes à la jeunesse et en créant un espace d'écoute, d'information et d'inspiration, les agences, fonds et programmes ont rappelé qu'investir dans les jeunes revient à investir dans un avenir plus inclusif, plus équitable et plus durable pour le Kasaï Central.
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Communiqué de presse
22 septembre 2026
Une action conjointe pour la jeunesse et la paix : Le ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement de la RDC, avec l’appui technique de l’UNOPS, lancent 11 microprojets pour la prévention de la violence juvénile à Masina et Ngaliema,
Le Ministère du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, avec l’appui technique du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), a procédé ce mardi 22 septembre 2026 au lancement officiel de 11 microprojets communautaires dans le cadre du projet Fonds de Consolidation pour la Paix, composante Prévention de la Violence Juvénile.Financé par la République Fédérale d’Allemagne à travers la Banque allemande de développement (KfW), le projet est exécuté par l’UNOPS en partenariat avec Interpeace, avec la participation active des associations communautaires bénéficiaires.Les 11 microprojets seront mis en œuvre par trois pools d’associations communautaires locales dans les communes de Masina et Ngaliema, à Kinshasa. Ils visent à contribuer au renforcement de la cohésion sociale, à l’inclusion socio-économique des jeunes et à la prévention de la violence juvénile.Les associations bénéficiaires joueront un rôle central dans la mise en œuvre de ces microprojets, en impliquant massivement les jeunes. Cette approche vise à favoriser l’appropriation locale des initiatives et à renforcer leur impact et leur durabilité.Lors de la cérémonie, les différents intervenants ont souligné l’importance d’investir dans les jeunes et de renforcer les initiatives portées par les communautés elles-mêmes. La participation active des jeunes est essentielle au maintien et au renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés. En leur donnant les moyens de participer pleinement à la vie communautaire et de contribuer aux initiatives locales, le projet entend faire des jeunes des acteurs à part entière de la prévention de la violence et du développement de leurs communautés.Le lancement de ces 11 microprojets marque ainsi le début d’une nouvelle phase d’actions communautaires en faveur de la jeunesse à Kinshasa et traduit la volonté des partenaires de travailler main dans la main avec les communautés et les jeunes pour renforcer la cohésion sociale et contribuer à un avenir plus pacifique et inclusif.Les investissements dans la prévention de la violence juvénile à Kinshasa font partie du projet “Fonds de Consolidation pour la Paix” financé par la KfW, par lequel la République fédérale d’Allemagne contribue à la paix et à la cohésion sociale en République démocratique du Congo par la mise à disposition des infrastructures et services de base.
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Communiqué de presse
22 juillet 2026
Le Comité de Pilotage Conjoint du Fonds pour la Consolidation de la Paix se réunit à Kinshasa
Coprésidée par le Secrétaire Général au Plan représentant le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, et le Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies en RDC, la rencontre a réuni les représentants du Gouvernement, des agences des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des organisations récipiendaires du PBF. « Cette session se tient à un moment important pour le Fonds pour la Consolidation de la Paix en République démocratique du Congo. Aujourd’hui, la RDC gère le portefeuille le plus important jamais financé par le PBF depuis le début de son intervention dans le pays. Cette évolution témoigne de la pertinence de la réorientation du portefeuille portée depuis le début de la nouvelle éligibilité et de la confiance renouvelée que le Bureau de consolidation et d’appui à la paix des Nations Unies et le Secrétaire général accordent à la RDC, à ses institutions et à ses populations dans leur quête de paix, de stabilité et de développement durable », a déclaré M. Damien Mama, Coordonnateur résident par intérim des Nations Unies en RDC. Cette session a été marquée par la participation des ministres provinciaux du Plan du Kasaï, Kasaï Central, Tanganyika, Mai-Ndombe, Sud-Kivu, Nord-Kivu et Ituri, illustrant une dynamique renforcée de territorialisation des interventions de consolidation de la paix. Cette implication accrue des provinces vise à améliorer l’alignement entre les priorités nationales et les réalités locales, tout en favorisant une appropriation durable des actions menées sur le terrain.Les échanges ont permis d’examiner les avancées enregistrées depuis la dernière réunie intervenue en février 2026. Les participants ont souligné l’importance d’une coordination étroite entre les institutions nationales, les autorités provinciales et les partenaires afin de maximiser l’impact, la complémentarité et la durabilité des intervention.La réunion a également permis de réitérer les recommandations issues de l’évaluation indépendante du portefeuille 2019-2024, notamment en matière de renforcement du leadership des institutions nationales et provinciales, d’amélioration de la coordination des acteurs et de consolidation des mécanismes de suivi des résultats. « C'est ensemble que nous devons orienter nos interventions vers les besoins les plus pressants des populations affectées, mieux articuler les actions de sécurité, de relèvement et de développement, et promouvoir une gouvernance transparente et responsable, gage de confiance entre l'État, les partenaires et les citoyens. La consolidation de la paix est un processus exigeant, mais elle est aussi porteuse d'espérance : celle d'une République démocratique du Congo où chaque citoyen pourra vivre en sécurité, accéder aux opportunités de développement et contribuer pleinement à la prospérité nationale. » a souligné M. Daniel Epembe, Secrétaire Général au plan et à la coordination de l’aide au développement.À travers cette rencontre, le Comité de Pilotage Conjoint réaffirme son engagement à promouvoir une mise en œuvre coordonnée, inclusive et axée sur les résultats du portefeuille du Fonds pour la Consolidation de la Paix, au service de la stabilité, de la cohésion sociale et du développement durable en République démocratique du Congo.
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Communiqué de presse
20 juin 2026
Les Nations Unies réaffirment leur engagement pour un secteur minier durable, inclusif et respectueux des droits humains en RDC
Lubumbashi, le 19 juin 2026. Le Système des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) a participé à la DRC Mining Week 2026, tenue du 17 au 19 juin à Lubumbashi. À cette occasion, les Nations Unies ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Gouvernement de la RDC et l’ensemble des parties prenantes dans la transformation du secteur minier en un moteur de développement durable.Au cours des échanges, le Système des Nations Unies a recommandé une approche intégrée fondée sur une gouvernance transparente, l’amélioration des conditions de travail, la formalisation du secteur artisanal, la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles, et l’inclusion économique des femmes et des jeunes, tout en assurant la protection de l’environnement, de la santé publique et de la cohésion sociale dans les zones minières. Il a préconisé également l’intégration systématique d’évaluations d’impact sur les droits humains dans les politiques et investissements miniers afin de prévenir les risques, éclairer les décisions et renforcer la redevabilité des acteurs. Ces orientations, alignées sur les standards internationaux, notamment les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises, visent un développement minier respectueux des droits et du bien-être des populations.Par ailleurs, les Nations Unies se sont félicitées des avancées réalisées dans l’organisation du recensement général de la population et de l’habitat, une étape essentielle pour renforcer la disponibilité de données démographiques fiables et désagrégées. Ces données constituent un levier fondamental pour éclairer la planification territoriale, améliorer le ciblage des politiques publiques et dans le secteur minier. Elles contribuent ainsi à promouvoir des interventions plus équitables, mieux adaptées aux réalités locales et alignées sur le principe de ne laisser personne de côté.À travers son expertise multisectorielle, le Système des Nations Unies accompagne la RDC dans le renforcement des cadres normatifs et institutionnels, la promotion des normes environnementales et sociales, et l’intégration des droits humains et du genre dans les politiques publiques.Les Nations Unies ont réitéré leur engagement à travailler en étroite collaboration avec le Gouvernement, le secteur privé, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers afin de promouvoir un secteur minier plus transparent, plus inclusif et plus respectueux des droits humains, créateur d’emplois décents, et contribuant pleinement au développement durable et à la stabilité de la RDC.
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Communiqué de presse
19 mars 2026
La RDC lance un projet conjoint pour renforcer la protection sociale et promouvoir l’accès à un travail décent
Ce projet conjoint est destiné à renforcer les systèmes nationaux de protection sociale et à promouvoir l’accès à un travail décent pour les populations les plus vulnérables.Financé par le Fonds conjoint pour les Objectifs de Développement Durable (Joint SDG Fund), ce nouveau programme vise à bâtir des passerelles solides entre la protection sociale non contributive et contributive, à élargir la couverture de ces dispositifs, et à améliorer le développement des compétences et les politiques d’emploi. L’initiative ambitionne également d’accompagner les personnes exposées à la précarité vers des opportunités économiques plus stables, productives et durables.Ce projet soutient les priorités du Gouvernement en matière de création d’emplois, de valorisation du capital humain et de réduction de la pauvreté, conformément au Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028). « À cet égard, l’initiative que nous lançons aujourd’hui constitue une étape importante. Elle vient renforcer les efforts engagés par le Gouvernement pour promouvoir une croissance inclusive, soutenir les transitions économiques nécessaires et créer davantage d’opportunités pour notre jeunesse », a déclaré Son Excellement Monsieur Guylain Nyembo Mbwizya, Ministre d’Etat, Ministre du Plan et de la Coordination pour le Développement.Aujourd’hui en RDC, près de 86 % d’emplois se situent dans l’économie informelle, tandis que seuls 5 % de la population bénéficient d’un régime de protection sociale, essentiellement les travailleurs du secteur formel. Dans ce contexte, les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables rencontrent encore d’importants obstacles pour accéder à des compétences pertinentes, à des mécanismes de protection adéquats, et à des opportunités économiques durables.Porté par le Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, sous la coordination du Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies, le projet bénéficie d’un appui technique du Bureau international du Travail (BIT), du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF), ainsi que de la Banque mondiale. À travers des actions complémentaires, les partenaires soutiendront le renforcement de l’employabilité, l’accès aux opportunités économiques et l’extension de la protection sociale.En plaçant la population au cœur de l’action, l’initiative bénéficiera directement à 1 500 jeunes, dont au moins 40 % de femmes, grâce à un programme pilote intégrant formation, entrepreneuriat et accès à la sécurité sociale. Parallèlement, le projet contribuera au renforcement des capacités des institutions nationales et à l’amélioration de la coordination entre les systèmes de protection sociale, de développement des compétences et d’emploi, afin de produire un impact durable à grande échelle.À travers cette initiative, le Gouvernement réaffirme son engagement à agir de manière concertée avec les partenaires nationaux afin soutenir une mise en œuvre coordonnée du programme et accélérer les progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable.S’exprimant au nom du Coordonnateur Résident des Nations Unies en RDC, Madame Nteba Soumano, Directrice du Bureau international du Travail en RDC, a réaffirmé l’engagement du Système des Nations Unies à appuyer la mise en œuvre coordonnée du projet : «Je réaffirme ici l’engagement du Système des Nations Unies à soutenir le Gouvernement (…) afin d’assurer une meilleure coordination des interventions des partenaires et de réduire la fragmentation des sous-secteur de l’emploi et de la protection sociale. »
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Communiqué de presse
13 mars 2026
Le Gouvernement, la Banque Mondiale et l’UNOPS unissent leurs forces pour la restauration des paysages avec la remise de 82 tracteurs au projet PIFORES
Lors d'une cérémonie offi cielle à l'entrepôt TCK de Limete, le Gouvernement a réceptionné un lot de 82 tracteurs agricoles destinés au Programme d’Investissement pour la Forêt et la Restauration des Savanes (PIFORES).
Ce matériel, acquis par l’UNOPS sur fi nancement de la Banque mondiale, est destiné aux Agences Locales d’Exécution (ALE) pour transformer durablement les paysages forestiers et améliorer les revenus ruraux dans sept provinces du pays.
Prenant la parole, le Coordonnateur National de l’UC-PIF, Monsieur Clément Vangu Lutete, a souligné que cette dotation s'inscrit dans la Composante 2 du projet, dédiée au développement des chaînes de valeur de l'agroforesterie. « Ces équipements permettront d’accroître la séquestration du carbone et de renforcer le rôle de la RDC dans les eff orts mondiaux pour le climat », a-t-il déclaré, tout en réaffi rmant l'engagement de son unité à une gestion rigoureuse et transparente.
De son côté, la Directrice pays de l’UNOPS, Madame Mouna El Jaouhari, a mis en avant l'expertise technique et logistique déployée pour cette acquisition internationale en accompagnant les priorités nationales tout en s'alignant au cadre de coopération des Nations unies en RDC. « Au-delà de la remise des clés, l'UNOPS accompagne la formation certifi ante de 82 opérateurs issus des communautés locales pour garantir une utilisation effi cace, durable et sécurisée de ces investissements », a-t-elle précisé, soulignant la solidité du partenariat avec le Gouvernement et la Banque mondiale.
Le Spécialiste principal en foresterie de la Banque mondiale et Chargé du projet PIFORES, M. Patrice Savadogo, a rappelé l'urgence de l'action : « Des millions de familles défrichent les forêts par nécessité, faute d'alternatives. Avec ces 82 tracteurs, nous accélérons la dynamique de gestion durable. » Il a également insisté sur l'inclusion, fi xant pour objectif que 20% des sous-projets agroforestiers soient dirigés par des femmes et 20% par des jeunes d'ici 2030.
Enfi n, Madame Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, représentant Son Excellence Madame la Ministre, a offi ciellement remis les équipements en saluant une étape majeure pour concilier protection de la biodiversité et développement économique. « Cet événement illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un développement inclusif capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant notre capital naturel », a-t-elle conclu.
Ce matériel, acquis par l’UNOPS sur fi nancement de la Banque mondiale, est destiné aux Agences Locales d’Exécution (ALE) pour transformer durablement les paysages forestiers et améliorer les revenus ruraux dans sept provinces du pays.
Prenant la parole, le Coordonnateur National de l’UC-PIF, Monsieur Clément Vangu Lutete, a souligné que cette dotation s'inscrit dans la Composante 2 du projet, dédiée au développement des chaînes de valeur de l'agroforesterie. « Ces équipements permettront d’accroître la séquestration du carbone et de renforcer le rôle de la RDC dans les eff orts mondiaux pour le climat », a-t-il déclaré, tout en réaffi rmant l'engagement de son unité à une gestion rigoureuse et transparente.
De son côté, la Directrice pays de l’UNOPS, Madame Mouna El Jaouhari, a mis en avant l'expertise technique et logistique déployée pour cette acquisition internationale en accompagnant les priorités nationales tout en s'alignant au cadre de coopération des Nations unies en RDC. « Au-delà de la remise des clés, l'UNOPS accompagne la formation certifi ante de 82 opérateurs issus des communautés locales pour garantir une utilisation effi cace, durable et sécurisée de ces investissements », a-t-elle précisé, soulignant la solidité du partenariat avec le Gouvernement et la Banque mondiale.
Le Spécialiste principal en foresterie de la Banque mondiale et Chargé du projet PIFORES, M. Patrice Savadogo, a rappelé l'urgence de l'action : « Des millions de familles défrichent les forêts par nécessité, faute d'alternatives. Avec ces 82 tracteurs, nous accélérons la dynamique de gestion durable. » Il a également insisté sur l'inclusion, fi xant pour objectif que 20% des sous-projets agroforestiers soient dirigés par des femmes et 20% par des jeunes d'ici 2030.
Enfi n, Madame Pascaline Mbangu Kikumbi, Secrétaire Générale à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, représentant Son Excellence Madame la Ministre, a offi ciellement remis les équipements en saluant une étape majeure pour concilier protection de la biodiversité et développement économique. « Cet événement illustre la volonté du Gouvernement de promouvoir un développement inclusif capable d’améliorer les conditions de vie des populations tout en préservant notre capital naturel », a-t-elle conclu.
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